mardi 31 mai 2005

Blog et jardin


Je viens de la réunion ParisBlog-t-il, j'ai fait pleine des photos et rencontré beaucoup des gens sympa, mais la conversation la plus interessante j'ai eu avec Philippe. Il est jardinier d'un grand copropriété et tient un blog pour ces habitants sur le jardin qu'il crée.

Son blog s'appelle Philippelejardinier.com, il y a 17 lecteurs qui suit son blog, mais surtout ce qui se passe avec leur jardin à travers ses descriptions et images. Il m'a dit qu'il écrit environ chaque trois semaines. Ensuite, nous avons discuté de mon jardin, est il m'a dit que je ne prends pas la question bien (je disais, qu'il pourait nous donner des conseils), puisque la question important était:

"Combien de temps voulez-vous y consacrer" ?

C'est en cela qu'un blog est la même chose qu'un jardin : plus on lui consacre de temps, plus il fleurit, vit, se développe.

Je consacre beaucoup de temps à mon blog, probablement Pierre en y mettait encore davantage, Philippe, le jardinier, consacre peu de temps à son blog, comme moi je consacre peu de temps à mon jardin.

"Il faut le faire régulièrement," me dit-il, c'est à vous de décider le temps, mais ensuite, tenez-y chaque jour.

Oui, je tiens mon blog chaque jour, même si pas mon jardin, c'est ainsi que mon jardin prend de plus en plus l'allure d'un champs sauvage, et c'est juste le chance qui fait qu'il y a des merveilleux tulipes et ensuite roses, etc. qui survivent mon traitement. En revenant vers la maison, oui Pierre, cette fois-ci je ne pensais pas tout à fait à toi, mais à ce qui arrivera si je ne m'occupais plus de mes blogs, mais aussi des blogs de mes copains que je lis et commente régulièrement, si je ne le faisais pas cotidienement, tout comme on doit faire avec son jardin.

"Puis, il faut décider, quel sort de jardin vous voulez: à la français, à l'anglais, à japonais..." tout comme, je me dis, il faut décider quel sort de blog on veut avoir : intime, politique, technique, marqueting, jardinage... Et ce n'est pas fini les comparaison, mais il est une heure de nuit (on dit de matin parait-il) et j'arrête là.

Oui, jardins et blogs se ressemblent!

PS
J'y suis allée, c'est un très beau blog vert jardin, éc'rit pour les résidents, son titre d''ailleurs est:

Philippe le jardinier.com

Au fil des saisons, regardez se transformer le jardin d'un immeuble parisien

J'y retournerai, lire en détail ses explications intéressants et bien écrits.
En cliquant sur le titre, vous avez toutes mes images sur cette réunion Paris Bloge-t-il, sur Flickr je les ai mise dans un set ParisBlog avec le "tag" parisblog... bientôt, pleines d'images avec la même "parisblog" seront disponible sur le net. Bonne amusement.

Pensant à Pierre

Ce matin, Charlotte et Alice sont venues prendre les photos de dimanche. Qui sait, peut être un jour j'irai à Congo, moi aussi. Pourtant, avant, je n'aurais jamais souhaité d'aller en Afrique.

Je n'aurais pas cru, mais en trois ans depuis qu'elle est en France, c'est la première blanche qui l'invite, lui parle, s'occuppe d'elle. Elle n'a pas été que deux fois à Paris, Alice, sa fille, encore moins. A mon retour, nous irons un samedi ensemble.

Ensuite, je suis allée déjeuner avec mon fils qui travail près de Défense. Cette image est pris de périf, à travers le vitre de ma voiture. Au Fnac, j'ai craqué, et acheté un petit merville de disque pour sauvegarder sur la route mes images au besoin. Puis retour à la maison.

Possible, ce soir j'irai à la réunion des blogeurs parisiennes. J'hésite encore.

Mais ce qui est sûre, qu'en revenant, j'ai raté la sortie sur le périf que je connais pourtant si bien, en écrivant, dans ma tête, un commentaire à Pierre, pour lui dire que je comprends bien son décision d'arrêter, mais qu'il va me manquer beaucoup. Chaque matin, après mon courier, j'allais aussitôt vers son blog, sûre que j'y trouverai quelque chose. Quoiqu'il provoquait en moi ce qu'il écrivait, il me stimulait, m'enchantait. Mais pas que moi, avec moi, 800 autres par jour.

Quant à moi, j'essayerai encore de mettre sur le Flickr ou ici autant des images (ici 12 à voir) que je peux, mais sur la route il sera plus difficile d'envoyer d'images. Je prendrai pleines d'images, j'écrirai soigneusement mes impressions, et au pire, à mon retour, vous recevrez un compte rendu très détailler de ce que j'avais vécu et vu.

A partir de la fin de la semaine, je pourrais passer moins de temps à lire, commenter, mais je vais me rattrapper à mon retour. Votre vie est important pour moi, savoir ce que vous faites, ce que vous sentez, partager avec vous.

lundi 30 mai 2005

Chez moi

Voilà un diaporama "Chez moi" pour ceux qui voudraient entrer dans mon intimité, ce n'est pas long, celui-ci, mais de jardin traversé rapidement, il vous prend à l'intérieur, avec tous le bric à brac "as is" tel quel.Pour ceux curieux, plus que les autres, sur ma site, j'ai ajouté aussi des commentaires sur chaque image. Ceci vous ouvre la fenêtre vers chez moi, en diaporama et Cela par contre vers les images pour les regarder un à un à votre guise.

XITI, et à quoi bon cela mènera

J'avais voulu savoir si mes images n'encombrent trop mes lecteurs, la vitesse de leur liaison, et je n'ai pas réussi à le savoir, mais en étudiant les "referaires" d'où sont venus l'augmentations ses dernières jours, j'ai fait des nouvelles découverts.

D'abord, celui sur lequel j'ai déjà écrit une note, cette nuit. C'était un qui a envoyé la troisième % de nouveau venus. Je ne me suis étonné de blog Ouziel, Pierre me lit, mais ensuite je tombe sur un fait suprenant : personne toute la semaine, et samedi cela jaillit. Dimanche encore est là, mais diminuant. Cela veut dire, qu'un de mes commentaires à incité plusieurs à me rendre visite.

Un autre source de nouveau venus à ce blog est la lettre aux abonnés de Club-Internet, je viens de découvrir avec étonnement, qu'ils ont référencés non pas le blog nommé "notes" où j'écris sur l'écriture, mais celle-ci, en m'apportant un flot des lecteurs qui ne m'auront pas découvert autrement.
La retraite, vous y songez ? Julie, elle y pense maintenant... et a décidé d'en profiter pour écrire, une passion de jeunesse refoulée. Heureusement que le blog est là !
C'est paru dans la lettre de Club-Internet, est il m'a apporté quelle que nouveau lecteurs, qui, j'espère, retourneront.

D'un moyen de 50, par l'intermediaire d'eux et d'autres copains qui m'ont mis, même sans que je sache entre leurs liens, (MERCI !) j'arrive ainsi près de 100 visiteurs par jour, j'espère que la plupart resteront fidèles, comme ceux d'avant. Mais que je sois lu par cinq ou par cent, j'écrirai ce qui me vient, je suivrai ma voie à m'exprimer librement et aussi sincèrement que possible.

Je m'en suis rendu compte cette nuit, après avoir lu sur le débacle des élections, que dans mon journal de jeunesse j'arive à surmonter une crise et ensuite, saute, enfin, dans ma quête de la tendresse, de l'autre, les premiers émois sensuelles. Bientôt, dans un jour ou deux, nous y serons. Le premier baiser, le premier promenade avec un autre tenant comme négligement son main sur ma nuque sensible, les premiers intérogation : oui ou non...
"L'Europe surmontera cette période de crise, comme elle en a surmontées d'autres au cours de son histoire" dit-on un peu partout, après avoir dit qu'on était deçus par la France et ses résultats.
Moi aussi, après le débacle de la révolution hongroise de 1956 et l'intervention des troupes russes, dont je n'osais presque pas à en parler dans mon journal d'alors, j'ai survécu, m'accrochant, enfin... à autre chose. Nous ne sommes pas encore là, mais nous verons à quoi de bon tout qui arriva hier peut mener.

Main et journal

Hand and diary 1
Oui, je continue à tenir mon journal, différent de ce blog.Cliquez dessus si vous voulez le lire, voir l'image en grand, je n'ai pas réussi à mettre dans l'espace alloué davantage et cela déforme, hélas.

Je viens de découvrir quelques nouvelles visites dues à Etolane, dans Mediatec m'apportant 24 visites hier. Je viens de suivre la trace, découvrant non seulement son blog, vol des mots, et Etolane écrivant de Quebec, mais aussi ses images Jour après jour, et le groupe Magic Moments qu'elle a créé et dont elle justement parle dans son blog.

J'aime l'idée : exprimer son émerveillement dans le monde autour de nous. A chaque fois que quelque chose me déprime, comme cette nuit, les résultats, quelqu'un ou plusieurs même, me redonnent confiance ! Suivant la trace plus loin, je suis devenue membre de ce groupe et j'ai admiré une signe et l'eau brillant autour, une magnifique coucher de soleil, une femme nue enceinte tenant sa ventre, etc. Des moments de magie!

mercredi, mai 25, 2005
Il y a de la vie apres 70 ans
Je découvre ce carnet d'une charmante dame qui, même s'il est aussi illustré de photos, se situe bien loin de la vague des blogs d'ados...
Etolane -- 22:03


Et l'adresse de ce blog-ci, mais aussi celle de mes images sur notre site photo.

Nous sommes très nombreux, mais nous avons beaucoup d'occasion divers à nous rencontrer. Peut être même 250 000 dont des plus en plus nombreux parlant français, à mettre des images sur Flickr.com et "socialiser" des manières différentes, d'avoir des "moments magiques"... comme je viens de vivre en regardant les images qu'on a mise dans ce groupe.

Il ne faut jamais désespérer, jamais perdre la confiance dans le genre humaine, dans la sensibilité des autres, la vie est une merveille à découvrir encore et encore.

dimanche 29 mai 2005

Vote, courses, visite

Après avoir répondu au mail et mis des textes dans mes blogs, j'ai voté ce matin à huit heures. J'étais le troisième citoyen à notre bureau de vote. A la sortie, j'ai trouver cette belle fleur : bonne fête de mères! semblait-elle dire.

Ensuite, un vendeur de légumes, pendant que j'achetais des fruits était ravi d'être photographié, se sentant une vedette il me sourit telle. Belle moustache, n'est pas ?

Il vendait des caisses entières des fruits et légumes, trop pour moi, mais les autres se sont précipités. J'ai acheté de belles pêches jaunes et trois petits melons.

Avant d'aller à l'église méthodiste qu'elles fréquentent, Charlotte et Alice sont venues à se faire photographier en grande tenu. Elles souhaitent aussi un photo de dos.

Charlotte s'est tout à fait détendu : plus facile à faire des photos ainsi!

Elle s'est mise même a danser dans le cour : j'ai fait une petite vidéo pour m'en souvenir.

Avant leur départ, j'ai pris aussi celà de profil,et bien sûre des nombreuses d'autres, mais je ne vais pas bloguer toutes mes images, je voulais seulement montrer l'atmosphère.

Elles voulaient que je pose avec elle, pour montrer la photo de nous deux à ses amis à Congo, mais j'y suis affreuse, surtout relative aux belles dents et costumes et coiffures. Enfin, nous y sommes ensemble, comme elles le voulaient.

Et Charlotte a enfin sourit même devant le caméra, tel que je le voyais depuis une mois.

J'ai un coeur de midinette

et j'espère toujours, qui sait, un jour, cela sera mon tour...

Bonne fête de mères! avec les roses de mon jardin, je vous l'offre à tous, hommes et femmes, mères ou enfants, ou solitaires.

Premier blog anglais

Il y a plein des blog intéressants en anglais, mais je me suis dit que je ne peut lire tout et j'avais décidé de "stick to" français. Mais j'ai craqué cette fois, pour celui que j'ai découverte hier, d'une jeune femme vivant à Brooklyn, NY, et qui venait de rentrer chez elle après une semaine féérique "au delà de temps" dans un coin éloigné d'Italie. Elle est une "flickerite" et ses images, si on peut disent encore davantage. Last entry about a quiet place in italy "and i was just there, only a month ago, living what felt like a dream... "

That is a photo made by heathhero in Calcata: "I felt like I had traveled back in time" J'aime, mais je n'ai pas eu le courage de mettre ici, son image à elle près d'un vieux mur, encore plus féérique, pris par son copain Enrico. I felt, she does tell more about her stay there through the pictures in Flickr than in her blog entry, I am looking forward to follow both.

Sans bouger de mon salon, et attendant la journée mémorable d'aujourd'hui, non seulement fête des mères, jour d'élections, mais la visite en "plein costume" de Charlotte et sa famille ce matin pour scéance photo, je voyage, dès cinq heures de matin à travers le monde. Je rêve, je rencontre des gens tellement différents et tellement près de moi!

Bientôt, j'irai en voyage, moi aussi sur les roues, mais si on peut, je vis encore davantage à travers Pierre, Geizy, Philippe, Marie-Chantal, Nicolas, et vous tous les autres. C'est finalement ce que j'ai raconté à la réunion expliquant les blogs.

Son blog : life is for living écrit de brooklyn, ny.

samedi 28 mai 2005

Blog de Philippe: A lire et déguster

De temps en temps on s'égare, on se promène. On découvre des choses inattendues, comme je viens le faire avec le blog de Philippe. Fraiche et sincère.

Depuis quelques jours je me demande qui est ce JP qui me laisse des messages sans que je puisse suivre ses traces : je crois que je l'ai trouvé. En lisant sur son parcours, j'ai aussi compris ses allusions sur les inspecteurs des Impots : il en était un d'eux. Probablement aussi sympa que la femme au robe verte qui c'est magnifiquement occuppé de mon cas.

On trouve toujours quelque chose chez Pierre, même les jours quand on n'aime pas ce qu'il écrit ! Et voilà, c'est parmi ses liens que j'ai rencontré enfin, Philippe.

Fini, Paris, pour le moment

Giulia et Julie

mais une dernière image de nous deux : Giulia, par moi et moi par Giulia.
Non que nous n'avons pas fait, comme des vraies passionées des photos d'autres images l'une de l'autre aussi en plus des dizaines de Paris et les gens qu'on a rencontré et observés. Nous avons d'ailleurs plus vus des choses intéressantes que pris.

Et ce matin, je faisais déjà de nouveau des photos de mon jardin : à cause de la chaleur, les roses se sont éclatés carrément, je n'ai jamais eu d'aussi grandes dans mon jardin, et les cerises, même si trop lentement à mon goût, commencent à murir.

"Alea jacta est" comme on disait en latin, dont je ne sais que quelques dictons, je pars en voyage bientôt, la famille attend maintenant que je m'en occupe de mon vieux oncle. Oui, lui est vraiment vieux, pas comme la "jeune" Julie, enfin moi, pas Giulia la jeune sans guilimets.

A moi de prouver maintenant qu'il "y a de la vie après 70 ans" !

Approches Differents

Nous fûmes au même place, vîmes les mêmes paysages et gens, fîmes des différentes Images, selon nos sensibilités ou envies du moment.

Ici j'ai juxtaposé seulement 5 de nos images pour votre amusement, il vaut les voir en grand en diaporama. Il ouvrira une nouvelle fenêtre, que vous fermerez ensuite, vous pourriez aussi aller sur ma site image et voir mes autres du même jour dans le dossier Julie & Julie.

Si j'ai commencé à faire des juxtapositions et reflêchir sur les approches différents, c'était après que Giulia, elle même une Julie, m'a dit, qu'elle reconnait les images de qui elle voit. En plus, elle ma raconté de son blog Juxtapose dans lequel elle le pratique déjà. J'y suis allée ce matin : c'est très intéressant. Puis, vite, voilà, je m'y suis mise.

vendredi 27 mai 2005

J'ai rencontré Giulia

Cet après-midi, nous nous sommes rencontrées sous la fontaine Saint Michel, Giulia (Julie elle aussi), que j'ai connue sur la site Flickr et nous avons passé une merveilleux temps ensemble, promenade et photos et discussions.

Nous allons publier nos photos sur Flickr, j'ajouterai ici un diaporama, avec, toutes les deux le mot "Julie&Julie" comme Giulia s'appelle aussi Julie, toute comme moi.

En attendant, vous pouvez déjà voir ses images sur sa site, et, les miens sur ma site. Mais elles sont mélangées en Julie&Julie, à vous de découvrir laquelle est fait par laquelle des Julie's.
Pieds fatigués

Ce n'est pas mes pieds, mais les miens ont étaient aussi fatigués, après notre promenade qui s'est terminé, en descendant près de la Seine, puis traversant le pont près de Louvre, à Palais Royale.

Point de vue

Point de vue déformé. C'était l'année dernière ma première photo de cette cloture, devant la maison de ma voisine italienne qui, hélas, n'est plus. Mais la cloture reste. Elle n'est pas déformé comme il paraît dans cette image.


Europe que nous construisons ensemble, lentement, durablement, difficillement, fait peur à trop des clans, d'extrème droit, d'extrème gauche, des autres tout près de leur intérêts momentanés qu'ils ont peur de perdre et ne regardant pas qu'ils gagneront beaucoup plus à la longue. Ne se souciant pas qu'on commence à rigoler de la France frileuse, différent, tirant vers l'arrière. Et ceux qui ne nous aiment pas, son contents de ce qu'ils voient.

En même temps, j'ai lu hier, qu'en France on fait plus d'enfants que ailleurs en Europe, parce que nous avons une très bonne politique de crèches, maternelles, congé parentale, etc. J'étais fier pour une fois de ce qu'on disant de ce pays, d'autres voudraient nous imiter.


Ne regardons pas ce qui se passe autour de nous déformé, comme, d'accord, j'aime regarder ce clotûre. A mon réveil, j'ai une photo comme cela devant mes yeux, j'ai réussi à l'imprimer grand. Et je vous promet, fini la politique, à partir de maintenant, je ne parlerai plus que de mon voyage.

jeudi 26 mai 2005

Sélectivité



Ce qu'on a envie de voir et montrer, et de ce qu'on parle moins.

L'herbe a tellement poussé dans mon petit jardin, que la petite voiture, que j'avais photographié cet hiver sous le neige est presque caché, mais ce que je photographie, hume et aurais envie de vous montrer est surtout la rose. Cette rose est la seule "à ma porté" assez basse pour ne pas devoir la tirer vers en bas ou oser monter sur une chaise pour la prendre. C'est d'ailleurs la race de rose résistante, ses branches m'ont donné encore une fleur le décembre l'année dernière. Mais on voit sélectivement, même si l'appareil photo ne fait pas autant de sélection que nous.


Je nous vous avais parlé non plus de mes ennuis fiscales, juste avant mon départ arrive une imposition pour 2002, du montant presque d'une pension entière pour moi, avec payement en deux semaine. Je coure au Trésorerie, au Fisc, ils me demandent d'autres papiers, et me démontrent hier que j'avais mal calculé le montant total et pas déclaré donc tout il y a trois ans. Mais apporter le reste aussi pour qu'on vérifie. La Trésorerie me demande, quant à lui le photocopie des pleins de papiers, dont certains je trouve qu'ils ne le regardent pas, déjà seulement pour "examiner mon cas" de demande de payement par morceaux.

J'étais épouisée hier soir et abattue, je me suis dit "demain sera une autre journée" et je lirai et "aviserai" et ira les voir le lendemain.


J'y vais, assez triste, puisque j'avais entre temps découverte qu'ils avaient raison, pour le 2002 j'avais mal fait l'addition.

En plus, je découvre que pour 2004, ayant déclaré à trois heures de matin (milieu de la nuit), pour une des trois caisses complémentaires, j'ai pris le chiffre trimestrielle et non pas le total. Aïe!

Il n'y avait pas beaucoup de monde au Fisc ce matin, tôt, est une dame très sympa en robe verte me reçois dès que j'arrive. Elle commence à regarder, calculer. Puis, en discutant avec elle, je parle des mes deux enfants qui m'hébergent.

- Vous avez des enfants majeurs ? Deux ? Mais ce n'est pas écrit ici.
- Je ne savais pas que cela compte... Ils ne sont plus à ma charge.
- Deux enfants majeurs ? Et vous avez déclaré seulement une part ? Vous avez droit à 1 et demi. Donc moins d'impot à payer. J'ai besoin de la carte Familiale d'état Civil où ils sont inscrits.

J'ai foncé à la maison, le coeur battant, où est-ce ce papier ?

J'ai trouvé et retourné. Elle était toujours seule.

- Alors, d'accord, vous n'avez pas d'impots à payer ni cette année, ni les trois dernières, quand vous n'avez pas mentionné les enfants.

Tout fini bien, j'espère, touchons le bois, et au lieu de payer, il parait maintenant que je serais même remboursé. Un poids s'est levé de mes épaules et j'irai en voyage plus joyeusement.

L'aventure que j'espéré pour mes 70 ans, je vais essayer à la réaliser maintenant.

Livres Bord de Seine

J'adore des livres, ceux-là regardaient les voitures passer, la Seine couler, vis-à-vis de l'Ile Saint Louis, juste avant que je passe le pont pour y aller. Ensuite, j'ai regardé l'eau d'en bas et un touriste faisant des photo, en beret français. C'était en novembre, l'année dernière. Pleines des images, ce jour-là, une très bonne journée solitaire.

Je voulais montrer cette image peut être pour parler des livres, ou un livre spécialement que je commence à relire de nouveau. Combien des fois déjà je l'ai relu, je ne sais pas. A cause de ce roman, trouvé en solde dans un supermarché, acheté parce que je voulais étudier comment on écrit à la première personne, Deborah Smith est devenue une de mes autheurs romantiques préférés. J'ai acheté tout qu'elle a écrit, bon et moins bon. Certains excellents, d'autre plus faibles. Mais ce livre "Quand Vénus s'en mêle" je l'ai acheté aussi en anglais. When Venus fell, est d'ailleurs nettement mieux, dans la traduction français il manque un ou deux paragraphes cruciaux, vers le fin, n'avaient-ils pas assez d'espace ?

J'ai tombé pour ce roman dès le premier demi page, probablement m'identifiant aussitôt avec la héroïne qui le décrit en première personne, déjà 29 ans, encore vierge (mais ça, elle ne le dit pas tout suite), sang mélangé, se sentant déplacé, et brutalement sincère, non pas devant les autres dont elle se méfie, mais en se décrivant elle même.

Voilà le début de "prologue"
Lorque Gib Cameron nous retrouva, ma soeur et moi, nous ne faisions plus partie de ce qu'on appelle les Belles du Sud et nous vivions comme des bohémiennes. Tels des oiseaux égarés, nous avions émigré dans un climat froid, et la douceur du pays natal n'était plus qu'un souvenir. Seuls nos liens distendus avec Gib et sa famille nous rattachaient à un passé innocent et fier. (...)

Elsa, ma soeur, souffrait de ce qu'en des époques plus polies, on eût appelé des lubies. Quant à moi, j'étais en voie de devenir une véritable harpie. Ceci dit en termes polis, également.

Des puristes objecteraient que ma soeur et moi n'avions jamais été des Belles du Sud. Notre arbre généalogique comprenait une grand-mère japonaise et (...)
Origines mêlées, japonais, suédoise, italien, américain. Et pourchassés à cause de leur père.

Et le prologue de cette femme, pianiste, se termine ainsi:
Chacun de nous se contruit à partir de la musique de ses aïeux. Nous devons savoir où s'achève la chanson de nos parents et où commence la nôtre, car c'est à nous de jouer la partition suivante.
Mais avant que Gib ne nous retrouve, je sombrai dans le silence.
C'est dur d'apprendre à "jouer notre propre partition", mais probablement primordiale.

mercredi 25 mai 2005

Juste une caresse ?

Juste une caresse, mais ensuite, j'ai l'impression que cela devient davantage... mais là, c'est vraiment plus, si vous regardez bien...

Porn ? or tendresse or both?

quand je les ai pris, je ne me suis rendu compte de tout ce que les images disent. Je commence à comprendre des anciens temps quand on parlait de language des fleurs.

Variation n°3

Cela m'a toujours émerveillé tout qu'on peut faire avec des images, ceci est une exemple. Tel quel ou non, nos paroles aussi peuvent enchanter. Merci pour tous vos commentaires rapides, aprés mon dernier "sortie". J'ai plus de commentaires sur mes images, cela doit me satisfaire, c'est seulement qu'il y a des jours ou je me sens très solitaire.

Vie Meilleure le blog de Meriam

Vie Meilleure de Meriam:

"La joie de vivre se cultive et cela dès le réveil, il suffit de dire merci à la vie aussitôt les yeux ouverts",
on trouve chez elle beaucoup de sagesse et joie de vivre.

Merci Hicham !
J'ai dû passer par Egypte pour découvrir Meriam qui blog de Maroc. J'ai aussi trouvé aujourd'hui des vers, par Florent Pagny qui m'ont enchantés :
Savoir sourire,
À une inconnue qui passe,
N'en garder aucune trace,
Sinon celle du plaisir…

allez lire là-bas, la suite!

Depuis vendredi

Depuis vendredi, 330 visiteurs sont passés voir mon blog, fantastique! mais je n'ai pas pratiquement aucun commentaire. J'ai l'impression que j'ai fait quelque chose pas bien. Quoi ? Je ne sais pas. Dialoguer avec mes lecteurs me manque.

Eguisez vos crayons, trempez vos plumes dans l'encre noir : commentez ce que j'écris quoi que vous pensez, bien venu à le faire savoir.

Moleskine, le blog d'Olivier

Je copie ici ce note ancienne trouvé sur le blog d'Olivier, je viens de découvrir son blog (clic sur le titre) et commencer à lire les trésors, regarder les images : comme cette arbre rougissant sur le montagne qui m'a resté dans les yeux et coeur.

Je me suis permis à recopier cette ancienne noteMoleskine: Tréve, mais allez lire le reste et regarder, découvrir, vous aussi.

J'ai découverte ce blog à travers celui de Jacques. Merci Jacques!


Trève

Le blog et le confiseur.
Il était une fois un blog, écrit quotidiennement.
Plusieurs fois par jour, parfois.
Qui décida, ma foi, de s’interrompre dans son déferlement de notes.
De prendre une pause, sans poser.
Et de se reposer chez son voisin.
Un confiseur, ouvert une semaine l’an.
(…)

Les blogs prennent leurs quartiers d’hiver.
Certains ferment, d’autres restent ouverts.
Les vœux se souhaitent, se répondent, s’échangent.
Les discussions seront familiales.
Les confidences intimes, les cadeaux personnels et les souhaits essentiels.
Moleskine n’ira pas chez son confiseur.

jeudi, 23 décembre 2004

Pourquoi ? 14 novembre 1954

C'est par erreur que j'ai publié cette note dans ce blog au lieu de celui de mon journal, mais comme c'est une jour qui a marqué profondément ma vie, je le laisse aussi ici. Comme cela vous ne devez allez le voir là-bas, au moins pour cette entrée. J'avais 20 ans.
Je n'ai rien écrit depuis longtemps, mais ce n’est pas seulement de ma faute. Si pendant un temps quelque chose leur a manqué, les gens peuvent avoir une joie profonde.

Oh, pourquoi les tient-on dans des prisons, sans lumière ni air.

Des innocents.

Avant-hier j'ai rencontré Egon, un ami de papa. Il n'était sorti de prison que depuis quelques heures, on l’avait tenu en isolement complet, sans fenêtre, pendant trois ans. Il était livide, blanc comme un mur, et si plein de bonheur.

Je n'oublierai jamais son visage ni sa voix, quand il a pu appeler sa femme pour la première fois depuis trois ans. Et hier, je suis allée à l'opéra, on jouait “Fidelio”. Je ne pourrai pas dire si l’œuvre m'a plu ou non : je l'ai profondément ressenti. Beethoven est grand. Sa musique me traversait, je tremblais en écoutant la musique, surtout l’ouverture Leonore III. À la fin du premier acte, il y a une scène bouleversante, quand on laisse sortir un peu à l'air les prisonniers enchaînés. C'était très émouvant en soi, pour moi qui pensais au visage livide d’Egon et à tous ceux qui ne sont pas sortis (encore?) ce l’était encore plus. En fait, je suis extrêmement sensible.

En moi, c'est la tempête, beaucoup, énormément de sentiments cachés. C'est vraiment dommage que je ne sache pas jouer du piano, il y a longtemps que j’ai abandonné. Je crois que j’aurais pu devenir une grande artiste. Ma copine m'a dit que je pourrai devenir une bonne gymnaste, ou une très bonne nageuse, car je suis douée pour ça. J'espère toujours qu'un jour je pourrai devenir écrivain ou poète. D'une certaine façon, il faut que tous ces sentiments jaillissent de moi d’une façon ou de l’autre.

Je pourrais devenir une bonne amie, une bonne épouse, une bonne mère. Mais tout ça est caché encore. Quelqu'un devra venir avec la clé appropriée, quelqu'un pour faire sortir le plus possible de tout ça. Seule je n’y arrive pas, je n'ai pas assez de force et d’énergie pour ça.


C'était il y a 50 ans, mais je vois encore devant mes yeux Egon tout blanc téléphonant à sa femme et apprenant qu'il a une petite fille de deux ans en plus et j'entends la joie tremlant dans sa voix, comme je vois devant mes yeux les prisoniers sur la scène de l'opéra sortant titubant sur la scène dans le Fidélio et je sens le choc et le paralelle et je me dis, qu'au cours des années, il y a des choses qui ne changent pas et je me demande encore "pourquoi"?

mardi 24 mai 2005

La vie continue

La vie continue, heureusement, et voilà les images de la visite que je viens d'avoir, même si ces images-là, ne resteront pas, j'ai ajouté au titre le slide-show pour qu'on puisse le voir, plus tard aussi. Et même, il contient plusieurs photos que les cinq en haut.

Charlotte, souvenez-vous, je l'a prise lors ma rencontre et promenade avec Coyote au marché, Charlotte est venu avec sa fille Alice en visite. (Et reclamer les dernières images). Une très agréable visite, avec Alice traduisant entre Charlotte et moi. Elles reviendront dimanche "en costume" pour que j'en prend d'autres, étant perduadées que c'est en "costume" qu'il faut faire des photos. Ce sera ma contribution au journées des "voisins" de la fin de ce mois.

Pile de mes manuscrits

Pourtant j'aime écrire : voilà la preuve, mais ce matin, rien ne vient. Au moins, pour ce blog-ci.

Mais je voudrais savoir si les images qui arrivent (mes derniers 5) de ma site images, ralentissent le venu de ce blog sur votre écran.

Hier, je suis allée à Paris, j'ai réussi à trouver une solution facile pour le problème que Michel m'a posé : comment transférer un journal écrit dans un très ancien ordinateur Macintosh sur un récent, ayant un liaison ADSL. Cette problème arrivera un jour à tous, le transfer de nos donnés si cher à nous qui réprésent une longue investissement de travail.

Sabine, l'épouse de Michel, nous a préparé un repas excellent et sophistiqué. Les images aujourd'hui en haut de mon blog sont pris de leur logement.

Je me sens tout bien chez moi, mais de temps en temps, il fait bien de faire une visite dans des lieu qui me rappellent aussi l'appartement où nous habitions quand j'étais jeune fille, à Bucarest.

Mais maman n'avait pas le goût d'arranger des choses ni la sophistication et envie de faire des plats spéciales comme Sabine. Elle préférait les livres et aller travailler dehors, quitte à donner tout le salaire qu'elle recevait à la bonne.

lundi 23 mai 2005

Quelle bonheur!

Gelzy, a commencé à bloguer. Et d'abord, dans sa tête, dès le réveil. Et en regardant le champ vis-à-vis d'elle, et en courant faire des photos des iris et des voisins qu'elle va aussi publier bientôt. Allez lui dire un petit bonjour, et non seulement pour qu'elle sent, au fond de son compagne qu'elle n'est pas seule, mais pour vous enchanter de ses mots et l'esprit qui s'y dégage.

J'en reviens, émerveillée, j'y retournerai régulièrement. J'en suis convaincue que vous aussi.

Des instants qu'on s'en souvient

En recopiant sur mon blog Notes un text de Maupassant se promenant au bord de l'eau, je me suis rappellé des premières promenades, mémorables, après avoir acheté mon appareil photo numérique (la première) et aussi de la promenade dans la forêt il y a 46 ans déjà et ce qui s'ensuivit.

Ces parties, recopiés de mon journal intime d'il y a une année, réponds un peu à l'exercice que je propose là : "parlez de certains instants magiques quand vous étiez un avec la Nature, quand vous croyiez tout possible".

Ce blog-ci, essaie de prouver à moi-même surtout, et à ceux qui me lisent, que tout espérence n'est pas encore perdu pour moi, qu'il y a encore tant des choses qui m'attendent.

7 avril 2004
Je regrettais de ne pas pouvoir voir le monde en gris ou sépia, et, sans savoir, je me suis acheté hier une appareil photo numérique (Sony Cybershot 3.2) qui me permet la voir ainsi !

Elle est très légère et pas difficile à utiliser. Avec la mémoire que je peux glisser dans le PC Sony, récupérer et visionner les images est un plaisir.

J’ai encore pas mal à apprendre encore. Tant mieux. Et avec la numérique, je pourrais prendre, effacer, refaire, expérimenter, tant que je veux.

10 avril 2004
J’ai fait quelques très bonnes photos (d’après moi) avec le Sony numérique et imprimé chez moi, celles aimés. Pour comparer, j’ai aussi commandé quelques photos à Kodak en ligne. Les photos les plus réussis sont ceux où je m’en occupe du sujet et l’inspiration et fais confiance dans quelques choix préalables de l’appareil pour prendre soin des détails techniques.

M’occuper des formes, textures, comment placer le sujet et de quel perspective le prendre est déjà pas mal des choses à penser, s’habituer. Je dois mieux comprendre encore « comment les yeux circulent » dans une image, et, étudier avec plus d’attention, les peintures. Réfléchir comment les fameux manuscrits (oui ! en couleur et non pas en noir et blanc) fonctionnaient, comment placer l’ensemble texte et images.

Ecrire des commentaires ou un récit sur une ou plusieurs images. Après avoir vu le monde en gris, je me rends mieux compte de la magie des couleurs. Le rouge des poivrons ridés, le vert de l’herbe ou des feuilles fraîches du printemps, le bleu du ciel, le gris des nuages de pluie, l’effet d’une tache de couleur, ton de chair. Mais surtout de la vérité du concept, que j’appliquais déjà : moins, plus simple, plus isolé, c’est mieux. Sauf, rarement, quand on veut exprimer la multitude (tout une classe des enfants montant les marches), mais alors, hélas, les détails se perdent, surtout dans une image petite format.

Je devrais aussi essayer le 3x4 et ne plus tronquer mes images verticales en les retournant de force sur l’ordinateur. Oui, d’accord, horizontale c’est l’équilibre, verticale c’est l’énergie, mais tout dépend du sujet. Je ne pouvais pas prendre la jeune femme faisant du gym, dans le parc, un pied étendu devant soi sur un parapet, verticalement, ni le dos nu de Gaby en horizontal et pour le couple s’embrassant, l’important était de prendre vite ce que je voyais (l’homme de dos, cachant la femme dont on ne voyait que les jambes non couverts d’une jupe.

11 avril
Je suis devenue femme il y a 45 ans. En me réveillant à 7 heures, j’ai prise une photo au lit, puis les tulipes de la voisine, et à huit heures, les champs de jonquilles devant la piscine.

Après seulement 350 mètres, une photo de la piscine, et deux de moi (les cheveux mouillés et puis séchées) et une de la Seine au loin. Puis d’une usine près de pont.

Je suis allée à Carrière sur Seine où Sandou allait contempler les saules et réfléchir comment la vie a tournée différemment de ce que nous l’avions envisagées, il y a 46 ans sous les saules près du lac à Bucarest. Il faisait beau. Je n’avais plus de mémoire disponible et je suis revenue, vidée et revenue, j’ai pris encore des photos, émerveillée de la beauté de la nature, des sujets divers. Un chiotte, un bourgeon, un saule près de débarcadère. J’ai bu un café (1,2) au Marronniers et écouté demander « fiston, donne-moi une rosé, mon grand, ce n’est ni rouge ni blanc ».

Après m’être baigné dans l’atmosphère, j’ai passé chez moi revider la mémoire puis foncé au marché. Autant qu’au bord de la Seine, je n’ai rencontré qu’une dame promenant son chien, le cycliste buvant sa rosé et le jeune homme le servant, autant le marché grouillait ce dimanche du monde. Marché coloré, j’ai pris surtout des photos des tissus étalés, des fruits offerts, mais aussi de quelques transactions, mains tendus, corps penchés.

J’ai mangé tard, admiré les images fait depuis le matin, puis remémoré cette journée, il y a 45 ans : nous l’avons commencé aussi au marché, en achetant des tomates et du fromage pour notre pique-nique. Retournés, se "reposer" chez son copain qui lui avait laissé ses clés. Je lui avais lu une poème en français. Nous le voulions, nous le craignions. Devenir femme fait mal, mais ils nous a rapproché. Revenue chez moi je me regardais dans le miroir et m’étonnais que cela ne se voit sur moi que je ne suis plus vierge.

Quelque temps après, j’ai commencé à avoir un sourire spéciale, je crois que j’en ai gardé un peu de cela encore.

dimanche 22 mai 2005

Nuage Arrive

et obscurcit notre vie : confiance, cela passera (relativement) vite... le plus souvent.

Description de mes blogs

J'ai réussi à faire une liste "descriptions des termes" en utilisant pour cela le liste "dl" puis à chaque fois, pour chaque terme, "dt" pour le titre et "dd" pour l'explication. Je ne sais pas ce qui reste si j'écris ici le code:

Mot à définir

La définition détaillée de celui-ci, aussi long qu'on veut.

Ca marche pas mal ! En plus, dans ce premier test, j'y ai ajouté l'adresse de lien où doit conduire chaque mot défini par moi, dans ce cas-là, mes autres blogs. En cliquant sur le titre de cette note (ou sur son nom qui suit), vous arriverez à l'entrée de mon blog Notes où je l'ai réalisé, pour voir le résultat et bien sûr, "l'état de lieu" sur mes blogs divers.

Hélas, au lieu d'avoir le code écrit pourtant en "compose" c'est le résultat qui s'affiche. Je n'ai pas appris encore comment publier de "code HTML" lisible.

Ensemble ou seul

C'est bien ensemble, comme ici, mais pouvoir bloguer au milieu de la nuit, ce n'est pas mal, non plus.

Anciens livres

Quand je n'arrive pas à dormir, comme cette nuit, je reprends un de mes anciens livres. C'est la raison pour laquel j'hésite à m'en débarasser, pourtant je croule sous les livres.

Chacun de nous a un "hoby" différent, la mienne, depuis mon adolescence, est d'acheter des livres. J'aime bien lire aussi ceux de la bibliteque, mais j'oublie souvent de les rendre. Ou alors, je rends un livré adoré et n'arrives plus à le retrouver.

Ansi est arrivé avec un livre en langue anglais, emprunté en 1976 de la biblioteque près de Gif sur Yvette, où j'habitais à l'époque. Il contenait des poémes d'amour écrit par les femmes contemporaines. Hélas, je n'ai pas noté son titre exact. J'ai récité les vers les plus aimés, ceux qui m'ont frappé le plus profondément dans l'âme à haut voix dans mon magnétophone et écouté souvent la casette que j'avais ainsi produit.

Dix ans plus tard, mon fils, adolescent, apporte une fille, par ailleurs sympa, chez nous lors une de mes absences. Elle a senti le besoin d'enregistrer de la musique rock entendu au radio et, se disant "ceci n'est pas intéressant" ou alors croyant que c'était d'une autre fille, elle a mis sa musique sur mes vers les effacant.

Je n'ai jamais réussi à retrouver ces vers auquels je tenais tant. Je n'avais même pas recopié dans mon journal ou un des nombreux cahiers que j'ai. J'ai peur quelquefois des paroles, écrits, choses aimés qui s'envolent.

Et si un jour quelque chose comme cela arrivera à nos blogs? Une trace sur papier, Philippe Lejeune a raison à le dire, c'est quand même autre chose. Même écrit à la main, on peut la recopier. C'est vrai aussi que le papier brule. Ce n'est pas seulement la biblioteque de l'Alexandrie qui a brulé, mais quand les turc sont entré il y a 500 ans à Budapest, Hongrie, ils ont brulé aussi toute la biblioteque royale rassemblé par le roi Matias (né dans ma ville natale), le plus grand roi de ce pays-là. Il avait réussi à faire recopier plus de cent mille volumes de partout de l'Europe en envoyant des emissaires dans tous les pays.

Je fais des copies, mais les disquettes sont périmés, les zip combien de temps vont-ils durer, les CD aussi ne dureront pas éternellement. En plus, ce n'est pas facile à s'y retrouver et il faut un ordinateur pour les lire. Un livre, je l'ouvre et je retrouve tout suite une page, non seulement le titre ou le contenu, il est là, il est à moi. L'auteur me parle à travers le livre. Je discute parfois avec lui tout comme je fais avec les commentaires. Mes livres sont "maltraités" ou, selon moi, bien traités : plein des lignes soulignés et notes mise à côté ou à la fin de livre.

Les livres me font rêver, me plonger dans une autre monde, les livres m'apprendent et me conseillent, les livres sont tout autour de moi.

Même mes journaux, je les ai édité et ressemblé dans livres, je peux les relire ainsi sans toucher à l'original, les prêter. C'est un peu bien sûr comme si je prêtais une partie de moi. Quand ils sont utilisé contre moi, comme récément, cela heurt, profondément. Mais c'est une risque à prendre. Comme pour s'exprimer librement dans le blog, mes divers blogs.

C'est décidé, je vais les retravailler (hors blog) et imprimer, rassembler comme un livre. Ainsi je pourrais le relire une nuit, comme celle-ci, sans ouvrir l'ordinateur, tranquillement, dans mon lit.

samedi 21 mai 2005

Saute périlleux

Changer quoi que ce soit dans le modèle, outre qu'ajouter des liens, c'est faire un saute périllaux. Coyotte m'a montré comment ajouter des images, mais cela m'a déplacé comptèment les entrées, changé les couleurs, ajouté des lignes, aie, aie. Finalement, voilà, c'est potable, mais pas plus. Au moins, j'ai essayé. Une autre fois, cela sera plus réussi, j'en sort épuisée.

Promenade

Tout est bien qui finit bien, diaporama "Chez moi"
La deuxième, comme j'ai perdu mon clé hier midi, j'ai fait : j'ai dû aller récupérer ce matin ma voiture une promenade merveilleuses et des images que je vous les offre dans le diaporma suivante si vous cliquez sur ne "pas entrer ici", mais ne dites pas "NON" !

Mai21.05-a (52)

Ne dites pas "Non" à l'Europe non plus, et comme pour ma promenade de ce matin, vous n'allez pas le regretter (et avec ça fini la "propagande" mais je vous souhaite bonne week-end et j'en suis sûre que vous trouverez des images dedans amusantes pour la fin de la semaine. Cliquez sur l'image "Interdiction" de passer.

Oui !


Bien sûr, aussi pour l'Europe de futur, celui de mon petit fils David et de ma petite fille Gabrielle, celui de pays de ma langue natale qui l'a d'ailleur voté OUI, Hongrie, celui de Strauss, l'Autriche, celui de l'Allemagne, Heine et Durer, le photographe hongrois Kertesz qui est devenu célèbre en France, l'auteur dramatique Rostand, célébré en Hongrie depuis longtemps, JJRousseau le Suisse très Français, Bernard Shaw l'anglais, irlandais, et tellement des autres!

Oui, pour ne pas oublier tous qui ont lutté pour une culture et raprochement à travers les siècles, dans tous les pays. Oui, pour les jeunes qui vont pouvoir se raprocher de plus en plus. Oui, pour ne pas avoir honte de la France quand je vais traverser bientôt, Allemagne, Autriche et Hongrie, pour aller jusqu'à Transylvanie en Roumanie.

Oui, à la liberté de parole et d'expression et aux blogs et mes très chaleureux copains blogeurs et aux ceux qui me lisent régulièrement sans que je sache qui c'est : ils sont une cinquantaine.

Marie Borin, à l'atelier d'écriture de dimanche, nous a demandé à réfléchir que nous reste-t-il des anciennes croyances et ce qu'on veut emporter dans le futur. Ce qui me reste à moi, c'est l'envie de cette fraternité à travers les frontières, cette sentiment de égalité avec jeunes et vieux, femmes et hommes, quel que soit leur situation et leur métier. Ce qui me reste à moi, c'est cette envie de communication (et communion? si on peut le dire ainsi) avec ceux que je lis jour à jour et ceux de qui j'admire les images.

Je rencontrerai JeryCat et son amie Uta qui pense avec nostalgie aux trois mois qu'elle a passé en France bientôt. J'ai rencontré déjà Coyotte venue des contrées enneigées longtemps, et aussi bientôt on se verra avec Giulia, l'italienne habitant à Paris, et j'espère aussi Claude, professeur anglaise à la retraite habitant en France. Je voudrais voir mes copains autriciens. Je me prépare d'aller faire un tour en Hongrie et dans ma ville natale, en Roumanie. L'envie d'être ensemble, ce sentiment, OUI, c'est emporté de passé et je veux le prendre avec moi dans l'avenir.

Et, malgré toutes mes déceptions, je crois toujours en amour et en amitié et surtout, communication entre les êtres humaines, femmes et hommes.

Avec Pierre, sur lequel on peut toujours compter qu’il écrira de n’importe où, vient de rentrer d’une belle voyage de New York, et a dû aller à l’urgence, problèmes sur le cheville gauche et arrêt de travail. Il dit que la visite chez moi (entre autres) est « incontournable » Bonne rétablissement !

Avec Missy qui vient de passer une soirée avec son papa, heureusement elle n’est pas toute seule dans ses ennuis, qu’elle a pourtant assez. « Il » n’est plus là, mais au moins, personne pour abuser d’elle ou la heurter. Elle affiche un lien vers « Il y a de la vie » et une autre vers « Journal de jeunesse » Ne te laisse pas te culpabiliser et continue à croire dans l’amour et tendresse malgré ce qui t’es arrivée et la vie te réservera encore pleines des bonnes surprises !

Et Marie Chantal qui enseigne à Montréal, vient d’écrire qu’elle a une collègue Helena venue de Roumanie et des « personnes-baumes » qui existent heureusement sur la terre. Elle entre ces personnes-baumes pour moi. Elle dit de moi que je suis Dame authentique ayant beaucoup d’humour. Dame ou non, humour ou non, j’espère être au moins authentique, et un jour nous nous verons.

Jaques, médecin et poète, père de 5 enfants, fête son 20ème anniversaire avec sa femme Nicole et je leur souhaite des heureuses prochaines 20 années dans leurs vies. Je lui a piqué ce « OUI » de son blog, je suis sûre qu’il approuve. Il a publié plusieurs fois déjà des poèmes spécialement en répondant à ce que j’écrivais dans mon blog. Il dit de moi : 70 ans et plein d’idées.

Coyotte des Neige, qui m'a visité avant hier et m’a apporté de magnifique fleurs et, la semaine dernière, un plombier sérieux qui lit non seulement mon blog mais jour à jour aussi « Julie à Budapest en 1944 »

Jean, L’homme qui marche et qui blog depuis quatre ans déjà, tes poèmes anglais qu’il y met sont comme un baume pour mon cœur. Il m’a mis, lui aussi dans ses liens et m’encourage à m’exprimer, à continuer.

Fleur de Lotus, vient de me découvrir et m’a mis entre ses « coups de cœur de mois » mais depuis une semaine, elle se tait, pourtant… Elle a trouvé de travail à Montréal juste après qu’elle a ouverte son blog qui vaut être découvert et lu dès le début.

Hicham, de Caire, n’a pas écrit non plus depuis son rencontre avec les ânes dans la ville, mais, heureusement, a trouvé enfin un appartement.

Nicolas de Bangkok, vient nous annoncer qu’il va pour deux mois à Japon et nous attendons dorénavant de "tout" savoir sur ce pays-là aussi. Il m’a sur son blogroll et me lit aussi régulièrement que je le lis et suis ses aventures de loin. Je suis même allée dire un bonjour à son frère de 16 ans des Iles Maurices quand celui-ci a ouvert son blog parlant de ses abeilles.

Yaelz, plein d’humour toujours, des fois avec amertume aussi, me met entre « Bougres Toujours » Elle a publié hier : « Avec des illusions d'amour pour unique récompense / Et de noirs désillusions a venir qui compensent » écrit-elle récemment et j’adore aussi ses pastiches. Que veut dire « bougre » ? N’importe, nous communiquons régulièrement.

Gelzy Giselle, vient d’ouvrir son blog, elle a tellement de tallent et passion. Aussitôt qu’elle aura réussi à choisir et acheter son nouveau ordinateur et fêté la femme centenaire, il faudra s’y mettre et la lire jour à jour. C’est moi qui a mis un lien sur Mots et Couleurs vers le mien puisqu’il fallait un exemple des lien, n’est-ce pas ? Elle a parlé avec telle enthousiasme à la Carte Blanche sur les Blogs de la possibilité s’ouvrant dorénavant devant elle.

Noam passe son bac et vient se couper, vraiment les cheveux et cela lui va fort bien, tous ses copains qui nous tient au courant de ce qui se passe avec eux. Et je suis moi aussi, entre ses « Blogs à voir ».

Laurent, très drôle dans son Comptoires du Monde, mais en pause depuis une mois. Je suis dans ses « meltingblogs » (et que veut dire ça?)

Claude écrit de Paris, mais aussi d’où elle voyage, Budapest, Londre et Amsterdam maintenant, et de sa visite à la maison d’Ann Frank et une partie de sa famille disparu, elle aussi. Elle publie des images intéressants de partout où elle passe.

Damien, écrit, de temps en temps des notes qui me plaisent et je viens de trouver une lettre ce matin de DamDam, me disant que je suis dans le pub de Club Internet : où ?

Anne-Marie, sensuelle et tendre écrit aussi de Montréal et se manifeste discrètement de temps en temps. Catherine que je lis et probablement, elle ne me lit pas. Cathy écrit, nouvelles et chanson et ne publie pas encore tous les jours, mais lis et s’attriste si je ne l’ai plus entre mes liens. Paula est revenue de ses vacances. André, vétéran d’Algérie, pensionné, rien depuis deux semaines. Akynou, revenue des vacances, belle images, et plus. Femme d’artiste, se repose depuis deux semaines, j’espère que c’est une bonne signe, son blog est-ce fini ? Bernard, copain de Coyotte, Lili et ses citations et renvois qui est près de mon cœur. Richard, de Club Internet, qui m’a indiqué déjà des blogs et nouvelles intéressantes sur la vie de web. Un blog par jour, et celui qui est derrière lui, très intéressant, mais pas très active récemment.

Site photo de Giulia, franco- italienne à Paris que je rencontrerai bientôt. Peire, avec des photo merveilleux qu’il publiera bientôt sur son site juste à ses débuts. Et je ne parle pas ici que des mes copains connus à travers les blogs, pas encore de tous que j’ai rencontrés et qui me sont devenus proches sur la site d’images qui est elle aussi un merveilleux moyen de rencontrer des gens à partir de Australie, Autriche, Allemagne, Japon, Chine, Grèce, toute l’Europe, Amérique et Afrique aussi.

Oui, depuis le début de cette année je me sens proche de vous tous!

Et bien sûr, vous trouvez tous de qui j'ai parlé dans mes liens à côté.

vendredi 20 mai 2005

Bouquet


Ce bouquet magnifique, apporté hier par Coyotte, me sourit ce soir. Je me suis réveillé le matin, en lui souriant et maintenant, les fleurs me le rendent. J'en ai bien besoin.

J'ai failli m'étrangler en mangeant trop vite vers trois heures (j'avais oublié l'heure en lisant et comantant des blogs et des images); j'ai perdu les clés de ma voiture; j'ai reçu ce matin trois lettres qui m'ont déprimé, enfin ce n'était pas la forme même si je dois reconnaitre qu'il n'y a rien de "grave".

Mais ce soir, je vais me coucher encore en regardant ces fleurs diverses, me racontant tas des choses chaleureuses.

Rose dans mon jardin

Je vous l'offre ce matin, mais je voudrais pouvoir offrir aussi l'odeur souave qu'elle a.

Peut-être bien, nous pourrions bientôt sans problèmes mettre sur nos blogs des sons et de petits sequences vidéo, mais hélas, pour le senteur des roses, il faudra sûrement attendre pas mal de temps encore.

Bien sûr, l'idée m'est venu soudain : est si quelqu'un m'enverai sans crier gare (comme je reçois déjà sans vouloir des bruits quand j'ouvre un blog) des odeurs que je déteste ? par exemple de l'ail...

Ce matin j'ouvre mon courier, deux sont des protestes sur ce qu'on n'a pas de droit à faire, avec le droit en gras, comme je l'ai mise ici. C'est dur la vie et on n'en a pas fini avec la censure, hélas.

Je crois que il y a toujours quelqu'un qui n'aimera pas ma rose couleur thé, ma rose élégante qui pourtant l'année dernière m'a offert un cadeau même en décembre. Celle-ci est la première, cette année, elle fleurie lentement, ce n'est pas l'abondance des roses roses près de clotures mais elle a de persistance, odeur, beauté de la rareté.

Je suis une peu triste ce matin, mais je pense que bientôt je partirai, j'ai presque envie de laisser tomber (mais je suis sinon belle comme ma rose, persistante), n'empêche, j'en aurais envie. Au lieu, je réfléchie déjà comment je pourrais bloguer sur la route.

Moi aussi j'ai cru, journal

C'est curieux, comment certains choses tombent ensemble: je viens de finir les journées Autobiographiques sur Croyances à Marly, et dans mon blog Journal de Jeunesse, arrive justement l'entré de mon cinquème journal un poème que j'ai lu et relu dans ma vie souvent d'un poéte allemand qui a exprimé pour moi à l'époque ce que je ressentais secrètement. Avec juste quelques mots d'intérogations sur le sujet, dont je n'ai pas de réponse, même aujourd'hui.

jeudi 19 mai 2005

L'atelier animé par Marie Borin


Aix-052
Par Julie70.2004 AIX
Samedi matin, 10 - 12 heures, lors les journées de l'autobiographie "Croyances" à Marly-le-Roi, j'ai participé à l'atelier d'écriture "S3", animé par Marie Borin : Que reste-t-il de nos croyances? A partir des croyances qui nous ont marqués, que reste-t-il aujourd'hui comme résonances et qu'en faire pour l'avenir ?

Toutes femmes, cette fois-ci. Dimanche, nous avons eu aussi un homme. Mais ce n'est pas cela qui a fait la cohérence de groupe, c'est d'une part une compréhension profonde des unes des autres, d'autre part la maîtrise de conduire l'atelier par Marie Borin.

Pour chaque atelier, on fait un compte rendu, et elle nous dit qu'elle demande toujours quelqu'un d'autre le faire à sa place. Cette fois, elle m'a demandé à moi.

J'ai accepté, à condition qu'elle le relise et le corrige : on ne peut pas le donner, officiel, avec des fautes de français ! Hélas, même le correcteur de Word est des fois impuissant devant mes phrases. Sans problème pour corriger l'orthographe, et ceci m'a aidé quand même lentement à progresser, il ne me comprend souvent pas et propose des choses biscornues.

Ce qui suit est juste la première tentative de rapport sur notre atelier. Plus le temps passe, plus j'y pense, plus c'était utile et important.

Le seul regret est probablement que nous n'avons pas eu le temps du tout d'entrer sans le vif du sujet, tel que dans le titre, le temps s'étant envolé sans nous épargner.

Mais, comme j'avais dit, lors ma Carte Blanche, tenue à Marly il y a deux ans : tout mal sert à quelque chose de bien et autant moi que les autres, aurons l'occasion d'y réfléchir plus profondément.

Que reste-t-il et qu'en faire de nos anciennes croyances ?


Je ne le ferai pas mes réfléxions là-dessus dans cette note, j'ai encore besoin de temps.

Ce que je voudrais, c'est dire simplement : Marie Borin est le meilleur animateur de l'atelier d'écriture que j'ai rencontré.

Elle a trouvé un sujet important, l'a traité avec énorme psychologie et maîtrise, nous a obligés, presque contre notre gré à nous replonger d'abord dans nos sentiments d'alors, quand nous croyions à la chose, quelle que cela soit, puis nous a poussés avec gentillesse mais fermement, à nous lever et lire ce que nous avons écrit en regardant les autres dans les yeux, debout au front des tous.

Parler ou lire devant les autres et debout, n'était pas difficile pour moi, donc j'étais la première à m'y décider, après les deux ans chez les ToastMasters Internationals de Silver Spring, vers 1978. Lentement, j'y avais appris les techniques pour parler en public. Mais d'autres ont hésités, c'était pour eux une première. Chacune s'est décidé finalement et ne l'a pas regretté. Les discussions, les retours comme on dit en langage des ateliers d'écriture, ont été tout à fait "en sympathie" comme on parle chez APA aussi.

Est-ce "publique" ou est-ce "à l'intérieur de l'association" je me le demande encore, après l'observation reçue de responsable du site APA. Les conférences, était ouverts à tout public, mais les ateliers ?

Une autre chose qui a montré aussi la maîtrise de Marie Borin était sa flexibilité, elle nous a laissé parler, discuter, sans nous interrompre, conduisant l'atelier d'une main ferme mais extrêmement gentille. C'est à cause de sa flexibilité, de la pluie causant un début un peu retardé, des deux heures qui s'envolent rapidement, que nous ne sommes pas arrivées au but du sujet, le "que reste-t-il".


J'ai découvert l'atelier d'écriture, que c'est, comment ça marche, à quoi il sert, lors de ma préparation pour Animateur au Réseau Echanges de Savoirs à Evry. J'étais vite conquise. Obligé, "contraints" d’utiliser par exemple certains mots ou s'inspirer de certaines images, etc. m'a servi à découvrir une autre écriture que je n'en avais pas encore, en ajoutant au répertoire, en ouvrant des portes.

Ensuite, j'ai participé à une série des ateliers, à chaque fois que j'ai pu, puis, pour une année à la préparation pour Animateur d'Atelier d'écriture. Alors, nous avions du temps : deux jours chaque fois, une fois par mois. C'était gratuit (sauf que je devais me déplacer et dormir près) la seule condition : animer soi-même un Atelier pendant une année après la fin de cours.

J'ai animé ensuite pendant deux ans, gratuitement bien sûr, l'atelier que j'ai créé dans le cadre des Club des Retraités de Paris de Mutuelle des Enseignants. J'ai eu la joie, de donner courage d'écrire à celles qui souhaitaient mais n'osaient pas s'y mettre. A la fin de la première année, nous avons sorti un livre avec les récits écrit et on voyait une progression très important, des premiers textes intéressants mais très courts vers ceux des longs récits à la fin.

Hélas, ce livre et succès fut fatal à mon mariage, enfin, c'était une des déclanchateurs de notre séparation. Certains mariages, amitiés, se terminent à cause de jalousie, envie. Pourtant, chacun de nous sait faire des choses différents, il y a tellement des choses dans laquelle je ne suis pas bonne!

Depuis que je n'habite plus à Paris, j'ai participe, à chaque fois que je peux aux Ateliers, soit payants (une sur le théâtre qui m'a aidée avec les dialogues, mais décidée à ne plus en écrire de théâtre) soit gratuits, dans le cadre des journées d'APA. Ne me comprenez pas mal : ils ont été tous bien animés, j'en ai profité, aimé chacun entre eux. Même celui "Regards Croisés anglo-français" d'une semaine, écrit et dirigé en deux langues au plein milieu de la France.
Malgré cela, je ferais comme Maribel Chenin, qui a écrit un livre très bon, elle-même, je reviendra dans les ateliers dirigés par Marie Borin à chaque fois que possible. J'ai senti quelque chose "en plus" que je ne peux pas décrire tout à fait dans mots. Elle m'a donné, et je ne crois pas être la seule, quelque sagesse, des choses à réfléchir, approfondir sur ma vie.

Alain Rémond, affirmait dans un article sur son site qu'il ne croit pas dans les ateliers d'écriture. Pourtant, dans sa conférence dimanche, mais encore davantage les discussions qui suivirent, il a démontré, au moins à moi, qu'il serait un magnifique animateur d'atelier, s'il l'essaye un jour. "Le texte va où il décide", "On s'y met avec un but mais sur le chemin cela tourne, se transforme", "J'ai réussi à trouver une clôture, faire la paix, et avec cela, j'ai sentis, ce livre était fini."

Il a dit pas mal d'autres choses dont ceux qui écrivent pourraient profiter. Non, nous ne deviendrons pas 'écrivains' mais nous écrirons mieux, trouverons de courage : ce qui pour moi, c'est le plus important.

Mon oncle, 97

Ce n'est pas une photo par moi, mais le voici. Je me suis longtemps dit que je voudrais que quelqu'un me regard ainsi, comme il regard aussi sa femme, ses enfants, comme maman me regardait, mais ce n'a pas dû être inscrit dans le chemin de ma vie. D'autres choses par contre, j'ai eu, alors...

Enfin, en regardant, vous comprendrez mieux ma décision de me mettre sur la route, dont je parlais ce matin. Quoi que, il n'eut pas été nécessaire. Je viens de retrouver cette photo par hasard, en faisant un peu de l'ordre pour la venue de Coyotte, (puisqu'elle aime être nommé ainsi sur l'espace publique). Ceci est une des grandes avantages, pour moi, de reçevoir : il m'oblige à regarder un peu plus autour de moi et en rangeant, je retrouve plein des choses.

Le temps passe

J'ai commencé ma matinée à écrire dans mon journal, intime, qu'avec le temps, si j'y arrive un jour je publierai aussi. Je suis déjà, à 19 ans et demi, dans mon blog Journal Intime, j'aurai dû l'appeller ainsi et pas "1944 - 2004" mais tant pis. Je viens de découvrir la musique ! Un peu tard, direz-vous, mieux vaut tard que jamais, n'est pas ?

Ensuite, j'ai lu mon e-mail et répondu à une d'elle longement.

Puis, cogité sur d'autres. Ca prends de temps aussi. Répondu à un commentaire sympa sur mon blog journal qui m'a fait réfléchir, justement. Puis ajouté une entré, celle sur la musique justement. Ensuite, ajouté une entrée dans mon blog "notes" celui sur club-blog que j'allimente chaque jour à partir de mes notes sur l'écriture.

C'est seulement alors, que je suis venu écrire ceci et c'est déjà tard. Ceux entre vous qui travaillez, vous êtes déjà partis, ceux de l'autre bout de l'atlantique dorment encore. Je devrais écrire à des heures réguliers, mais ça, ce n'est pas facile.

Et en réalité, non, je n'ai pas commencé ma matinée d'écrire, mais nettoyer mon frigo que je dégèle depuis deux jours. Je dois terminer rapidement, j'ai une invitée ce midi, une magnifique fille rencontré à travers nos images et nos blogs. Coyotte.

Je voulais parler aujoud'hui d'autre chose, mais le sujet et tellement différent, que je préfère de le mettre dans un note différent. Deux, en réalité.

Aventure

C'est différent, mais pas tout à fait; l'aventure qui m'attend en juin: traverser une grande partie de l'Europe en voiture, seule.

Mon oncle Laci vient m'appeller et il m'a expliqué enfin hier soir pourquoi il voulait que je vienne en voiture. A 97 ans, oui, pour lui c'est une énorme aventure, plus grand que la mienne sera, il a décidé à participer à la fête de bacalauréat, le réunion des anciennes. Il va être le doyen encore en vie. Cela se passera à Kolozsvàr, en Roumanie (Cluj) d'où est ma famille côté maternelle, et où je suis née.

Il a peur, que l'ambulance, un sort de camion, soit retenu trop longtemps à la frontière Roumaine et il est persuadé qu'une voiture française passera rapidement par contre. Bon, je ne suis pas persuadée, mais je suis décidée d'y aller, aider si besoin, être là de tout façon, faire le chauffeur au besoin aussi. Il est pour moi aussi, le dernier de ma famille proche, 'ancêtres' en vie. Et je me dis, maintenant ou jamais.

L'âge est très relatif, (relative?) je suis peut être vieille femme pour nombreux entre vous, mais très jeune encore dans les yeux de mon oncle.

Donc, voilà, l'aventure m'attend, plein des choses se passeront sur la route. Des photos à prendre, des souvenirs à inmagasiner. Des gens, j'espère à renconter.

Et, j'espère, Pierre qui blogue de n'importe où m'expliquera comment le faire d'ici là. Si cela ne coûte trop, je suis préte à acheter un bidule, sinon, les photos témoigneront et quand j'y arrive quelque part où je peux mettre mon ordinateur ou utiliser un, j'écrirai.

Juin n'est pas si loin, maintenant que je sais que le voyage ne se fera pas tranquillement dans la siège d'un avion, mais avec ma voiture, j'ai l'impression que le temps presse. Je dois le porter au garage, faire réparer l'échappement et j'en sais rien, tout qu'il faut encore pour le préparer à bouffer des kilomètres.

France, Allemange, Autriche, Hongrie, Roumanie. Une longue route pour conduire seule. Heureusement, l'année dernière je suis partie en North Carolina seule, et je me suis rendu compte (c'était une des grandes joies de mes 70 ème année) que je peux encore conduire longtemps.

Ok, à ce soir.

mercredi 18 mai 2005

J'aime

J'aime bien aussi les photos que je fais, et ci-dessous quelques unes avec des commentaires, mais je pensais, ensuite, vous offrir les photos que j'ai choisi, avec le temps, une à une pour mettre entre mes favoris, de celles apercus sur la site Flickr qui ne sont pas de moi, chacun d'elles choisies pour un motif différent.

En cliquant sur le titre, vous pouvez les visioner, une à une. Vous pouvez cliquer sur l'une, l'aggrandir encore plus, voir la description et qui l'a prise et souvent même en quelle conditions, ou aller à la page de l'auteur pour voir ses autres photos.

Mais, peut-être, rapidement, vous pourrez parcourir mes images que je viens à mettre dans ce note, pas les "meilleurs" juste pour illustrer ce que je voulais dire, ce soir.

J'aime les fleurs

J'aime Paris

Nostalgie d'une nuit, quand j'ai regardé le Notre Dame de ce côté et je n'étais pas seule, ce nuit-là, il y a très longtemps, j'ai gagné confiance en moi-même et dans l'avenir.

Mais plus que tout, j'aime les gens,
les couples, très jeunes et beaucoup moins jeunes, et les interactions entre eux.

encore et encore

Et finalement, c'est une des images que j'ai fait que j'aime le plus

Je sais tout, 1911


Dans le revue "Je sais tout" de 1911, on a publié cette images, qui correspond au groupe de People Reading formé par moi sur la site images Flickr.
Peu de choses sont changés depuis, même si à l'époque, c'étaient nos grand ou arrière grand-mères qui lisaient les revues, les journaux, guettaient "qu'est-ce nouveau"... sur les blog, pour moi, aujourd'hui.




Paris, comme jadis, mais cette photo-là, c'est de moi, vue à partir de dos de Notre Dame, qui lui aussi, ne date pas de hier. Ceux de 1911 l'avaient déjà, et ceux avant eux aussi.

Et pour clore, une troisième image fait dans mon cour, hier. J'ai retrouvé une petite voiture de mon petit-fils, pour qui nous sommes tous des vieux, bien sûr. Et, perdu dans l'imensité des feuilles (et encore je l'ai pris de près) c'est un peu comme nous, cela me remet bien à ma place, dans le temps, dans l'espace.

En réponse à une enquête : est-ce la chance ou la volonté qui vous a permis à "réussir", l'article dans le numéro de 15 juin 1911 conclut : La question reste entière. On croit à la chance ou on n'y croit pas; c'est l'affaire de sentiment, de tournure d'esprit... de la chance, même. Le pour et le contre.

L'un des réponses propose ironiquement :

  • le mérite - explication de nos succès;
  • la veine - explication des succès d'autruie;

Mme Jane Catulle - Mendès propose :

"Mais n'oubliions pas que tout événement est à double face et qu'il a des
conséquences diverses selon ceux qu'il touche." Elle croit qu'elle doit 1/4
chance et 3/4 volonté

D'autres demandent :

... des gens arrivés?... qui arrivent à quoi? Au triomphe de leurs idées ou de leurs
intérêts? L'un exigeant le sacrifice de l'autre.

Et le compte Guy de la Rochefoucauld:

Il y a des moments où tout ce qu'on entreprend réussit et d'autres, au
contraire, où nos efforts et nos tentatives échouent misérablement. Seulement,
il ne suffit pas d'avoir pour soi la chance: il faut encore la manière de s'en
servir.

Puis un autre dit "J'aime la lutte qui, seul, fait fructifier la veine. D'une autre réponse : l'occasion passe vite; on ne le voit pas toujours.


Voilà les discussions et reponses, pas hier, mais en 1911. Il nous parait si loin, pourtant, en lisant "Je sais tout" de l'époque (revue en sa 7e année) ils me parraissent si près.

mardi 17 mai 2005

D'une champs à l'autre

JerryCat, m'a choisi comme "contact" sur la site photo Flickr. Qui est-ce ? je me suis demandée et j'ai trouvé ceci :
I'm Female, 47 live near Kempten, Southern Bavaria, Germany
Puis, je suis allée regarder ses photos, puisque je ne choisi pas mes contacts sans cela. J'étais tout suite prise d'une série d'images, plus que dix, dont voila une.



This is what our region (the Allgäu in South-west Bavaria) looks like in April/May.
Dandelions in the meadow near the house I live in. Taken with a Canon A1 and scanned. I was comming home, with my car and stopped by them.
Mais quelle sont ses magnifiques fleurs ? je me suis demandée. "Dandelions" ? cela ne me dit rien. Comme je ne suis pas trop timide, je lui ai écrit une lettre, la demandant.

Hi Julie!I've just uploaded a photo of dandelions where you can see them a bit better. I don't have a real close-up, sorry. I've added a scan of a few dandelion leaves. And then there are a few photos of some birds who come to eat at the feeder in front of my window.Best regards,Jerrycat :)

Je lui écrivis une lettre, elle répondit par d'autres photos, dont une, scanné une feuille de... pissanlit.


Aha ! j'ai moi aussi des photos de pissenlit, je répondis, et même, elles viennent de mon jardin, mes petits enfants adorent les souffler à tout vent, et dans mon commentaire sur la feuille deux fleurs, j'ajoutais mes images, une après l'autre.



Giselle était chez moi, justement et elle me dit : mais chez nous aussi, on l'appella Dents de Lion autrefois.

Et aussitôt elle écrit dans son blog, Mots et Couleurs, une courte histoire dessus.
"EX 2 : Pissenlit, dent de lion. Toujours par l'intermédiaire de Julie, lecture d'un de ses copains flickers. En Anglais : dandelion écrit-il. Résonne le mot de mon enfance "dent de lion", souvent mêlé aux "groins d'âne", dans la salade à l'huile de noix. Je croyais le mot ancien à jamais disparu comme ceux du patois. Délicieux pissenlits du printemps. Tout un chapître à écrire sur la cueillette, sur les images des fleurs soleil, sur les graines légères soufflées en plein vent comme sur le dictionnaire Larousse, sur les tâches aux doigts du jus des tiges laiteuses ... Des odeurs, des goûts, des parfums ... Gelzy

Le lendemain, comme j'ai parlé dans mon blog du sienne, Fleur de Lotus, que j'ai connu il n'y a pas longtemps, suit le lien vers le blog de Giselle, pardon, Gelzy, et écrit:

C'est toujours passionant que de découvrir de nouvelles choses. J'espère que vous aurez autant de plaisir que j'en ai eu lorsque j'ai commencé. Bravo, vos textes sont très bien écrits; il y a un souffle et une passion communicative.
Continuez. Vous êtes déjà dans ma section "Découverte du mois". ;-)

puis, dans une autre commentaire, elle m'écrit que Giselle lui a donné envie aller se promener dans les champs de pissanlit, pardon, dandellion.

Ainsi, notre histoire commencé en Bavarie, continué sur la site Flickr de Vancouver, revenu près de Paris, avec détour presque par StNazaire, fini, pour le moment là, où Fleur de Lotus vit et danse à Montréal. Je ne sais pas encore comment ce récit va continuer, mais, comme JeryCat l'a lu "ton blog est bon pour moi aussi pour améliorer mon français" m'écrit-elle, je sens, que l'histoire n'est pas fini à rebondir, voyager.

Où est la vie que j'ai pensé...

Je vais de blog en blog, certains ne changent pas et il n'y a rien de nouveau; mais on peut toujours compter sur Pierre qui écrit régulièrement et m'a fait ouvrir une diaporama qui arrive lentement, puis arrive les vers en français de Jaques qui me touchent et m'enchantent et ces visages merveilleux, ses photos qui reste en moi.

Ensuite, droit au coeur arrive ces lignes, entre plusieurs photos, du Jean vétéran blogeur L'homme qui marche et me rappelle mes rêves et mes espoires decus.

"Was there something more I could have done?
Or was I not meant to be the one?
Where's the life I thought we would share?
And should I care?"

Quelqu'un qui m'a dit, récemment : "tes maris n'ont pas aimé (non plus) ta personnalité profonde! Je me demande..." Oui, mais...

Mais il y a toujours quelqu'un d'autre qui par une image, un vers, un sourire, met de la baume sur mes blessures.

Tout dans le texte

L'atelier de dimanche matin, m'a profondement sécoué, autant ce que j'ai mis sur la page, que ce que les autres ont lu. "J'ai cru je ne crois plus" (clic sur le titre pour voir les images, y compris les dernières que j'ai ajouté ou sur l'image pour les voir dans une fenêtre qui s'ouvre à côté)

Cette-fois, je n'ai pas écrit, comme samedi sur mon ex, une remarque acèrbe sur mes deux maris, entendu le matin, m'a fait trop mal pour en parler encore.

Non, j'ai parlé de lente, trop lente réveil de mon rêve sur l'idéologie comuniste que j'ai "attrappé" à 15 ans, à la sortie du film sovétique La Jeune Garde et que malgré tout les choses qui se passaient tant autour de moi que avec ma famille et même moi, je n'arrivais pas à renier.

Le réveil était longue, et j'ai décrit quelques unes des principaux étapes. "Comme un récit" me dit-on, je ne sais pas encore si c'était un louange ou une critique.

Ensuite, si cela n'aurait pas été assez, après avoir fait quelques photos des autres qui n'ont pas encore terminé à écrire (j'écris vite, une fois commencé), j'ai écouté les récits des autres. Je les porte encore en moi. J'étais impressionnée par tous, les réveils sont dures et quand on se sent encore pas tout à fait échappé, encore pire peut être.

Elle, sur la photo, je vais chercher vite son nom, es-tu Jaqueline ? je ne suis pas très forte à les retenir, hélas, nous a raconté son petite enfance. Elle comence ainsi : "Il fait beau à la compagne même l'hiver... cet hiver 1944... Et moi, aussitôt je la voyais elle et la neige, s'émerveillant de la beauté autour d'elle et la voix "le bon dieu te punira" de grand-mère resonant dans ses oreilles.

Cette petite fille allant à l'église, priant aux genoux près des autres, craignant le bon dieu dont sa grand-mère la menace, "même tes pensés, il les connait" essayant d'éloignes ses propres mauvaises pensés de peur, et tout en sachant qu'elle (dont les parents était loin, cachés dans les montagnes) ne va pas communier en robe blanche. Pourtant elle aurait voulu cette robe blanche, elle aussi!

Mais... bien qu'elle devait le cacher soigneusement, elle était juive. Au moins, je me disais, continue-t-elle, que je voudrais encore être là, pendant un Pesah (paques juives) et être ce plus petit enfant qui pose les questions. Mais, ce n'était pas possible non plus!

Très longtemps, et ensuite, plus tard, après la guèrre, je n'était pas la plus petite, ce n'était plus à moi de poser des questions. Et je ne croyais plu à ce Dieu qui me punira, m'envera au purgatoire, me brulera, je me sentais délivré, avec droit de penser sans peur.

Je demande pardon si je ne réproduit pas les paroles tel qu'elle les avait écrit. Je mets ici, tel que je me souviens, ce qu'il a resté en moi et m'a profondément ebranlé.


Au moins, même si nous nous cachions une année, j'étais avec mes parents, chauds, au moins moi, qui a bien prié jusqu'à mes 14 ans, je le faisais à un "bon" Dieu qui était tout près de moi et à qui je pouvais confiais tout, demander tout (il n'était pas obligé de tout me donner, tout comme maman).

C'était la même "bon" dieu, (pas punissant, compréhensif) à qui ma arrière grand mère Paula a expliqué avant sa sinucide le soir avant que les SS vient l'emporter, elle aveugle de presque 90 ans, que n'est-ce pas "tu me comprends, mon bon dieu?" Et, le lendemain elle agonisait, "Si can so bleiben" et l'ont laissé mourir à l'hospice. Elle agonisit encore trois jours. Le matin de quatrième, la bonne soeur, soignante entendit : de lait! j'ai soif. Réveillée, elles l'ont cachée toute l'année, jusqu'à l'arrivé des russes et roumaines et les membres de la famille, décimée, l'ont trouvé à leur arrivé vivant et toujours optimiste et souriant à la vie.

Ce Dieu était si différent de celui dont j'ai entendu parler de dimanche à l'atelier et probablement, moi aussi, comme certains entre les membres de l'APA j'aurais continuer à lui parler longtemps, ne fut qu'après mes lecons de Geologie au lycée, je me posais des question sur la création du monde en sept jours. Le prétre calviniste me répondit : vous croyez ou non, si vous doutez d'une seul ligne de bible, vous n'êtes plus croyant. Ainsi, je le suis devenue, non croyant. Je n'arrivai pas à avaler tout tel quel.


Le réveil des dogmes communistes, dans laquelle j'ai tombé aussitôt, fut plus long, plus douleureux si peut être, mais chaque réveil de chaque croyance, chaque idée qu'on se fait, tant sur religion, idéologie, homme (ou femme) est douleureux. Nous perdons quelque chose qui nous était cher. Auquel nous tenions. Tout près de nous. Je me suis accroché à chaque fois plus que raison. Et, ce qui est curieux, j'ose encore croire, j'ose encore donner confiance.

Quelqu'un disait vers la fin des discussion : je crois à la vie. Je crois qu'il y a des gens bons, aussi. Je crois à plein des choses en réalité, même si maintenant je sens l'odeur des dogmes, des leures de loin et je m'en éloigne autant que je peux.