samedi 1 septembre 2018

2020 Paris Toastmasters Convention et une histoire de ma vie

Oui, il faudra que je vis encore deux ans, mais pour le moment, je crois que cela m'arrivera, and je serais à Paris pour la Convention des Toastmasters International en 2020.

A cette occasion, non seulement je vais rencontrer pas mal des autres venant des cinq continents du globe, que j'ai connu plutôt en ligne juste là, mais j'ai décidé d'y consacrer toute une série des articles, images choisies et surtout, raconter des histoires.

Paris et moi, ou dirais-je ma découverte de Paris. Paris en bon temps, plus tard, Paris en mauvais temps, d'abord. Paris ne m'a pas acceuillie avec chaleur au tout début. Je suis presque morte! Non seulement, il pleuvait et tous les maisons étaient encore grises, tristes, mais j'avais avec moi une valise lourde pleine des livres et pas d'argent pour taxi. J'ai pris le métro et je ne savais pas que les corridors sont si longues. Je n'ai pas su demander en Français à ce moment là, où mettre ma valise pour quelques heures. A mes 30 ans, seulement quelques mois à mon arrivée en France dans le sud, pas loin de Macon, quand mon père m'a invité à Bruxelles, et j'ai du changer de train à Paris.

Voir Paris! C'était le souhait de maman, mais elle était morte hélas trop tôt pour la réaliser. Voir Paris! Même si just pour quelques heures. Le copain de travail de mon père et son épouse, m'ont invitée chez eux pour midi, mais pas venu m'acceullir à la gare. "Prends un taxi!"

A la place de taxi, comme j'avais peu d'argent, et le billet de train payé par mon père, j'ai pris le métro. Avec une valise lourde.

Je ne savais pas que j'étais de nouveau enceinte. Ma ventre a commencée heurter, de plus en plus. Après déjeuner, de nouveau, les "copains de papa" m'ont laissée me débrouiller seule. Un docteur privé coute cher va au Hotel Dieux.

Je n'oublierai jamais, ces heures horribles, d'attente à Hotel Dieux. "Je crois que je suis encente, j'ai mal!" Les femmes autour de moi rigollaient "tu ne sais pas, vraiment?" Et les infirmières repondaient, "attend". Après des heures, j'avais trop mal a rester assise là, je suis partie de Paris et à la place de continuer à Bruxelles, je suis retourner à Saint Didier sur Challarone, près de Macon et Lyon.

C'était mon premier, inoubliable rencontre avec Paris.

La continuation? Le doctor du village m'a dit "tu a perdu l'embrion" mais je ne peux rien faire. On va dire que j'avorte. Avorte? C'était trop tard, en tout cas! Oui mais... Les lois, les gens de village, les...

A cause des "pour la vie!" et les lois avant Simon Veil, je suis presque morte. Je n'arrêtais pas à saigner. La fille de patronne du Moulin où mon mari travaillait aller à Lyon et m'a déposé au Ginécolog Chef the l'hopital de Lyon. "C'est trop tard" il m'a dit. "Ben, je sais, j'ai besoin de nettoyage". "Je ne peux rien." C'est interdit, il vont croire que... il me dit "va a l'hopital".

A l'hopital, j'ai demandé la même chose et l'interne a décidé de ma bourrer des cotton pour arrêter le sang a couler. "Je vais saigner à mort! Je vais saigner à mort!" Il m'ont donnée une piqure pour "me calmer". Ce n'est que vers le matin, que le Ginéco Chef a téléphoné et a sugéré qu'il me nettoient comme de tout façon c'est trop tard. "On ne peux pas encore l'endormir, on lui avait donné une piqure pour la calmer".

Finalement, le temps été arrivé et je me suis réveillée dans une salle pleine des autres femmes. De l'eau, s'il vous plait! J'étais tout déshidraté de tant de sang perdue. "Pour sauver la vie"... la vie de qui?

L'infirmière ne m'a pas apporté de l'eau "meurtrière!" une autre femme patiente m'ai apporté de l'eau. Elles aussi ne m'ont pas cru que je ne l'ai perdu "intentionellement"

Tant des femmes sont mortes a cette époque sans qu'on les aide!

C'est ma première histoire de ma rencontre avec Paris. J'avais 31 ans et j'ai presque morte alors. Paris était grise et il pleuvait et personne ne voulais pas m'aider. Lyon était sombre et inamicale. J'ai survécu, je suis toujours ici. Je ne dois pas vous dire comment je sens pour ceux qui lutte "pour sauver des vie" - non pas des femmes mais des embrions. Qu'importe la vie de la femme pour eux ou elles?

5 commentaires:

  1. Touchant ton témoignage. Combien de femmes ont dû vivre de tels moments de solitude, mais tu as été forte et te voilà toujours prête à raconter les mauvais comme les bons moments que tu as pu vivre. Je t'embrasse chère Julie.

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  2. Si c'étaient les hommes qui portaient les enfants, le droit à l'avortement serait inscrit dans la Constitution de tous les pays !
    Et le congé pour la maternité serait obligatoire, payé et commencerait au troisième mois et finirait six mois après la naissance.
    Heureusement pour vous les femmes, il y a eu Simone Veil...

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  3. courageuse Julie! Contente de vous lire.

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  4. Décidément, à Paris hier ou ailleurs encore aujourd'hui, ce que vivent les femmes est souvent affreux ! Moi je trouve les femmes, toutes les femmes, extraordinairement courageuses...
    Je suis une visireuse occasionnelle, une française des bords de la Loire, qui aime vous lire depuis longtemps et je suis bien contente d'avoir réussi à vous retrouver aujourd"hui !
    Que devenez-vous ? Pouvons-nous espérer un nouveau billet en ce nouvel automne ?
    A bientôt, Julie !
    MICHA49

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