samedi 12 mai 2007

Comprendre l'autre

Chaque culture a ses habitudes, qui peut être différente de notre.

Par caractère aussi, pour moi l'heure et l'heure, souvent je vais d'ailleurs avant heure, rarement en retard. Hamed ne croit pas important "quand", ni l'heure, ni le même le jour.

Il est arrivé m'aider 24 heures en retard, le lendemain. étonné, que j'avais déjà mis la tonnelle par terre et coupé tant des branches; avec une excuse qui ne tenais pas debout, mais surtout prète à s'y mettre.

Il y avait quoi faire et quand il eu l'impression que ce que je lui avais demandé était fini, il a trouvé autre chose à faire encore dont j'avais besoin. Plein de bon volonté, il a aussi tellement coupé et coupé les branches de l'arbre qu'il ne reste plus pour le moment que le tronc et quelques branches souvenirs.

Et la lumière fut fait.

Je vois le ciel de mon lit, de ma chambre. Il y a de la place devant la maison que je n'avais pas vu depuis cinq ans. Mon fils sera probablement choqué à voir, mais les branches repousseront et il restent des petits bignons au bord poussés sauvagement au cours des années dernières.

Après deux heures et aussi des discussions de mon voyage et de sa vie, il dit: "tu peux m'appeler quand tu as besoin même à deux heures de nuit!" Il est partie heureux avec son grand portrai.

"Je viendrai avec ma femme".

Je pourrais leur faire aussi des photos, mais il voudrais surtout que je lui montre "internet" et comment y naviguer. Montrer ce qu'il peut faire avec les photos de son téléphone portable aussi.

Pas notion d'heure ou jour, mais rapide à offrir m'épauler au besoin.

J'ai sentis une chaleur véridique, de ce marocain français, parlant mieux que moi la langue, mais ayant enfants des deux femmes. Deux de ses enfants vivent avec sa mère au Maroc, le plus petit dans la rue avoisinant la mienne. Il m'a dit qu'il est divorcée de la première, mais là, on a le droit d'avoir quatre épouses...

Oui, il a besoin de travailler, mais le fait très consciencieusement et avec zèle. Mais il est aussi rapide à offrir de l'amitié et non pas seulement en tutoyant, selon l'habitude maghrébine, mais aussi me parlant d'un repas couscous "ma femme en fait de fameux" et surtout avec une grande sourire, que j'ai réussi finalement à capturer et que je vous offre ici.

8 commentaires:

  1. simplement merci Julie pour ce billet , il reflète (comme souvent) ta faculté d'échanger avec les êtres.

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  2. Dans toutes tes rencontres, tu t'emploies à rechercher la chaleur humaine que tu nous fais partager.

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  3. Encore une très belle histoire de rencontre "fraternelle" comme tu nous en montre souvent. J'ai aussi lu tes notes de la semaine et te remercie de nous les avoir écrites.
    Histoire avec un grand "H" philosophie et poésie, tout y est, merci.

    J'ai simplement pris mes photo de la route, au bord du lac. Mon APN a un zoom de 12 (qui équivaud à 400 en argentique) j'ai seulement pris l'ensemble en focale standard et zoomé pour prendre mes deux "tétards" - c'est le nom qu'on donne chez nous aux chênes qui sont poussés en boule sur tronc court.
    Très bon week-end

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  4. me rappelle en mineur une histoire d'une dame pas contente : deux bonhommes d'une entreprise de réinsertion, envoyés sans supervision discrète, avaient avec application à peu près réduit à néant sa haie.
    Et la chère femme n'était pas très contente

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  5. Il a un beau sourire, Hamed, et vous voilà avec une maison ensoleillée.
    L'arbre a dû en voir d'autre, il repoussera et voilà.
    Merci pour ce beau moment.

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  6. bérangèremai 12, 2007

    tu es absolument incroyable Julie...douée pour la vie et les gens...bon dimanche sous ta tonnelle ah ben nan y'en a plus ;-)

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  7. Je dois vous avertir, que je me réserve le droit d'effacer tout commentaire non approprié, comme les publicités menant à une site 'spéciale'

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