dimanche 10 juin 2007

Une pivoine?

Arrivant de très loin voilà peut être la pivoine que j'avais promis à Marie.l (j'espère que cette fois c'en ai une). Ce ne provient pas de ma maison: je l'ai trouvé ce matin dans mon group afterclass où on parle aujourd'hui, entre autres, d'arrangements floral. Elle vient de loin, pris par une jeune femme à Japon.

Mais qu'elle soit si riche, comme celle-ci, ou simple et sombrement élégant que cette autre que j'ai appercu, et vous montre plus loin, elles sont toutes belles.

Même mes pavots qui ne durent qu'un jour ou deux.

Three TulipsLes tulipes de l'Angleterre était pris par Monster pour le même groupe.

Bientôt, dans moins d'une semaine, je ferais une pause dans mon blog, j'espère pas longtemps, puisque déjà l'idée à ne pas pouvoir écrire tous les jours me fais mal.

Aujourd'hui, jour des élections en France.

Le fait de ne pas pouvoir voter pour la deuxième tour me manque moins que de louper la Fête de la Musique, le 21 juin. Mais qui sait, peut être trouverons nous des gens qui la fêterons en Irlande aussi?

Je l'ai fêté en écoutant les vieilles chansons que ma fille a commandé et fait envoyer à moi. Les envoyer en vrac coûte moins ensuite. Entre temps, j'ai écouté Brassers, Yves Montand, Salvador, Trenet et pleins d'autres nous ayant attendris, et surtout, une chanson venant de très loin "J'attendrais".

J'attendrais, j'attendrais toujours... furent les premiers paroles en français que j'ai appris. Je n'avais même pas l'âge de ma petite fille, même pas huit ans.

Un vieux gramaphon qu'on devait tourner manuellement pour qu'il joue, sur ma table basse d'enfant, maman me faisant écouter ce disque venant de loin.

Je ne comprenais pas les autres mots, mais la mélodie est entré pour toujours dans mon coeur.

Je voulais l'écouter encore et encore. Les mots "j'attendrais toujours" me fascinaient aussi, maman me les avais traduit.

Elle parlait bien français.

Plus tard, c'était maman fut la seule qui pu parler avec le jeune français évadé des camps allemands et arrivé à Budapest par un canoe sur le Danube. Il est resté avec nous pendant trois mois, nous nous cachions et nous le cachions lui aussi.

Mais maman était la seule pouvoir lui parler.

Moi et lui, nous parlions par signes et nous ne comprenions et aimions bien. Lors une très fort bombardement, quand il s'était refugié dans le cave du voisin, il y est revenu en m'apportant une pomme.

Une pomme rouge et fraiche!

Depuis des mois, il n'y avait grand chose à manger dans notre cave. Ce dire combien le cadeau était magnifique! Je n'ai pas retrouvé cet homme plus tard, ne sachant pas son nom et maman est mort jeune. Mais je me souviens de lui, ivre, pleine de poussière, avec la pomme rouge dans le main : ils croyaient qu'ils allait mourir sous les bombardements et celui qui gardait le cave de voisin a bu avec lui pour fêter leurs derniers jours.

Ils ont survécu, nous aussi. Le souvenir reste.

Et la mélodie qui me vient de très loin et me rechauffe aujourd'hui le coeur: "J'attendrais, j'attendrais toujours, jour et nuit... et pourtant j'attendrais ton retour..."

J'espère, que vous aussi allez attendre... mon retour d'Irlande (même si pas jour et nuit).

7 commentaires:

  1. bérangèrejuin 10, 2007

    "Ils ont survécu, nous aussi. Le souvenir reste."

    merci pour cette belle page d'émotions...

    RépondreSupprimer
  2. oui Julie la pivoine, c'est une fleur soyeuse au parfum capiteux et beaucoup moins éphémère que le pavot, celles qui m'ont été offertes il y a une semaine par mes enfants se sont épanouies et vivent encore même si elles commencent à "rouiller".

    ... et bien sûr nous t'attendrons et ce sera encore et toujours le même plaisir de revenir chez toi. Que ton séjour se passe bien et bon dimanche ! A très bientôt

    RépondreSupprimer
  3. j'ai trouvé les pivoines presque fanées en rentrant, et les rhodo kaput mais ils avaient tout de même de beaux restes. Comme nous Julie, les fleurs sont super ! par vocation et volonté. Beau voyage !

    RépondreSupprimer
  4. mamounettejuin 10, 2007

    Comme le reflètent tes fleurs, je te souhaite un dimanche plein de douceurs. A bientôt

    RépondreSupprimer
  5. De belles fleurs, une belle pomme rouge à laquelle est attaché ton émouvante histoire. Bon voyage Julie, profites bien de ton séjour, nous t'attendons...

    RépondreSupprimer
  6. ma journée n'est jamais aussi douce que je le voudrais, mais j'ai eu aussi des surprise heurese, je vouls les raconterai demaine mes déboires

    RépondreSupprimer
  7. Bon voyage et a bientot Julie.

    RépondreSupprimer