mardi 19 janvier 2010

Toujours mon préféré


Il y a au moins dix livres que je lis et relis, autour du sujet de "Parler en public" mais ceci reste ma préférée.

"Le pouvoir de raconter des histoires personnelles" par Jack Maguire.

D'abord, il explique, en quoi, raconter des histoires personnelles est important. Ensuite, il vous guide à trouver plus des histoires de votre vie, des histoires sur les choix que vous avez du faire et aussi sur les temps quand votre vie a changée, basculée. Mais on peut aussi trouver du matériel dans des "petits" incidents de la vie courant!

Il va bien sûr plus loin, expliquant comment faire des récits, avec début milieu et fin, avec conflits et dénouement, avec un point à dire et en amusant quand même, en courte, comment transformer le matériel dans un vrai "histoire" à raconter.

Pour moi, cette partie-là, une fois comprise, est le plus important pour le moment, puisqu'elle m'a aidée à mieux comprendre, à comprendre différemment, pleines des choses que me sont arrivées et surtout ma réaction au monde autour de moi.

Il m'a apportée un certaine paix avec moi même.

En commençant avec une petite incidente, quand j'ai donnée ma cravate rouge à une petite fille qui la méritait mais qu'on avait mise à côté parce que son père était arrêtée, j'ai découverte pourquoi je suis restée accrochée à l'idée de socialisme, communisme, aussi longtemps dans ma jeunesse.

"A chacun ce qu'il mérite, après ce qu'il fait" on me disait que c'est ce qui va arriver dans un pays socialiste, "à tous ce qu'ils veulent" en communisme. Ah, le paradis, quoi! Mais en attendant le paradis, au moins, récompenser chacun, sans tenir compte de ses parents, de sa religion, couleur de peaux, nation, etc. ce qu'il mérite après son travail.

Cette petite fille, travaillait du l'aube, dans un cirque avec sa famille, préparant des numéros acrobatiques de groupe, en grimpant l'un sur l'autre, "si je ne le fais pas, tous pourraient en souffrir, se heurter", et le soir, après école, et le numéro en cirque, restait à apprendre ses leçons.

Méritait-elle être avec les autres, nommée pionnière comme elle le souhaitait, comme on me l'avait promise, finalement?

"On n'a pas eu assez des écharpes" - on me dit. Alors, j'ai offert la mienne.

Ce n'était pas qu'on petit incident, mais en y pensant plus en profondeur, je me suis rendu compte que je simplement continué à croire à l'égalité des chances. Même après qu'on m'a interdit d'aller étudier à l'université, parce que j'étais l'enfant des "bourgeois". Dans ma tête, "communisme" était quand même associé à égalité, non discrimination. "Oui, ici on ne l'applique pas bien, ici...mais à l'Union Sovietique...."

Ah oui, il a fallu 1956 et la révolution hongroise où les troupes russes sont rentrés pour interdire le moindre expression libre d'opinions, des jeunes ouvriers et des intellectuelles, pour associer, après aussi avoir lu un poème, communisme avec Tyranie, à la place de ce qui était, hélas, seulement dans le propagande et ma tête.

Mais, je n'ai jamais abandonné "à tous ce qu'ils desservent sans discrimination" crédo. Le petit incident que je voulais raconter, a grandi, il a aussi apporté en moi du paix avec comment j'étais comme adolescente.

Mais le livre ne s'arrête là. Ensuite, il nous apprend comment "embody" (prendre dans notre corps) apprendre le récit construit, comment s'en souvenir sans l'apprendre par coeur. Comment chercher d'occasions à la raconter. Il y en a tant!

Pour le moment, mon récit est trop longue, 21 minutes, j'ai coupé des scènes importants et c'est encore 15 minutes. Peut-être, raconter son adolescence et l'absence des droits d'homme, mérite davantage du temps et je devrais la laisser grandir.

Plus le temps passe, plus des choses s'y ajoutent, surtout à mon réveil, comme ce matin. Se préparer à raconter, me donne tellement des forces et des idées!

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