jeudi 14 juin 2007

En attendant Susan

Le soir, j'ai réussi à garer tout près de l'arrivé. L'aéroport était presque desert. Mais les peut des personne attendant (ou en partance) étiaent très sympa. Comme ce Brasilien, m'intitant à sa table pour boir mon café.

Il partait, lui. Mais avant partir (et avant l'arrivé de son épouse) il m'a fait cette sourire charmant. Il parle portugais chez lui, mais très tôt, il a appris l'anglais parce qu'il travail pour un entreprise américaine et il savait déjà parler même avant d'avoir passé une année en amérique.

C'est fascinant de parler avec des gens et découvrir sur leur vies.

Toutfois, ce n'est pas lui qui m'a charmé le plus, mais un jeune homme avec qui j'ai parlé pas trop longtemps.

Il attendait son amoureux avec une rose.

Elle était sur le même avion que Susan, en retard avec huit heures, mais il lui semblait plus de 12 heures de retard! Un peu après notre discussion, il est parti s'assoir sur les marches, un peu en retrait, probablement la surprendre.

Susan est arrivée et je n'ai pas vu la réunion entre lui et elle, mais peut être c'est mieux: je peux me l'imaginier. Et vous?

Oui, Susan est arrivée et déjà pendant que nous roulions sur l'autoroute elle a sorti son caméra et a commencé à prendre des photos.

Si c'est possible, elle est encore plus fana des images que moi. Chez moi, dans mon jardin, ensuite lors d'un promenade le soir.

Et tout lui parait intéressante par ici, même les plaques ou les lumières des rues, les enseignes, les fenêtres, les cheminées. Ensuite, tout comme moi, elle les ai mis son ordinateur portable et puis sur l'Internet. La site Flickr, bien sûr. Etrange, en regardant ce matin, je ne trouve qu'une seule image pour le moment fait depuis son voyage (mais elle m'a montré hier soir les autres), la mienne qui sourit mais me dit aussi "tu dois absolument maigrir!"

mercredi 13 juin 2007

L'aventure commence

Susan n'est pas arrivée encore, mais l'aventure est commencé, autant que pour moi, que pour elle.

Ce matin, Americal Airline a anoncé sur l'Internet que l'avion sera à temps, donc je suis partie à Roissy. Arrivé au croisé des Terminaux 1 et 2, il n'y avait plus d'écriture marquant quel avion arrive où.

Peut-être les long courriers, d'Amérique, arrive à la une, je me suis dit. Emboutaillage: cause de parquing fermé. "Allez au parking long durée!"

De là, j'ai pris CDGVal, un métro gratuit, s'arrêtant bien au Terminal 1, où j'apprends que le AA arrive au terminal 2: exactement au sens opposé. Précisément, 2A.

Mais le CDGVal ne va qu'à terminal 2G, un long chemin à pied, à travers escaliers, corridors, terminaux, tapis roulants qui ne roulent pas, tapis roulants qui roulent et où l'on vous fait savoir brutement "ce n'est pas pour reposer, bougez!", j'ai même pris une fois l'élévateur, mais ensuite il faut encore une fois remonter des marches pour sortir!

Enfin, arrivé à 2A, je regards le pannaux: Retard indéterminé. J'ai attendu, une demi heure pour apprendre: le retard est de huit heures! Revenue aux informations "on ne sais pas, allez aux American Airlines. Et pas aux enregistrements, ils ne savaient pas non plus, à l'achat des billets!

- L'avion vient juste de partir!
- Mais, il devait arriver avant 11 heures!
- Il arrivera vers 19 heures... peut être quelques minutes avant.

Recorridors. Heureusement, entre temps j'ai fait quelques photos pour me consoler, heureusement, je suis revenu en 20 minutes à peine chez moi admirant les fleurs de ma voisine.


Je peux me reposer un bon bout, Susan surement n'a pas pu, pour elle le voyage commence pire, avec une nuit passé où? "Ils se sont surement occupé d'eux, mais ils ont dû mettre les passagers dans un autre avion" me dit-on à American Airlines.


Un couple auxel je n'ai pas résisté.

Heureusement, que les déboires ne sont pas dûs au grêves dans les Airports de France dont j'ai entendu parler ce matin au radio de ma voiture. Juste un petit mal foncionnement, des parkings fermés, des machines des tiquets ne marchant pas. "On ne fait pas de grêve dans les grands airports!" m'affirme l'employé de AAirlines. Non? Je me souviens d'un jour quand on nous a fait descendre du taxi et porter nos bagages nous même avant l'airport, pourtant. Si cela n'arrive plus, tant mieux.

Bientôt, je retournerai à l'airport, maintenant je sais au moins, au parking du T2, j'espère qu'il ne sera ni fermé ni plein vers le soir. En tout cas, j'ai acheté la baguette fraiche et le brie dont Susan avait envie, le reste demain.

Je vous tiendrai au courant de nos autres aventures, au moins, quand tout ne vas pas sur les roulettes, on a quoi raconter!

Enfin!

Enfin, en ouvrant la site flickr, vous pouvez trouver ceci. On peut dorénavant, depuis hier après-midi, utiliser la site d'images flickr en français (ou allemand, italien, portugais ou espagnon, ou etc.) Bonne nouvelle pour tous qui ont hésité à cause de la langue.

Enfin, ce matin arrive Suzanne de New York, elle est partie toute excitée et moi je l'attends de même. C'est sur la site flickr que nous nous sommes rencontrées la première fois. Face à face, nous nous sommes vues une année plus tard. Nous avons passé une journée agréable dans la gare de Washington, puisqu'il faisait trop étouffant dehors de se promener. Il y avait quoi prendre en photo dans cette gare énorme!

Samedi, nous partons ensemble à Shanon, Irlande. Enfin, Irlande!

Depuis longtemps je rêve d'y aller. J'ai lu tellement des belles bouquins qui se passaient là! Je ne veux pas voir seulement ses côtes sauvages, ses petites villes charmants, écouter le musique gaélique dans un petit bistrot, ce que j'attends c'est surtout de l'atmosphere. Et si possible, réussir à prendre quelques portraits des gens rencontrés.

J'ai réussi hier prendre quelques images dans la mauvaise lumière, lors de la répétition de ma petite fille pour la fête des pères.

Mais c'est surtout de cette image étonnant que je suis fière: ce n'est pas moi qui l'est pris, c'est l'appareil. Mais avant et après, j'ai pris d'autres images qui ne sont même pas dignes d'être mentionées. Enfin, à force de persister, mon petite Sony a bien voulu prendre ceci.

mardi 12 juin 2007

Deux femmes

L'une toute petite encore, l'autre déjà a l'âge de la sagesse.

Sortie d'école-02

Au bureau de vote

Deux femmes, toute une vie entre elles.

Pourtant j'ai l'impression qu'il y a le même regard dans leurs yeux et je me suis sentie attachée, j'étais fascinée, par toutes les deux.

Toutes les deux sont aussi pleine d'énergie, d'étonnement envers la vie, même si la petite aura encore pleines des choses à apprendre pour arriver à l'expérience et la sagesse de deuxième.

Nous étions tous

Nous étions tous une fois comme elle, pleine de confidence, de curiosité, de l'innocence. Elle me parle, dans cette regarde. Nous étions, en train de regarder les "plus grands" sortir de leurs classes.

Elle me parle, encore une portrait qui m'enchante!

Et même si il y a une grande distance dans la vie et l'âge entre elles, en quelque chose, elle me rappelle une autre dont j'ai pris le portrait deux jours plus tard dans le bureau de vote, d'une femme qui étonnement, parlait hongrois, tout comme moi. Au bureau de voteJe me suis demandé depuis, ce que dans mon esprit les avait ressemblé.

Je crois que la sérénité dans le regard des deux.

Bien sûr, l'autre possède en plus une sagesse à la place d'inocence, en plus, mais d'après moi, elles se ressemblent! Même si il y a la distance d'une longue vie entre elles.

J'aurais voulu aussi parler des accents aujourd'hui.

J'ai une assez forte accent, en n'importe quelle autre langue que celle hongrois, même si je ne la parle pas depuis longtemps, ou très rarement. Je me disais, "c'est l'oreil musical me faisant défaut", ma fille vient me dire que elle crois son prof qui lui avait dit que c'était la manque de volonté de se fondre, s'adapter.

Se fondre? Peut être je n'en ai eu envie. S'adapter? Je crois pourtant l'avoir fait. L'observation m'a heurté d'abord. Puis m'a fait reflechir.

Combien nous devons oublier de nos cultures, pour qu'on nous voit comme "adaptés"? Que peut-on retenir, qu'est ce que c'est qu'il faut retenir de soi?

Pierfitte, dans un livre avait un magnifique passage sur la traversé des rivières. Ce qu'on prend avec soi, ce qu'on prend sur l'autre rîve. Mais surtout, il insistait sur le milieu, quand il n'y a plus de repéres et quand on depend que sur soi même, et on apprend et on n'oublie pas.

Je suis depuis longtemps sur l'autre rive. Parler avec accent, veut-il dire que je m'accroche trop à l'ancienne?

lundi 11 juin 2007

Un autre rêve envolé

Depuis l'enfance, j'adore les cerises.

Cerise était le logo que j'avais choisi à trois ans, lors mon passage au maternelle.

Cerises étaient souvent les fruits que je trouvais le matin de mes anniversaires près de mon lit, près d'un cadeau.

Le cerisier dans notre cour, c'était un grand plaisir.

Je suivais tous ses stades, les feuilles qui tombaient l'automne, les branches vides l'hiver, les bourgeons puis les fleurs blanches éclatés les unes après les autres.

Printemps dans le cour-07Cerises sur l'arbre

J'ai découverte seulement l'année dernière comment les cerises apparaissent du milieu des fleurs. Traquais les cerises vertes lentement devenant roses, puis de plus en plus rouges. Les photographiais sur l'arbre, ensuite je les prenais aussi sur une assiette.

Sur la table; au bord de la fenêtre; et, souvenez-vous, récemment, même au milieu d'un bouquet
.

Le cerisier est toujours rempli de cerises rouges, mures.

Dimanche 10 juin (7)Hier, après mon passage au bureau de vote, je suis allée prendre ma petite fille: cueillir des cerises. Elle aussi guettait avec impatience "quand elles deviendront enfin comestibles". Nous y sommes mises, chacun dans un autre coin, fait des photos, puis elle me montra laquelle elle voulait encore, là, en haut.

Assises dehors, je me suis mise à les savourer. Elle les regardait avec suspicion. Commença à en manger une tout en l'étudiant. S'arrêtant.

- Qu'as t-il?

- Là! Tu vois!

- Il n'y a rien que la chaire avec rayures.

- Non! Ca bouge, il y a un vers dedans!

Je ne voyais rien.

- Mange, elles sont délicieuses!

Dimanche 10 juin (24)Elle ne m'écouta pas, alla a la cuisine, probablement la jeter. Prends celle-ci, regards, c'est plus mure, toute belle!

Elle regarda, étudia.

- Regards mamie, il y a un trou! C'est par là que le vers entre.

Je ne voyais pas de trou dans la cerise. Je me rappelais du livre que je lui avais lu récemment, avec un verre qui entre dans un melon et parle, fait peur à l'éléphant élevant des melons.

Tout petit, mais làAlors, elle me dit:

-Met tes lunettes, mamie, tu verras mieux. Tiens.

Elle ouvrit la cerise, montra de doigt. Je ne voyais toujours rien. Elle secoua, le vers tomba sur l'assiette. Bougea. Ah!

- Tu as raison! Mais...

Elle pris des cerises une à une, dans la plupart elle trouva un minuscule trou. Mon coeur chavira. Le passé changea. Mes belles cerises qui me souriaient avant, rigolaient maintenant. Se moquant de moi, trop crédule.

Je m'avais déjà vu dans un paradis des cerises, une régale de cerises, à manger, à offrir en abondance.

Mais les plupart de ces belles cerises rouges ont un verre qui bouge à l'intérieur. Je devais me rendre à l'évidence. Jamais plus je ne pourrais regarder une cerise comme avant. M'en délecter, la savourer avec le même plaisir.

C'est une histoire triste, mais mon amour avec les cerises a duré presque soixante-dix ans, c'est déjà énorme. Oublierais-je jamais ce minuscule verre blanc bougeant sur l'assiette près des noyaux que ma petite fille a extrait avec la fourchette noir de plastique du milieu d'une belle cerise rouge?

Nous n'avons plus mangé des cerises.

Le bouquet de ma petit-filleNous avons lu, rigolé, elle a cueilli une magnifique petit bouquet des fleurs et les a arrangé dans la petite vase.

- Pour toi, mamie.

Elle a emporté avec elle pour son frère et ses parents quelques cerises, l'ont ils goutés? En tout cas, ils ne sont venus en cueillir d'autres.

Alice (de Congo)est passé un peu plus tard. Ravie, elle en a pris un grand tas des cerises de l'arbre croulant sous les fruits et cela malgré que je l'avais averti que certains ont des vers dedans. Elle m'a laissé à moi aussi: vais-je jamais les toucher? J'en ai mangé une ce matin, mais ensuite j'ai été secoué par le dégout.

Encore un rêve, encore un plaisir envolé.

Le trou dans... par Julie70.

dimanche 10 juin 2007

Une pivoine?

Arrivant de très loin voilà peut être la pivoine que j'avais promis à Marie.l (j'espère que cette fois c'en ai une). Ce ne provient pas de ma maison: je l'ai trouvé ce matin dans mon group afterclass où on parle aujourd'hui, entre autres, d'arrangements floral. Elle vient de loin, pris par une jeune femme à Japon.

Mais qu'elle soit si riche, comme celle-ci, ou simple et sombrement élégant que cette autre que j'ai appercu, et vous montre plus loin, elles sont toutes belles.

Même mes pavots qui ne durent qu'un jour ou deux.

Three TulipsLes tulipes de l'Angleterre était pris par Monster pour le même groupe.

Bientôt, dans moins d'une semaine, je ferais une pause dans mon blog, j'espère pas longtemps, puisque déjà l'idée à ne pas pouvoir écrire tous les jours me fais mal.

Aujourd'hui, jour des élections en France.

Le fait de ne pas pouvoir voter pour la deuxième tour me manque moins que de louper la Fête de la Musique, le 21 juin. Mais qui sait, peut être trouverons nous des gens qui la fêterons en Irlande aussi?

Je l'ai fêté en écoutant les vieilles chansons que ma fille a commandé et fait envoyer à moi. Les envoyer en vrac coûte moins ensuite. Entre temps, j'ai écouté Brassers, Yves Montand, Salvador, Trenet et pleins d'autres nous ayant attendris, et surtout, une chanson venant de très loin "J'attendrais".

J'attendrais, j'attendrais toujours... furent les premiers paroles en français que j'ai appris. Je n'avais même pas l'âge de ma petite fille, même pas huit ans.

Un vieux gramaphon qu'on devait tourner manuellement pour qu'il joue, sur ma table basse d'enfant, maman me faisant écouter ce disque venant de loin.

Je ne comprenais pas les autres mots, mais la mélodie est entré pour toujours dans mon coeur.

Je voulais l'écouter encore et encore. Les mots "j'attendrais toujours" me fascinaient aussi, maman me les avais traduit.

Elle parlait bien français.

Plus tard, c'était maman fut la seule qui pu parler avec le jeune français évadé des camps allemands et arrivé à Budapest par un canoe sur le Danube. Il est resté avec nous pendant trois mois, nous nous cachions et nous le cachions lui aussi.

Mais maman était la seule pouvoir lui parler.

Moi et lui, nous parlions par signes et nous ne comprenions et aimions bien. Lors une très fort bombardement, quand il s'était refugié dans le cave du voisin, il y est revenu en m'apportant une pomme.

Une pomme rouge et fraiche!

Depuis des mois, il n'y avait grand chose à manger dans notre cave. Ce dire combien le cadeau était magnifique! Je n'ai pas retrouvé cet homme plus tard, ne sachant pas son nom et maman est mort jeune. Mais je me souviens de lui, ivre, pleine de poussière, avec la pomme rouge dans le main : ils croyaient qu'ils allait mourir sous les bombardements et celui qui gardait le cave de voisin a bu avec lui pour fêter leurs derniers jours.

Ils ont survécu, nous aussi. Le souvenir reste.

Et la mélodie qui me vient de très loin et me rechauffe aujourd'hui le coeur: "J'attendrais, j'attendrais toujours, jour et nuit... et pourtant j'attendrais ton retour..."

J'espère, que vous aussi allez attendre... mon retour d'Irlande (même si pas jour et nuit).