samedi 11 février 2006

Chers Parents

C'est le titre de livre que je viens de recevoir par la poste. J’étais émue quand je l’ai ouverte et je suis partie hier vers Paris en y pensant sur la route.

Écrit par Dédé, pseudo Aben sur le Web, ce que j’ai reçu est l’intégrale des lettres envoyées presque jour par jour pendant environs deux ans par un jeune appelé à sa mère pour la rassurer. Et pour lui, tenir contact. Au dessous, c’est écrit : d’Alsace en Algérie.

Comment peut-on écrire un document si important et un vrai chef-d’ouvre à vingt à vingt-deux ans à peine ?

Je me suis toujours demandé comment certains écrivains, poètes, ont pu créer à leur jeune âge des œuvres tellement important. Je n’ai toujours pas la réponse, sinon un don et une disponibilité. Dédé possédait les deux.

C’est dur de décrire tout ce que j'en ressens, d’en écrire sur le blog, pourtant dans moi-même je l’ai fait d’innombrable fois et à chaque fois différemment.

Une fois, j’ai commencé dans ma tête à parler des nos cinq sens. Un bon œuvre littéraire nous fait utiliser les plupart de nos sens en le lisant et ce que j’ai ressenti en lisant ses lettres.

La vue. Je vois devant mes yeux ce berger, identifié trop tard comme tel, courant comme un lapin. Et je n’en dirai pas plus, mais c’est la lettre détaillant ce qui c’était frappé, écrit à chaud, qui m’a lassé l’impression la plus profond et inoubliable. Digne d’une des meilleurs scènes de film, hélas, il s’agissait de vie et mort, de guerre et pas de la paix. « Une pacification musclé » disait Dédé et ensuite, pendant cinquante ans il a tout fait pour oublier, ne plus y penser. Puis, il a retrouvé les lettres qu’il avait écrit dans une boite de chaussures dans lesquelles sa mère les avait rangé, soigneusement.

L’ouïe. On entend les crépitement des mitraillettes, des gueulades des caporaux, des… oui, on entend avec le jeune appelé, on vit avec lui ce qu’il vit. Et aussi les accents des Alsaciens, la façon de parler des « pacifiés ».

Le toucher. Il parle aussi des matériaux, textiles ou tanks oui, on les touche presque avec lui.

Le goût. Il décrit souvent les repas prise et aussi ce qu’il lui manque, ce qu’il voudrait en paquets.

L’odorat. Ah, l’odorat est plus fortement dedans que dans beaucoup des œuvres. Certains contingents, qui ne se lavent pas, d’odeurs inhabituelles qui le dérangent, et puis… aussi incroyable, en 1956 il n’y avait pas encore des toilettes près de la caserne ! (Je ne crois m’avoir trompé, n’est-ce pas ?)

Une autre fois, je me suis décidée à commencer en décrivant les livres que j’ai plus appréciés :

La guerre et le paix de Tolstoï, chef d’ouvre classique de la littérature pour toujours, découverte à 16 ans mais relus plusieurs fois depuis.

Les quarante ans de Musa Dagh, de Frank Werfel, magnifique description fictionnelle de massacre des arméniens dans la Turquie, que j’avais lu juste après la deuxième guerre mondiale. Après l’avoir lu, tous mes problèmes me paraissaient minuscules et sans importance vraie. Il l’a écrit avant le Holocauste, comme s’il aurait ressentit déjà ce qu’il allait se passer aussi dans sa patrie.

Les Journaux de Victor Klemperer, écrits entre 1933 et 1945, qui m’avait laissée aussi un souvenir inoubliable, sur sa vie de juif de plus en plus persécuté, survivant près d’une épouse chrétienne malade qui trouve des forces en elle au besoin. Ce professeur de littérature franco-italien, a osé mettre tout ce qui se passait autour de lui sur papier, (même si de temps en temps il allait chez deux amis pour les cacher) donne une fresque et document, même si, sa lecture devient plus dur de temps en temps justement à cause de foisonnement des détails. Néanmoins, il écrit avec telle sincérité qu’on continue à être avec lui, malgré son caractère pas toujours très beau qu’on ressent de ses écrits. On voit tant les allemandes qui disent « j’ai peur » d’aider, de protester, etc. que ceux qui l’ont aidé et ont soufferts, les jeunes qui s’en moque de son étoile jaune et le vieux monsieur qui vient lui serrer le main, et, pendant le temps qu’il avait encore le droit d’utiliser le tramway, ceux qui lui tournent le dos pour ne pas le voir.

Oui, et le quatrième dans ma liste sera Chers Parents de Dédé.

Ainsi vous comprenez où je le place.

Edité, je suis sûr qu’il deviendrait un best-seller. Parce qu’il est très bien écrit et c’est aussi un document et quelque chose qui vous fait penser, réfléchir. Non seulement sur la guerre, la paix et ce que France a fait, mais aussi sur l’armée tel qu’on l’avait pratiqué depuis des centaines d’année, tel que tous les appelés l’ont vécu, mais personne ne l’a mieux et plus minutieusement et intéressant en même temps décrit. Il était tout en bas, un bleu, mais aussi plus tard, promu de l’autre côté. Il a réussi rester homme et bien en tout circonstances, tout en faisant son devoir.

Mon fils m’en avait parlé un peu en 1990, de ce qui se passe dans l’armé, mais c’est Dédé qui m’a fait vraiment vivre avec lui, le vraiment ressentir, et y faire réfléchir encore.

Mais le message de ce livre va nettement plus loin, il s’agit de l’humanité et des relations les uns avec les autres, un très vaste sujet de discussion.

En tout cas, vous comprendrez: « j’aime ces lettres! »

Je l’avais lu d’abord sur mon ordinateur, et j’ai recommencé à les relire sur la forme de livre que je l’ai reçu. Dédé, maintenant, cinquante ans plus tard, tient un blog, a ouvert un deuxième. Il hésite. Publier ou non, ses lettres. Le offrir au publique, ou non. Aurait-il des lecteurs ? Prouvez-lui, il aura en allant sur son site, en lui laissant des message ou tout simplement chez moi, en commentant ce que je viens d’écrire.

Comment peut-on douter, alors que je vous décris la valeur tant littéraire que de document de ses lettres ?

Nous pouvons tous douter, à ne pas oublier non plus les dernières mois passés en Algérie et la valeur choquant de tout qu’il décrit pendant ce temps. Lui aussi, comme Klemperer, comme Werfel, n’avait pas peur, j’admire son courage. Je me suis dit souvent en lisant une de ses lettres « avait-il jamais pensé ce qu’il lui sera arrivé si un de ses supérieurs aura ouvert et lu ? » Et c’est ce courage de dire, et le dire avec des détails, qui fait la valeur aujourd’hui et qui le fera encore longtemps.

Je crois, qu'il fait partie de ses lectures dont on peut dire "on n'en ressort pas comme on y est entré".

jeudi 9 février 2006

Il y croyait


comme moi jadis, ce jeune que j'ai rencontré à son sortie de la siège de partie communiste français avec le drapeau rouge dans un main et une affiche dans l'autre croyait.

Très gentillement, il s'est arrêté un tout petit temps pour moi pour que je prenne la photo, mais ensuite, il m'a dit "je ne peux plus, excusez-moi, je dois suivre les autres.

Comme moi alors, il suivait.

- Et pourquoi vous manifestez?

- Contre la précarité d'emploi des jeunes.

C'était une dimanche matin, place Colonnel Fabien. J'avais rendez-vous avec Giulia, la Julie mi-italienne m'a donnée, avec une sourire au coin rendez-vous ce jour-là devant la siège du partie communiste.

Comme d'habitude, je suis arrivée avant elle et j'ai profité pour photographier la place, les imeubles et la sortie de métro, les reflets dans les vitres des maisons. Puis les gens, comme d'habitude. C'était aussi la nouvelle année chinoise et la première photo des gens que j'ai prise ce jour-là étaient trois jeunes chinois très sympatiques, eux aussi. Non, ils n'allaient pas à manifester, ni pour la précarité, ni pour l'année nouvelle: ils se rassemblaient pour aller faire la fêtes chez un d'eux. Puis, j'ai prise la photo de gens allant, je crois, vers la siège de parti, mais c'est cette image de jeune que j'aime le mieux.

Jadis, j'allais moi aussi manifester avec joie, le 1e mai, le23 août et le 7 novembre : j'avais quinze ans. Mais déjà, à dix-sept ans, la joie c'était transformé en devoir (c'était obligatoire) et plus tard, je faisais comme les autres et prenais le clef de camps aussitôt passé la tribune, ausstôt que cela ne constituera plus un mauvais poing dans nos fiches de cadres.

A seize ans, j'étais conducteur de jeunnes pionniers de l'école hongrois de Bucarest et on m'avait dit que tous les écoles éthniques passeraient tout au début de matinée devant la tribune, nous avons donc dû rassembler les enfants dès cinq heures de matin. Mais les mot d'ordre changea et nous ne passâmes finalement que vers midi. C'était dur, tant pour moi que les gosses.

Ce post est aussi un clin d'oeuil à Berlioz, ayant écrit un note sur la précarité. On propose seulement deux ans pour les jeunes qui n'ont pas eu aucun travail et, on peut les concédier pendant ce temps, n'importe quand.

Je n'ai jamais pratiquement eu d'emploi 'sure et stable' et à partir d'une partie de ma vie, toujours seulement par contract d'un an, renouvellé ou non. Je sais, que veut dire "précarité" vraiment. Commencer à trembler vers la troisième partie de année "que ferais-je si..."

J'étais aussi de l'autre côté, "patron et offreur d'emploi" et j'ai fait démarrer pas mal des jeunes dans leur premier emplois et leur avais appris à utiliser les micro-ordinateurs. "Aprés" ils ont tous trouvé de travail facilement. J'ai aussi vu, qu'il y a des merveilleux éléments apprenant vite, mais surtout plein de bonne volonté, mais aussi de ceux qui font semblant de travailler et même, certains qui ne font même pas semblant. A l'époque, la période d'essais d'une mois paraissait même trop long pour certains entre eux!

Ce n'était de bonne coeur qu'on concédie quelqu'un, au moins pas pour moi, mais ma société très petite et très fragile, n'arrivait pas à payer, survivre, avec quelqu'un n'apportant pas quelque chose productive, effective à la société. Je n'étais pas non plus douée, quoi qu'on disait pendant les premières années de "faire de l'argent" même si j'avais du flair pour trouver des produits intéressant à importer et même pour les vendre. Je ne pouvais pas porter tout le fardeau sur mon dos, j'avais besoin d'autres pour m'épauler.

Au début, je travaillais seule. Puis, j'ai prise une aide comptable à mi-temps pour m'aider à débrouiller les problèmes administratives et déclarations obligatoires. Après une année, un jeune étudiant est entré en m'offrant un journal à acheter, il essayait d'arrondir les fin des mois en allant de porte à porte, avec des manières très sympa. Je l'ai engagé et pendant quatre ans il était mon "vendeur" allant dans les boutiques vendant des materielle informatique, mais aussi participant activement dans l'entreprise, tant que son temps d'études et ses études lui permettaient. Puis, il est parti travailler pour Apple qui lui avait offert des meilleurs conditions.

J'ai aussi offert de travail à un jeune, fils d'une amie de mon premier mari, il est aussi parti travailler dans une boutique d'informatique "parce qu'il savait déjà pas mal". Chez nous, c'était son premier emploi et il faisait semblant de travailler toute la journée à notre comptabilité. Ce n'est qu'après son départ que j'ai découverte, stupéfait, qu'il n'a fait que semblant et que (n'ayant plus des moyens de payer pour cela un vrai comptable) j'ai pris une année entière de tout refaire bien (ou passablement, parce que ce n'était mon domaine).

Puis, d'autres, n'ont pas duré plus d'un jour ou une semaine pour que Betty, ma secrétaire fantastique, trilingue, jeune mère d'un bébé, me disent "cela ne va pas aller!" Elle était meilleure juge que moi et hélas, avait toujours raison, même quand j'insistais à tester encore. Mais même la jeune fille, enfant des boulangers, qui n'a pas passé plus d'un mois chez nous est repartie trouvant aussitôt de travail à la poste: elle savait déjà utiliser l'outils informatique, faire des mise en page, utiliser les feuilles de calcul, se mettre à Macintosh ou PC, mais surtout ayant appris la terminologie nécessaire pour en parler.

En m'y mettant, je ne savais pas de quoi je vais parler ce matin, mais voilà, je vous dévoile une partie de ma vie, toute une période qui était arrivée après qu'on m'avait déclaré froidement que j'étais trop vieille, femme, non d'origine français, etc. et que je trouverai très difficilement de travail dorénavant. Je suis devenue d'abord enseignant à travail temporaire alors, puis créateur d'entreprise et importatrice des produits micro-informatique.

Merci, jeune divorcée de m'avoir invité à répondre aux quatre questions, en y réfléchissant, plusieurs portes se sont ouvertes en moi! Merci Berlioz aussi et à Giulia, tous les trois vous avez contribués, m'avoir aidé à rouvrir tout un pan de ma vie.

Les quatre... mes réponses

Hier matin, je lisais une chapître d'une livre par B. Goldmann sur l'écriture, dans laquelle elle disait qu'on écrit à plusieurs "cercles concentriques" et aucun n'est "mieux ou plus" que l'autre, "l'eau est l'eau, qu'il coule du source, ruisseau, fleuve ou qu'il arrive dans l'océan".

La première, disait-elle, quand on écrit pour une seule personne, qu'il soit soi-même comme dans un journal intime ou à un autre comme dans une lettre. D'après mon expérience, même le journal je l'écrivis dès ma première enfance en pensant que je le lirai plus tard à quelqu'un, même si ce quelqu'un changeait de temps en temps dans mon esprit.

La deuxième, c'est un cercle des connaissances ou d'amis, et j'ai presque l'impression que les blogs font partie de cela, parce qu'avec le temps, on se connait de mieux en mieux nos lecteurs. Et la troisième "le monde en large".

Chaque lecteur ou cercle de lecteurs vous apporte des joies et des souffrances disait-elle ensuite et de chaque plaisir de reconnaissance ou douleur de négligeance ou critique, on apprend. Tous sont bienvenus, quand on réfléchis plus tard.

En plus, ce qu'on lit, entre aussi, plus tôt ou plus tard dans nos textes, puisque avec le temps, si les propos nous ont évoqués une réponse, un écho, nous les porterons avec nous.

C'est de cela et comment la lecture, écriture, échange dans les blogs m'ont aidé depuis une année que je voulais écrire ce matin, mais...
La jeune divorcée m'a surprise hier en me lançant un défi à répondre à des questions. Je suis la dernière entre quatre à y répondre, mais voilà.

4 jobs que j'ai eus dans ma vie:

Technicienne chimiste, c'est ainsi que j'ai commencé à 18 ans mes années de travail, même si les années de Roumanie n'ont pas été officiellement reconnues dans le calcul de ma retraite, j'ai travaillé ainsi pendant tout mes études (six ans) sans fréquentations de l'école polytechnique, section chimie: je voulais devenir (ou mon père le voulait?) ingénieur chimiste...

Travailleur à la chaîne en remplissant des petites fioles d'essence des briquettes, puis, parce qu'on a trouvé que c'est "trop haut niveau" pour moi "ennemi de peuple", de coller des étiquettes sur lesdites fioles et les ranger dans des boites de cent, pendant plusieurs mois, jusqu'on n'a pas trouvé, qu'une "ennemi de Elena C" n'a pas le droit même à ce travail. Ensuite, j'ai dû rester à la maison pour deux ans (pendant laquelle j'ai étudié l'anglais et le français)

Chef de laboratoire de chimie, c'était pendant six ans à Ham en Picardie, une des jobs le plus agréable que j'ai eu représentant un challenge pour moi. Heureusement, puisque en même temps, cinq des premières six, j'étais très malheureuse dans le ménage.

Créateur d'entreprise et importateur des produits micro-informatiques: c'était très loin de tous mes autres métiers (j'en ai eu plus de quatre!). C'était après quelques années passés aux états unis où j'ai pris de courage comme femme et aussi comme personne humaine en générale et j'y avais sautée dedans après qu'on m'avais déclaré "t'es trop vieille (47 ans) t'es pas d'origine française, t'es trop femme, t'es etc. pour retrouver de travail" .

4 films que je pourrais regarder encore et encore:
  • Mélodie de bonheur
  • Pygmalion
  • Les uns et les autres
  • Z
4 endroits où j'ai vécu:
  • Cluj (Kolozsvàr en hongrois), lieu de naissance et lieu d'enfance (jusqu'à 14 ans)
  • Bucarest, Roumanie que je n'ai jamais vraiment aimé, jusque 28 ans
  • Rockville, près de Washington DC, que je considère encore toujours "mienne" et où j'étais heureuse pour trois ans après mon divorce
  • Paris, pour 22 ans, sur la Butte Montmartre, que j'ai dû quitter il y a pas longtemps, mais aussi des nombreuse autres lieux
4 émissions TV que j'ai regardé jadis, puisque maintenant je fais partie des peu qui n'en ont pas, par mon propre choix
  • Ed le cheval vers 1967
  • l'émission avec les chansons dans les années 1976
  • Actor's studio dans vers les années 1998
  • et puis, et puis... c'était loin, je ne me souviens plus des titres
4 endroits où j'ai passé des vacances:

Okrakoke, l'île, sur Outer Banks of North Caroline où j'ai découverte la première fois les étendues de bord de mer où j'étais (ou nous étions) seuls sans les autres que des oiseaux sauvage et de sable fin et de soleil

San Francisco, j'ai aimé ses maisons colorés, les collines, l'atmosphère de petite ville et aussi les petits restaurants chinois pas chers, j'avais trouvé un hôtel "Iroquois" pas cher non plus et en plus, souvent Mac-Expo intéressant

Transylvanie, où j'ai passé le juin dernière une mois enchanteur, en parcourant en voiture des lieux connus et inconnus, en parlant avec des gens roumain, hongrois, en ayant un très bon contact avec tous le monde, en me sentant à la fois "chez moi" qu'en tant que "voyageur", non pas "touriste"

Okinawa, île entre Japon et Taiwan, ile enchanteur et lointain, le plus loin que mes pas "avion" m'ont jamais mené, avec leur gens ne voulant parler que leur langues que je ne comprenais pas, manger des menus que je devinais seulement, où je me sentais bien et dépaysé en même temps, et j'étais... en voyage "prè-noces" puisque quelques mois après, j'étais marié avec "lui"

4 websites que je visite régulièrement :
  • Amazon où j'achète la plupart de mes livres était aussi le site où je passais beaucoup de temps avant les blogs
  • Tous les blogs de mes liens que je visite jour par jour et je ne ferai le différence entre les uns et des autres quotidiens
  • Flickr, où je vais tous les jours et passe pas mal de temps dans divers groupes et avec différents contacts et liens
  • le quatrième????? sera le futur site peut-être, mais j'aime mieux me promener de lien en lien
4 aliments ou plats que je préfère :

"avant" mes problèmes avec mes dents, j'aurais dit "pomme"
j'aime le poulet, le cuisse surtout et c'était depuis l'enfance mon préféré
j'aime les fruits, tous les fruits pratiquement (maintenant, les plus mous)
Et encore? trop, les bons gâteaux et le chocolat, trop pour ma ligne (quelle ligne???)

4 endroits où je préfèrerais être là maintenant :

je voudrais être de temps en temps et plus souvent près de Rockville où habite maintenant encore ma fille, mes trois petits enfants, mon bru et où je connais tous les bibliothèques et librairies, restaurants et boutiques et m'y sens bien toujours, mais pas y habiter, qui sait d'ailleurs

De temps en temps aller et plus souvent, à Kolozsvàr (Cluj-Napoca maintenant) que je viens de retrouver, mais pas y habiter longtemps

Découvrir New Zélande: depuis que j'ai des contacts aux flickr vivant là et j'ai vu, j'ai vu

Aller en Irlande et en Colorado, mais j'irai, j'irai! je ne sais pas encore quand, je cherche quelqu'un avec qui aller peut-être, mais finalement, j'irai aussi seule

4 blogeurs à qui j’envoie ce questionnaire :

François et fier de l'être
Coyote des neiges
Marielle
Frankie
Qui encore qui veut 'jouer le jeu'?

Après avoir terminé la questionnaire "tel quel" je me suis posée deux questions:
1. Pourquoi pas dire les quatres livres préférés et pourquoi tous 4 et pas 7 par exemple?
2. Nos réponses, en plus de nos copains, n'iront pas à alimenter une statistique, une surveillance de nos habitudes et désirs pour les futurs annonceurs ou spammeurs?

Avec le cercle deux, de mes connaissances, je partage volontièrement pas mal des choses, mais sur le web "du monde en large" il y a aussi qui ne cherche pas qu'à profiter de nous. Bien, oublions-les et ne pensons qu'à des copains.

De toute façons, quand j'écris, je pense à une cercle restraint ou une seule personne, tout en espérant qu'il intéressera un peu plus. Et souvent, j'ai la joie d'une commentaire venant des lieu ou personnes nouveaux, fascinants. Je voudrais retrouver par exemple, cette camioneur de Canada qui écrit un blog intéressant, en français, et pendant qu'elle se promène avec son mari par tout les Etats Unis avec une énorme remorque, toujours différent. Quelqu'un sait-il son adresse blog?

mercredi 8 février 2006

Un lieu de rencontre et des découvertes

La site flickr d'image est beaucoup plus qu'un lieu où je peux mettre et faire voir mes images ou voir celles des autres et les commenter si on en a l'envie. Entre autres, j'ai plusieurs groupes (certains que j'ai même créé) dans lesquelles nous échangons des idées, pratiques ou théoriques sur des nombreux sujets.

Je peux aussi quand je vois une image qui m'emeut, le mettre "à côté" entre mes "favorites" et les revoir plus tard. Je viens de regarder les deux dernières pages de mes favorits (j'ai déjà vingt) et de nouveau, être émue, troublé par la plupart des images qui s'y trouvent.


Alex (Algo) est toujours prêt à prendre une photo, même quand il était en voiture, conduisant cette dame de 100 ans, d'un coup, les rayons de soleil sont tombés sur la main tenant son sac, et voila, une des images qui m'ont le plus émue pendant la dernière année. Et il termine en disant "quelle chance!" quand en réalité, il était tout préparé à celle-ci.

C'était une "ancienne" de mes favorites sur ma site flicker, je m'en suis rappellé, parce qu'il a laissé un commentaire sympa sur ma dernière image, mis sur la site hier soir.


Celle-ci, de Bookmonger prise récemment dans une boutique des vieux livres au Nouvelle-Écosse, je viens seulement de le découvrir ce matin. Je voudrais y être, comme il était, raconte-t-il, assis par terre, en fouillant entre les livres, en cherchant ceux qu'il voulait, (ou ne pouvais resister, comme moi souvent) à ne pas l'acheter.

J'adore les livres, et ce tas me dit, me parle, m'interpelle.

Alors arrive d'un coup une visage qui me fait preque "changer mon passé", une belle petite fille avec des taches de rousseur sur le visage, comme celle-ci. Et moi, qui croyais que tous les enfants ayant des taches de rousseur (comme moi) étaient moches!


Et voici, pour vous à choisir entre mes images favorits, la dernière page et voici la première page (j'ai accumulé au cours de l'année dernière déjà 20) avec les premières photos choisis, d'y il a une année: je peux y revenir et d'un coup, vous aussi. Ce sont tous, portraits, paysages, etc. des images qui m'ont profondément émues, et quand je les regarde elle m'emeuvent encore et toujours. Quelque chose en moi vibre de nouveau quand je les regarde.

Sur la site flickr, on peu aussi chercher des images par les mot clés, (tag en anglais), tant les mots clés d'une personne ou sur le flickr en général, en les triant par divers critères. Et bien sûr, chacun de nous peut choisir ses contacts, et leurs dernières photos mises sur flickr vont apparaître dans notre site personnel (un ou quatre de chaque, à la demande (les auteurs de ces trois images sont bien sûr entre les miens).

Mais les possibilités ne se limites pas là!


Je vous conseil de faire un détour et découvrir à votre guise.
La visite est gratuit mais même l'inscription, pour une quantité limité des photos par mois. Mais devenir "pro" n'est pas cher non plus, j'ai la possibilité d'ajouter 2 gigas en plus chaque mois, pour seulement 28 euros pour toute année. L'important est qu'on peut voir des images de tout le monde et très différentes les unes des autres (mais aussi s'y perdre passionnément) et découvrir d'autres façons de s'exprimer, comme ci-contre, dans cette ancienne image de "jrparis" le pseudo de Jean (du blog l'homme qui marche) qui me parle encore aujourd'hui.

Le plus important encore est qu'après avoir regardé certaines images, on voit la monde autour de soi autrement. Non seulement le futur, mais aussi le passé.

Les images, en ordre, ont été prises par :
Alex (Algo) : "main de 100 ans",
Bookmonger : "pile"
Breaveheart : "il y a de l'ombre sur mon visage"
JRParis : "dry gorgon"

mardi 7 février 2006

La Savoie d'André Kertesz


Je vous recommande à tous cet bel album, avec des photographies magnifiques et souvent inédites, datant d'avant ma naissance. Plusieurs de ses images, pourtant découvertes juste il y a quelques jours, m'ont resté dans mon coeur et je les porterai toujours avec moi. "Des moments décisives" mais surtout des portraits pleines de tendresses des vieilles femmes usées des montagnes et pourtant, certaines d'entre elles souriant avec tant de bonheur.

On peut tellement apprendre en les regardant, ses images!

C'est la fruit d'une passion que Pascal Lemaître a eu pour André Kertesz (photographe d'origine hongrois). Le suivant pas à pas, Lemaître a parcouru les livres qui parlent de Kertesz et montrent ses photos, puis il a sorti de la phototeque français, auxquel André Kertész a laissé une grande partie de ses photos, des clichés époustouflants et souvent inédits. Il est ensuite allé dans le Savoie, 75 ans après que Kertész y a fait ses photos, en suivant les pas de ce dernier, en rencontrant lui aussi des gens dans une village restée toujours sans route, tout en haut de montagne, en découvrant qui étaient les personnes dans les images, en y mettant un nom sur la plupart d'elles.

Non seulement, nous suivons sa route de découverte, par ses récits, mais voyons les résultats d'une tirage fait avec énorme soin et art par Jean-Pierre Haie et lisons, comme introduction les découvertes des deux historiens de la région.

J'ai acheté ce livre album pour offrir, mais je n'ai pu m'y résoudre de m'en séparer, j'ai dû en acheter un autre exemplaire. C'est un livre à voir et à revoir et en plus, il montre un portraitiste et "documentaliste" hors pair et plein de tendresse pour ses sujets.

"Comment a pu communiquer André Kertesz, parlant le français son accent fort avec ses savoyards qui parlaient surtout le patois?" se demande Pascal Lemaître.

Je peux répondre, deviner. D'abord, les montagnards et montagnardes ressemblaient aux paysans hongrois des villages que André Kertész sillonait déjà avant son arrivé en France. Mais surtout, les yeux et les gestes parlent d'eux mêmes et disent "je vous apprécie!" On le voit des yeux et visage remplis de bonheur de cette femme par exemple.
(Photo d'une partie d'une photo du livre).

Je ne savais pas, jusque maintenant, que j'essayais à faire des images "à la manière de"... mais je savais déjà que je m'approchais, moi aussi de mes sujets avec tendresse.

lundi 6 février 2006

A voir et revoir

Do not take me!Je voulais parler ce matin du chapeau (mais du mien), mais je n'ai pas trouvé le courage, il va rester pour une autre jour, peut-être demain je vous dirai où et comment j'ai acheté mon chapeau noir.

Aujourd'hui donc, je vais vous parler de mes découvertes, des sites, photoblogs et blogs que j'ai visité ce week-end, et vais continuer à la faire.
Pourtant, j'avais décidé à ne lire que les blogs personnels français, mais avec le blog de RIRI que j'ai mis aussi dans mes liens déjà, j'ai commencé à faire l'exception à la régle. Nous avons découverte ensemble qu'on est toutes les deux originaires de la Roumanie, et elle a habité et étudié pendant dix ans à Orsay, pas loin où je travaillais jadis. Avec son mari, d'une origine très différente de la sienne, ils sont parti au Canada et finalement, restés là "parce qu'on regard moins la différence entre couleur et origine là-bas" elle écrit.

Hélas, elle vient de avoir un accident de poigné, très douleureuse. On la lit en anglais, mais on peut lui écrire bien sûr en français, Riri est parfaitement trilingue.

Je l'ai découverte à travers la site (et groupe flickr du même nom) UTATA, site en anglais aussi. Je viens déjà de passer pas mal de temps sur ce site magnifique, que Riri ménage de point de vue informatique (et probablement plus). Ce site, est jusqu'à maintenant, la plus intéressant que j'ai trouvé sur des photographies, des photographes, avec des magnifique images (oui, celle de Jean (de l'homme qui marche)et aussi des discussions très intéressants autour des thèmes variés. Je le recommande vivement à tous lisant anglais.
Merci à Jean, qui a écrit de mon photoblog dans le sien, que je venais d'ailleurs de découvrir récément, et à travers sa note, j'ai eu des visiteurs et commentaires. En allant vers un autre photoblog de Jean "couleurs", j'étais frappé par la maitrise des lumières et ombres, et de nouveau, rendu très humble.

Les photoblogs découvertes ce weekend m'a convaincu qu'une image en grand format parle différément, et je vais mettre une place spécial dorénavant aussi aux photoblogs, près de mes autres liens.

Les blogs ci-dessous sont bien français et personnelles, et je vous remercie de m'avoir laissé une message et par ce fait m'avoir permis de vous découvrir:
Mon horizon s'élargit donc, mais avec la problème de temps que cela va me poser. Se disperser n'est pas bien non plus. Et ne croyez pas que je vais oublier mes anciens blog-potes! Je vous dois tant! Et de nouveau ce weekend, Coyote est venu m'encourager.

Quand j'avais déchargé un grand quantité de texte sur mon journal-blog, me disant qu'elle l'a lu d'une seule haleine et que je dois pas m'aviser à attendre en mettant la suite! Merci Coyote, merci Jean et merci à tous qui me faites sentir à ne pas être seule au monde et me rendez du courage quand des fois, cela s'éloigne de moi.

dimanche 5 février 2006

Qui a besoin de vidéo?

Avons-nous besoin de vidéo, je me suis demandé ce matin, encore avant sortir du lit. Mais à quoi cela sert?

Ca dépend.

Je pouvais dire tout simplement:"J'étais retournée près de lieu de mon ancien travail, mon quartier chéri", texte simple. Ou mettre une dialogue, racontant ce que nous avons parlé, un petit récit anecdote pour vous amuser un peu plus.

Allant un peu plus loin, une image en noir et blanc, comme jadis, ajoute peut-être (ou non) un intérêt ou précise ce qu'est plus dur à expliquer en mots.
Mais pourquoi "noir et blanc"? C'était jadis.

Maintenant, on peut ajouter d'autre détails à ma description, en la mettant en couleur.

Après rue Duc, je suis allée près du marché Poteau, boire une café, en s'y approchant j'ai apperçu une dame au beret rouge. Ici, les couleurs prennent leur importance, il aurait été dommage de les prendre seulement en nuances de gris.

Mais pourquoi s'arrêter alors dans le chemin?

J'ai fait une petite vidéo, en combinant plusieurs images prise dans la même époque, septembre 2004. Est-ce qu'il donne des informations supplémentaires?

Paris pourpouri
Vidéo envoyée par julie70
Duré: deux minutes
Je ne suis pas sûr qu'il ajoute quelque chose à ma note, autre que se demander, ensemble, quand on peut ajouter, quand on le doit plutôt, une vidéo à une note donnée. Pas trop souvent, en tout cas, je crois que surtout quand cela ajoute quelque chose à notre propos, comme ici, ou pour experimenter un peu.

Quand nous avons pu la première fois changer les polices de caractère, nous l'avons fait en abondance et sans retenu, ouh c'est laide, laide - mais amusante quelque fois. Avec le temps, nous avons compris à ne pas le faire que rarement, d'autant plus important quand on le fait, n'est-ce pas? Je promets que je vais dorénavant aussi réfléchir plus quand je mets ici une vidéo (et je les réserverai plus pour mon photo-blog, ou les laisserai sur la site vidéo tout simplement.

Mais avec le temps, je suis convaincu que nous allons utiliser de plus en plus les séquences vidéo, le son, comme maintenant, les images couleur ont de plus en plus remplacé le gris. N'importe, le texte restera toujours important et peut-être, même primordial.


Aujourd'hui, j'ai changé cette note vers midi, en mettant, à la demande des parents de mes petit enfants d'autres images et vidéos à la place des enfants, et, en changeant en conséquence les mots, mais pas le propos que je voulais faire passer.