jeudi 10 juillet 2008

Traversées

Le temps des décisions et action est arrivé.

Les quelques meubles venant de mes parents sont partis, en fait ils appartient déjà au mes enfants. Plus de vingt petits caisses des livres aussi. Mais presque rien d'autre.

Last days - sortie d'école vendredi (54)Arrivé en quelques jours à 74 ans, pas longtemps après je traverserai le Tunnel de la Manche. Mon fils et belle fille ont préférés utiliser le bateau pour le traversé. Chacun de nous marque le passage autrement.

Je crois qu'il y a une symbolisme différent, et positive à chaque fois.

En tout cas, en train, même si on annonce seulement deux heures, partant d'où j'habite cela m'avait pris nettement plus la dernière fois. Prendre un bus, un train, puis des corridors sans fin pour arriver à la gare de Nord, m'avait déjà pris plus de deux heures en soi. Et en plus, il fallait arriver une heure d'avance!

En voiture, ce qui permet pour moi de prendre des bagages lourds sans les trimbaler ou payer en plus pour le poids ou nombre, le guide Micheline dit 2 1/3 jusque Callais et 1 h de Folkstone à Londres. Bien sûr, à cela on doit ajouter une heure de traversé du tunnel, cela me parait long en voiture mais c'est le train qui le transporte si j'ai bien compris, et les temps d'attente. On verra.

En tout cas, quelque chose nouvelle à expérimenter.

Et puis, le tunnel s'est le progrès, le nouveau, le lien que je veux sentir entre les deux pays.

Partir en bateau, c'est souligner la rupture, de départ, quitter l'ancienne et aller vers quelque chose différente. C'est aussi fantastique! Je vois déjà ma famille au bord de bateau regardant les côtes s'éloigner, et ensuite les autres, pas si longtemps après, s'approcher.

Hélas, pour moi, la mer agité souvent entre la France et l'Angleterre, avait été néfaste à chaque fois que je l'avais traversé. Pour quelques minutes à peine de traversé, j'étais malade ensuite des heures. Mon estomac proteste au vagues.

J'espère qu'ils ne resteront qu'avec des bonne souvenirs de l'aventure de la traversé ensemble. Bien sûr, aussi, que mon traversé, quelques jours plus tard, se passe sans trop de mal.

J'espère qu'on va démarrer dans la vie nouvelle, l'épisode prochaine de notre vies, autant en sachant que c'est un nouvelle départ qu'en prenant nos cultures avec nous, prête à apprendre celui de l'autre.

En effet, la façon que les anglais sont éduquées, comme ils voient le monde et eux même, fait que le faussé entre nous deux, (je me considère français pour le moment) est beaucoup plus grand que la courte traversé laisserai croire. Je suis en train de lire un livre acheté il y a trente ans et retrouvé récemment: Comment vivre chez les anglais par Bernard Gille. Bien sûr, en trente ans des choses ont changé tant en France qu'en Angleterre, mais pas en profondeur. Je ne crois pas.

Pleines des choses intéressantes à découvrir. Bientôt! Ce n'est plus une départ pour moi, puisque je pense déjà à l'arrivée. Non pas au difficultés matérielles, "mineurs" sinon importantes bien sûr, comme trouver une place à loger, etc. mais surtout au joies des découvertes d'une nouvelle culture que cet étape nouvelle de ma vie m'offrira.

Que des choses je n'ai découverte en arrivant en France! Mais de cela une autre fois. La 74e année de ma vie, je la passerai, en majeur partie en Angleterre. J'y crois maintenant. Je commence même à m'y réjouir.

mercredi 9 juillet 2008

Fille et mère

C'était hier après-midi, elles sont passées me voir.

Elle est arrivée de Maroc, sa fille je la vois de temps en temps, elle habite pas loin. "Si tu peux faire une grande photo, comme tu l'avais pour mon mari" me demanda-t-elle.

Aujourd'hui, elle est venu donner un coup de main, et j'espère bientôt elle retournera encore.

Tout qui devait sortir et partir vendredi à Londres est partie de ma maison, tous mes livres préférés et quelques meubles venant de côté de ma mère. Sinon, juste deux oreillers, une couverture, un drap, et quelques pulls d'hiver.

Le reste de mes affaires d'été je les prendrai avec moi ainsi que tous mes journaux intimes.

La maison n'est pas resté longtemps vide, j'ai aussitôt réarrangé pour que cela parait sympa. Non, pas fini du tout. J'ai craqué, dos au coussins, je préfère "jouer" à l'écriture pour un temps.

Temporaire? Pour longtemps? Je n'ai aucune idée. Je reviendrai souvent, je crois, au moins arranger tout ce qui reste en suspense. Et ne me demandez pas 'quand' je partirai, probablement un jour la semaine prochaine. Si je peux encore bouger...

Mais le moral est au beau fixe!

Aujourd'hui

C'est l'orage qui s'approche, c'est le déménagement qui arrive jusque chez moi, probablement, dès ce matin.

J'ai trouvé que le ciel changeant avec ses nuages gris était juste le bon fond pour montrer un peu ce que je ressens.

Courageuse, oui, mais j'ai eu mal à l'estomac, qui manifestait ainsi mon tourment intérieur que je ne veux pas reconnaître. Admettre.

Il y a plus brave que moi et plus efficace!

Hier soir, ma belle fille est passé chez moi, chercher son téléphone portable disparu dans le tourment, mais finalement, elle a fait place net, tant dehors devant la fenêtre que dans le salon: "pour qu'ils y a de place de travailler".

Elle a vu qu'il n'y a pas beaucoup de place, ça je l'avais vu moi aussi, mais elle a aussi su en faire davantage. Après leur passage (ma petite fille est aussi arrivée et repartie heureuse avec une rose et un petit insecte trouvé dans le jardin) j'étais plus rassurée. Mais aussi un peu plus inquiète: j'avais compris encore davantage que le départ est imminent.

Tout aurait était bien, est je me suis endormie assez tôt, si mon fils ne me téléphone pas avant minuit: elles ne sont pas arrivées à la maison. Nous nous sommes fait de mauvais sang, lui attendant, et moi, ici de loin.

Heureusement, quelques minutes plus tard, elles sont rentrées. Ouf. Alors, d'un coup, rapidement, on minimise tout. Les choses rentrent à leur place. Que c'est un petit changement de lieu?

mardi 8 juillet 2008

Je suis prête

J'hésitais. Tout en sachant que je dois partir, que je partirai, je ne me sentais pas prête.

Avant partir...Hier, mon fils et belle-fille m'ont appelés, viens voir! Tout leur salon était déjà emballé, sauf, allez-vous deviner? Leur ordinateur avec le grand écran, en état de marche et allumé.

S'ils me permettront plus tard ce matin j'ajouterai ici la photo, une des photos que j'ai prise. Toutes ses cartons, une chaise pour chacun, et malgré tout, resté connecté au monde! L'écran allumé, rapidement, mon fils m'a même trouvé l'adresse de dentiste très sympa qui l'avait traité il y a deux jours et ma belle-fille m'a montré sur l'écrant les environs de Londres où ils vont habiter.

J'ai rencontré les enfants jouant avec les autres de l'immeuble, profitant des derniers jours qu'ils sont encore là insouciants en apparence pendant que leur parents prennent les derniers décisions.

Ma décision est prise enfin: je pars aussitôt que je peux! Aussitôt qu'on n'a plus besoin de mon aide ici. Dans dix jours, probablement je ne serais plus ici. Mais que je pars plus tôt ou plus tard, n'a pas de l'importance. Enfin, je suis prête.

Non, je n'ai pas fini trier, décider, ce que je prends ce que je laisse, ce que fais envoyer. Non, je n'ai pas fini annoncer mon départ, non je n'ai pas fait de l'ordre partout, vidé comme chez eux. Loin de là! Mais en moi, intérieurement, je suis prête. Plus des regrets, plus des déchirements.

Je me suis décidée à ne plus regarder en arrière.

Que je pars finalement en quelques jours ou quelques semaines, n'a pas grand importance: en moi, je me sens déjà partie, en moi je suis prête.

lundi 7 juillet 2008

Fouiller dans vieilles choses

Fouiller dans vieilles choses ne serait pas si dur si en même temps cela n'éveillerait pas des vieux souvenirs. D'ailleurs, pas tout mauvais. C'est quand même pas facile ni de tout repos.

Hier, avec l'aide, vidé une grande partie de garage encombré et de la cave.

Rien spécial pour me donner un choc dans le garage et même de la cuisine j'ai regardé mon source de cuisine s'en aller sans brancher. D'accord, je devais nettoyer la place. D'accord, je n'ai plus avec quoi cuire une viande ou griller un aubergine, mais il me reste le micro-onde pour réchauffer ou cuire. D'un coup, il y a d'espace pour fouiller entre les livres anciens qui s'y trouvent encore et jeter ceux dont je n'ai vraiment besoin ni envie de garder.

La cave c'était un tout autre histoire.

Il y a sept ans, quand j'ai voulu prendre mes affaires de notre 'maison de campagne' la futur femme de mon époux (nous n'étions pas divorcés encore) m'avait interdit de pénétrer dans "leur" chambre à coucher. Elle a presque sorti mes yeux, menaçante de me mettre en morceau, me jeter un sort, ainsi de suite. Finalement, ils ont mis tous mes affaires, vêtements non utilisés, dans des grands sacs et quelques semaines après ont bien voulu me le faire passer.

Dégoûtée, j'ai tout mis dans la cave.

Depuis sept ans, je n'ai pas eu le courage d'ouvrir les sacs, pourtant j'aurais dû jeter tout aussitôt. Même mettre la main dessus me dégouttait. Les mains de la femme ont fouillé dans mes affaires! Touché et regardé chaque chose un à un! En tout cas, ce qui y avait n'était pas si important pour moi, je me disais et j'ai oublié tout, ne descendant dans la cave par la suite.

Hier, ma belle fille courageuse me demanda si on peux jeter ce qui s'y trouve. Je me suis obligée à descendre avec elle et ouvrir les sacs. Au lieu d'une, j'ai vu quatre! L'une contenant une très belle manteau d'hiver complètement moisi un hiver dans la maison de campagne déjà, pourquoi je ne l'avais jeté déjà là bas? Hier, elle partait en morceau déjà. J'ai vite refermé le sac: ça partira demain soir à la poubelle!

Le pire était la deuxième et troisième, il s'y trouvait des bonnes souvenirs, des belles morceaux des vêtements achetés quand j'avais que 57 kg aux Etats Unis pour me récompenser d'avoir maigrie. Quand serais-je de nouveau si mince? Jamais. Toutefois, les jeter me faisait mal au coeur. J'ai pris quelques unes pour les laver. Hier soir, la machine a laver a fonctionné longtemps.

Mais dans le même sac, se trouvait des affaires complètement détruits, mélangés le sale avec propre, le bon avec mauvais. Alors, j'ai abandonné, ayant mal au coeur, à l'âme. Quelle mauvais volonté je sentais dégager de tout ce mélange! Ma belle fille a porté le tout en haut prête à jeter ce soir, avec le reste de la poubelle. Mais je n'ai pas dormi pratiquement tout la nuit.

Le soir pourtant je me félicitait, "cela ne me fait plus mal! ni les vêtements détruits, ni les souvenirs". La nuit m'a raconté une autre histoire, tout simplement je n'avais plus sommeil. Non, mon coeur ne me fait plus mal et je ne regrette pas dû tout mon ex, ni des affaires sans lesquelles je peux vivre très bien. Je n'ai jamais pleuré sur des chiffons.

Mais pourquoi n'ai-je jeté le tout aussitôt? Quelle leçons en tirer de tout cela ? Comment sortir de mon nez, mes poumons, la poussière des choses détruits? Même après un bain profonde et prolongé, je sentais encore l'air m'empoisonner.

Ce matin, je dois descendre de nouveau dans le cave et jeter tout qui y reste encore, s'il y a quelque chose de vieux venant de la même source. J'avais l'impression il y a sept ans qu'elle les avait empoisonnés, c'est pour cela que je ne l'avais pas touchée! Alors, pourquoi je les avais descendu dans la cave? Pour les quelques chiffons souvenirs agréables? Espérant maigrir un jour? Non, je crois tout simplement c'était comme le girafe mettant la tête dans le sable. Pourtant, c'est une chose dangereuse, même si sur le moment on a l'impression que cela aide à continuer à vivre.

Bien. Tout jeter. Ce soir. Sortir dehors. Jeter le mauvais sort avec eux. Ils se sont mariés aussitôt qu'ils pouvaient légalement et vivent maintenant, dans le même maison de compagne. Probablement, ils vivent encore, même si la femme a apporté la d'autres membres de sa famille. Quand j'ai passé la dernière fois par là, la rose qui grimpait tout en haut jusqu'à la fenêtre était presque abîmée, la maison avait l'air habité mais mal soignée.

Regards en face et pas arrière, Julie!

Ce matin, le déménagement commence en vrai. Débarrassé de tout qui est vieux, ou presque de tout, je pourrais penser au futur, et je me promet, arrivée à 75 kg, je m'achèterai un nouveau costume de bain.

Merci à tous mes lecteurs qui m'ont laissé un petit mot, avec les vacances commencées, j'ai l'impression qu'une partie de vous m'est lâchée, mais non, il faut faire un petit pause, je comprends bien. Si vous revenez en quelques semaines (peut être même jours) vous allez me retrouver écrivant de Londres!

Devais-je écrire de tout cela, je ne sais pas bien, probablement. Pourrait servir comme mauvais exemple, ou tout simplement, raconte de la vraie vie. Ne pas aller dans la cave pour sept ans à cause des quelques vieilles chiffons dans des sacs, enfuis, qu'on voulait oublier en même temps que toutes les bonnes et mauvais souvenirs de quinze ans vécus avec celui qu'on croyais "enfin, LUI!"...

Une fois, tout jeté, je ne penserai plus qu'à l'avenir. "Radieux"? Intéressant pour sûr.

dimanche 6 juillet 2008

Sortir de zone de confort

Je viens de recopier ce texte, pour le continuation de Retroblog, que c'est vrai pour aujourd'hui! Cela vaut la peine de se relire des fois!

Je venais de m'acheter mon premier PC en y faisant connaissance petit à petit.

***
1 novembre 2003

Il y a plein des « première fois » dans la vie.

Aujourd’hui j’ai regardé pour la 1re fois un film DVD sur mon nouveau écran Sony, après avoir choisi la langue, la forme et ensuite, plus tard, je l’ai vue de nouveau avec des commentaires de la scénariste et du producteur ou était-ce le metteur en scène? Formidable!

Que des décisions et travail pour faire un film!

Quoi couper? Où mettre les scènes? Comment les habiller? Où tourner? Quelle musique d’accompagnement mettre à chaque épisode? Les lumières, décors, accessoires, la jeux des acteurs et leur choix, etc. Fascinant!

Sinon, au cimetière avec madame Filipetto. Je dois m’intéresser de la longueur de concession du tombe de papa (et maman), j’ai vu aujourd’hui trop des « concession échoués ».
Je n’ai pas réussi à faire un CD pour mes données.

Au levé du jour (30)Chaque jour j’apprends quelque chose de nouveau, aujourd’hui j’ai mis plusieurs images ensemble et compris un peu comment travailler avec des 'calques' dans le photos hop pour améliorer l’image, et permettre à la fin qu’il soit changé ou reste la même.

J’ai oublié aller à la pharmacie. Eh bien, lundi j’irai prendre les médicaments et la crème.

Et quand commencerai-je à maigrir?

J’ai des idées nouvelles pour les images. Je vais essayer de faire une page Ambrieux (faite), une Budapest, autre Paris, une sur le marché d’Argenteuil, puis Les statues de Stéphanie, Alina en France, et même sur les places libres. On verra ce que cela donne. 10 pages au lieu de cent pour les images couleur, c’est mieux déjà, mais je n’ai pas encore testé le reste, ni un logiciel de mise en page.

Je viens par contre découvrir que Works a aussi une collection d’images avec des commentaires, assez ample espace d’ailleurs. Demain.

Oui. Il faut sortir du zone de confort pour avancer.
Oser faire un pas (ou plusieurs) dans l’inconnu.
***
2008 de nouveau:

Un rencontre c'est pour moi une grande plaisir. Peut-être c'est aussi pourquoi j'aime tellement prendre des portraits. Un rencontre avec moi-même, celle que j'étais dans un temps lointain aussi. D'ailleurs, c'est une des avantages d'écrire un journal intime.

Je ne relis pas ce que j'écris en général. Mais de temps en temps cela arrive.

Par exemple quand je me suis mise à les traduire, j'avais du plaisir à lire mes aventures de 7e et 8e cahier, découvrir ce qui arrive à cette jeune fille naïve dont on suivait les aventures amoureuses avec suspense (va-t-elle ou non aller plus loin). Aussi quand j'ai trouvé mon journal n° 4 que j'avais cru perdu (l'entrée dans le monde de travail d'une jeune fille et description détaillé de comment ça marche la construction d'un usine dans le Roumanie communiste).

Et hier la rencontre avec cette moi pas si lointaine pourtant mais une Julie 'avant'. Au levé du jour (25)

Pourtant le cahier que je me suis mise à recopier hier dans l'ordinateur ne date que d'il y a cinq ans.

En 2003, j'ai acheté mon premier PC en partant de Machintosh et Apple auquel j'avais été fidèle 23 ans. Après les premiers ennuis, décrits avec suspense, je me sentis comme si j'étais là encore, j'ai découverte pleines des nouvelles possibilités devant moi et je me sentis comme ennivrée.

Je décidais alors de combiner dorénavant les textes avec des images. Vous avez dû déviner, ces images sont de mes livres emballés ou tout retournés. Je suis bien hors de ma zone de confort.

Je suis là, pour le moment dans la lecture et recopie. Mais ce cahier, après ce que j'avais mis sur la couverture à la fin, décrit tout mon rencontre avec les images.

C'est le cahier d'avant mes 70 ans, mais aussi avant la découverte des blogs et tout ce qu'ils ont pu m'offrir par la suite.

Que de travail, jour à jour! Non seulement pour recopier les textes, mais ensuite pour les corriger, pour les rendre compréhensible pour ceux n'ayant vécu les même périodes, décider quelles souvenirs manquent et comment les incorporer, décider où commencer et où finir un volume imprimé, quel image y ajouter et où le mettre.

Tout n'est pas parfait aujourd'hui, mais comme certaines choses sont devenus plus faciles!

Probablement, je n'ai pas essayé depuis longtemps, imprimer un livre en couleur coûte encore cher, mais déjà on peut publier sur le web! Le texte et les images ne restent plus dans le tiroir. Ni dans les étagères poussiéreux de l'arrière boutique d'un éditeur, comme j'ai vu à Paris, quand on m'avait proposé à demander l'Harmathan de publier mes journaux.

Je ne suis pas encore arrivée à pouvoir présenter mes anciens écrits facilement à lire, comme on lit un livre, mais cela ne tardera non plus. Florence de FleurDeBlog m'apprend à ajouter du son au blogs, quelqu'un m'apprendra surement comment inverser tout le texte, pour qu'on puisse lire une copie de Retro blog "à l'endroit" et pas à la blog, une sur l'autre, un jour.

En attendant, devant moi des jours qui vont me sortir de ma zone de confort: surement, je dois écouter la sagesse de Julie d'antan et me dire: "cela te servira pour avancer'.

samedi 5 juillet 2008

Au levé du jour

je me suis précipité dehors, il y avait une lumière spéciale, mais l'appareil n'a rien voulu savoir, ne voyant que des contrastes forts, pas comme mes yeux. Tant pis, moi j'ai vu!

Dommage quand même.

Et bien sûr, ce n'est pas la faute de mon petit Sony mais je ne l'avais réglée comme il fallait pour la circonstance: trop enivrée par ce que je voyais. On dit, et probablement on a raison, qu'il faut être au moins un cercle dehors pour bien voir et comprendre!

J'aurais dû partir ce matin, à la même heure. Partir loin.

Heureusement, ce ne s'est pas fait ainsi. Non seulement je ne suis pas encore prête (les dernières jours je me suis activée mais sans me dépêcher) mais je me sens tellement mieux dans la maison plus rangée et plus nettoyée, même avec les caisses des livres et les valises pleines de mes journaux tout préparés!

Le tapis persan a reçu enfin le coup d'aspirateur qu'il attendait en vain depuis des semaines, sous les fauteuils et lit j'ai trouvé non seulement des livres, dont je savais existence, mais aussi une carte mémoire perdu il y a des semaines, et, même un balaie!

Je suis prête à affronter l'orage.

Dès la début de la semaine prochaine, le tapis avec tous les meubles venant de ma famille vont être emballées et partir? La cuisine changer aussi, probablement. Rien ne sera plus la même dans une semaine, sauf moi.

A chaque fois que j'avais réussi faire un foyer enfin sympa, j'ai dû partir. A chaque fois je l'avais regretté. A chaque fois je suis allée vers quelque chose plus intéressante. A chaque fois, finalement, partir m'a enrichie: m'apportant des nouvelles souvenirs, des nouvelles aventures.

Ce que le camera voit. Un peu comme moi, pas grand chose dans le futur.

Mais avec un flash, on voit l'espérance percer.


Quoique ici, je l'ai amélioré un peu avec le Photoshop que j'ai. Je suis une éternelle optimiste.

Courage! Il y a de la vie, non seulement après 70 ans, pardon, bientôt 74, mais aussi ailleurs. Même si je ne sais pas encore bien ce que le ailleurs apportera. Ni aussi bien que mes plus folles rêves espèrent, ni aussi mal que mes cauchemars le craignent. En regardant ce ciel de matin, juste avant que la pluie n'est pas commencé à tombé sur moi en me chassant de nouveau dedans, je me dis, peut-être il me dis quelque chose sur le futur.