Expérimenter, communiquer, tâcher de vivre pleinement. Prouver a soi et aux autres, depuis dix ans déjà
mardi 3 mai 2005
Maison rose, version Coyotte
Besoin d'amour à tout âge
Pourquoi ?


Je viens même de faire moi-même des versions "peints" photoshop (bien sûr cela n'est pas aussi difficille que de se mettre à peindre et en faire des aquarelles). Je veux prouver quoi ? Cela rime à quoi ? Je ne me comprends vraiment pas bien.
Pourtant, cela prouve que au moins certains de mes images ne sont pas si mal que ca, non déplaise une de mes commentateurs sur les qualité de mes images.On est curieux, des fois, mais cette fois mon instinct dit "attention" au lieu d'être enchantée.
Memoires et Journaux
Voilà quelqu'un qui a réussi dans sa vie et pas seulement des dignités recus, mais des auditeurs tenus en haleine et des livres intéressants à lire et bien documentés.
Il a même fait une émission sur Rajko qui pèse comme un poids sur mon autobiographie (non écrit). Quand j'avais 16 ans, j'ai cru à sa culpabilité et j'ai même été révolté à ce point que j'avais écrit à un journal un commentaire à l'article le racontant. Comme réponse, comme mon commentaire avait été publié, j'ai reçu deux lettres de Hongrie dont une disait : "on voit de vos paroles que vous êtes fille d'ouvrier!" Et, je trouve dans mon journal d'époque : "j'ai honte de ne pas être".
Je viens de recevoir les "Diaries of Victor Klemperer" : suite des ceux écrits dans l'époque hitlérienne, ceci sont de l'époque communiste en Allemagne. Je regarde un peu épouvanté le volume épaisse de 600 pages publié avec une petite caractère. En même temps je sens une anticipation, une jubilation.
Pourquoi ?
Klemperer, je le connais déjà. Il écrit comme il pense et sur le chemin va me dévoiler en même temps que ses (petits) succés, ses faiblesses, ses problémes, ses petitesses. Pour moi, au fil de ses dernières 1700 pages déjà lus, il est devenu un personne vivant.
Un peu comme Rousseau, avouant qu'il avait volé dans sa jeunesse un rouban, ne se cachant pas qu'il ne reconnaissait pas vraiment ses nombreux enfants, Klemperer n'écrit "pour la gloire et éternité" mais décrit ce qu'il ressent comme dans un vrai journal intime.
Peut-être bien, quelque part pense à publier un jour, mais au fond, ce qu'il aurait voulu est d'avoir de la gloire avec ses volumes sur la littérature comparé de langues romaines, français, italienne, etc. et cela il n'a pas réussi finalement.
Comme il devait cacher soigneusement ses écrits devant les nazis et les communistes ont refusé à publier ses journaux, il ne pouvait pas savoir qu'après sa mort et après que l'Allemagne de Est ne sera plus communiste, sa deuxième femme, environ 40 ans plus jeune que lui, va réussir à faire publier ses journaux, même si dans une version plein des coupures. Elle a le mérite d'avoir déchiffré son écriture petit et dur à lire et lutter pour leur publication.
Les versions allemandes sont plus longues. On l'a traduit, très bien, aussi en français. Les américains ont coupé d'avantage de la version anglais "pour pouvoir le mettre tout dans un volume." Même ainsi, disent-ils, il bavarde longuement, plus que dans son époque hitlériste, ou il devait faire plus attention et probablement était aussi souvent à court de crayon, papier, lumière, chaleur. Nouriture. Et en danger de vie.
Mais ce qui le différencie le plus, autre que le fait que c'est un journal et pas une autobiographie écrit après les faits, c'est qu'on voit l'homme véridique, plein de défauts et malgré cela on l'aime et je suis ravie d'avoir ces jours devant moi cette rencontre avec lui, jour à jour, qui m'attendent dans les pages pourtant surement difficilles à lire, même avec mes lunettes.
Il n'est pas un bon écrivain, même s'il a espérait en devenir dans sa jeunesse. Il se considére d'ailleurs "raté" relatif à ses frères, l'un grand conducteur d'orchestre, l'autre docteur de renom, qui d'ailleurs, tous les deux ont émigré à temps. Lui, non "que fairais-je ailleurs qu'en Allemagne?" se demandait-il. Puis, l'argument suprème : "enfin Eva a sa maison et les fleurs de son jardin, je ne peux pas obliger à l'abadonner" et "de quoi vivrai-je là, quand même pas de l'aumone de mes frères!"
Ce Klemperer je le connais déjà. Aussi celui qui se plaignait toujours de sa femme Eva maladive et au lit "je dois faire les courses, nettoyer l'appartement, faire tout" mais en même temps prenait le temps de lui lire pendant des heures des autheurs classiques à haute voix près de son lit de malade.
La même Eva, c'est remise à pieds pour ses fleurs d'abord, puis pour faire des courses quand un juif, son mari étant et elle protestante non, ne pouvait plus sortir ni n'avais plus le droit d'acheter des denrés. La même Eva lui avait sauvé la vie en lui arrachant l'étoile jaune après l'horrible bombardement de Dresde et lui disant "on part ailleurs". Lui donnant la nourriture quand il n'y avait plus pour deux. Lui, toujours affamé, l'acceptant, le décrivant.
Enfin, je suis curieuse de savoir comment se l'explique son revirement vers le communisme, lui qui n'en croyait pas du tout avant 1945 et était adulte, pas enfant comme moi. Mais c'est aussi possible qu'il dira, il a le droit : après les vingt ans "au placard" j'ai le droit à aller vers ceux qui me permettront à enseigner et être de nouveau quelqu'un.
Je suis émue de ce livre et cette morceau de vrai vie qui est devant moi, dans ce volume.
lundi 2 mai 2005
Pour vous tous
j'offre ce brin, photographié avec mon appareil par mon fils, hier. Quand j'ai lui avais dit ne pas en avoir une de bonne.
Nous cherchons un fond contrasté et trouvons : le couvercle de la boite à ordures.
Et, voilà, pour vous, mes chers et patients lecteurs je vous l'offre ce brin de muguet (lily of the valley en anglais) de tout mon coeur.
Vieux rêves et réalité
En pensant ce matin à Charlotte de Congo, je me suis dit : voilà une qui n'est pas du tout comme la sorcière africaine m'ayant pris mon mari. Mais est-ce que je regrette vraiment qu'elle l'a fait? Elle l'a trouvé et attrappé à travers l'Internet et lui a démontré (comment?) que sa femme était affreuse. Oui, c'était toujours facile à le motiver, l'enflammer par "admiration".
D'accord. Là ce n'est pas la question. Ne suis-je nettement mieux seule? Sans le poids qu'il representait? Les contraints qu'imposait? Oui, oui, oui. Mais...
J'avais avec qui parler.
M'écoutait-il? Au début de nos 15 ans, sûrement. Plus que je me le suis dit alors, j'avais des doutes même au début qu'il m'écouta vraiment.
J'avais à qui me blottir les nuits.
Je dors tout à fait bien serrant mon petit oreiller sous le bras. Je me réveille et bouge quand et autant que je veux.
J'avais avec qui me promener, voyager.
J'y vais maintenant avec mon appareil photo et m'approche plus des gens, m'ouvre davantage vers le monde.
J'avais surtout dans ma tête, coeur, âme, l'ancien rêve d'un "LUI" (que j'aime et qui m'aime), que je me disais enfin réalisé, vraiment, durablement.
Et je sentais qu'il avait besoin de moi.
Oui, mais tellement, qu'aussitôt que j'allais travailler ou s'occupper de nos petits enfants, il s'enfuiait dans le Minitel Rose ou SM ce qu'à la fin nous a conduit où nous en sommes. Est-il mieux au milieu de son nouveau grande famille africaine venu habiter chez et près de lui et dont il a le charge, obligation... est-il heureux avec "sa princesse" ? (que j'appelle "sorcière" )
Probablement, comme moi.
Avantages et desavantages dans chaque situation.
Bien sûr, rationellement je sais "heureuse de débaras"... mais des fois, j'ai des regrets, nostalgie.
De lui ou de mes rêves ?
Un peu des deux.
De ses côtés positives, de ce que j'amais en lui. Mais on ne peut pas couper quelqu'un en deux, moi non plus. En plus, des fois, les mêmes qualités ont leurs défauts, dur à supporter.
Alors, les rêves, il faudra les laisser reposer quand surgissent et se mettre à vivre, regarder devant et pas derrière. Leur donner seulement la place qu'ils merittent, quelque part et sourire à la vie qui m'attend encore. La vivre pleinement.
Et remplacer l'image d'être aimé profondément avec celui vu la dernière fois, le dos et tête courbé devant sa Maitresse (maitre).
Je voudrais terminer avec un note optimiste, comment ?
Tous ces gens dont j'ai fait la photo ce week-end et souvent même avant, sourient confiantes à la vie, malgré leur âge, poids, calvitie, maigreur, traits irréguliers, je les trouve beau, intéressants et je les aiment parce qu'ils se sentent bien dans leur peau. En plus qu'ils ont un "caractère" c'est ce qui m'attire à faire leur portrait.
Confiante dans la vie, tel qu'on est. Alors, on ne pourra profiter de leur insecurités. Chacun de nous en a, lui se croyais trop haut, par exemple.
Nous nous ressemblons, ceux dont je prends le portrait et moi, parce que tout en étant loin d'être parfait à première coup d'oeuil, notre visage, notre sourire, nos yeux (et peut être l'écriture) dit qu'on se sent bien tel quel et, qu'on accepte l'autre aussi du même.
dimanche 1 mai 2005
Cette femme
Donc, je recopie ici, tel que je les avait écrit alors, les quelques mots qui figurent dans mon journal, juste ce jour, avant que j'ai recopier dedans les vers.
"Le sort est jeté. Plus difficile ou plus facile - je ne le sais pas encore, mais je le supporte bien. C’est le printemps, je plais, je suis optimiste, pleine d'idées, de plans, de travail et... de fleurs. « Je viens de comprendre que si une persistance réelle est utilisée, aucun cas n’est sans espoir. » J'ai trouvé ceci sur une carte postale, elle me donna du courage.
That woman is a Success...
Who loves lifeand lives it at the fullest
who has discovered and shared
the strength and talentsthat are uniquely her own
who puts her best into each task
and leaves each situation
better then she found it;
who seeks and finds that which is beautiful
in all people and all things;
whose heart is full with compassion;
who has found joy in living
and peace within herself.
Traduction :
Cette femme est un succès...
qui aime la vie et la vit pleinement,
Qui a découvert et partagé
ses qualitées et ses talents propres;
Qui met son meilleur en toute tâche,
et quitte chaque situation mieux qu’elle l’a trouvée ;
Qui cherche et trouve
ce qui est beau dans tous les gens et toutes les choses
dont le cœur est rempli avec compassion;
qui a trouvé la joie dans la vie
et la paix en elle-même.
J'étais en train de le recopier, mais l'ordinateur c'est fermé et quand il c'est réouverte, je suis allée sur le site d'images Flickr. Je suis encore toute émue, difficile à le dire, mais j'y ai trouvé une témoignage de Barrybar, un photographe et journaliste que j'admire depuis longtemps, qui a parcouru le monde pour son métier. Il me décrit (et on me l'a proposé à le mettre dans mon Profil), un peu dans le sens que j'essais de donner à ma vie en suivant ces vers. C'est mon muguet de 1 mai.


