mercredi, mai 14, 2008

Vers la fin de vie

Je ne savais pas de quoi parler ce matin, alors je suis allée me promener entre mes images. Cette rose et cette tulipe étaient, le sont toujours, à la fin de leurs vie.

Bientôt toutes les pétales vont tomber.

J'ai pris ces deux fleurs de mon jardin et j'ai profité chez moi de leurs derniers instants en les prenant en photo sous tous les angles et environnement. La meilleure je crois qu'elles ont été dans ma fenêtre sous le soleil, contre lumière.

Les pétales tiennent encore, toute comme les dernières dents de la vieille femme, assise dans le restaurant italienne de la Butte Montmartre dimanche, regardant les gens passer comme on regard devant sa maison à la compagne de certaines pays de sud.

Au butte Montmartre-69 detailElle n'a plus qu'un seul dents et très maigre, elle a surement aussi difficultés à marcher.

Mais quelle joie de vivre!>En passant, devant elle est la scène aperçu dans la petite rue latérale, je me suis arrétée, me disant c'est une image à ne pas manquer!

Elle m'a regardée aussitôt.

Alors, je lui ai fait signe avec mon camera: puis-je? En réponse, elle a eu une geste et une sourire charmante, même ravie. Une communication instantanée entre nous, sans paroles. Mon image préféré de dimanche.

Que de chose ne puis-je imaginer en la regardant sur sa vie!

Pourtant, il y eu aussi d'autres images pas si mal que cela qui ne m'ont pas sauté dans les yeux aussitôt. Par exemple, celle-ci.
Scene de restorant sur la butte Montmartre
Même si on ne voit pas les détails aussi bien que dans les deux autres que j'ai fait sur la même place, ce matin, j'ai l'impression qu'elle vienne presque d'une peinture fait il y a cent ans.

Je suis contente de moi-même.

C'est tellement importante! Hier, j'ai regardé sur ma site vidéo, certaines vidéos ont été regardées d'une nombre impressionnant des gens. Surtout celles avec de la musique.
  • Six jours au Maroc vue 6790 fois
  • Accordéon in Paris 5699
  • Saxo dans le métro de Paris 3642 vues
Je suis juste heureuse que les gens regardent ce que je fais mais surtout qu'ils voient les gens que je peux ainsi montrer vivre dans ces vidéos.

Demain, le 15 du mois comme d'habitude sera consacré à une thème imposé: le Redac'du Mois. La thème cette fois-ci est "quelle époque voudriez-vous avoir vécu?" Il est encore le temps d'y participer aussi! Au moins, y réfléchir.

mardi, mai 13, 2008

Fenêtres pop-op indésirées

J'ai toujours détesté aller sur un blog et avoir d'autres fenêtres ou messages qui n'ont rien à voir avec la note de l'auteur apparaitre et j'ai essayé à chaque fois de prévenir l'auteur du blog. S'il ne faisait rien pour s'en débarrasser ou me disait "je gagne de l'argent ainsi" je n'allais plus le lire.

On vient de me signaler que maintenant c'est à ce blog-ci (et pas aux autres) qu'une fenêtre publicitaire s'est accrochée. Je ne la vois pas, elle évite d'apparaitre quand je me connecte, automatiquement, avec mon nom. En me connectant hier matin sans mot de passe, et pop, une fenêtre parait derrière mon blog. J'ai réussi à la voir et copier son adresse. J'ai fait une plainte à ceux que je croyais dépendait mon blog.

"Ceci ne dépende de nous! me répondit-on.

Au moins, ils m'ont donné une adresse où j'ai pu lire comment interdire tant en Internet Explorer qu'en Firefox Mozilla (à travers le menu Outils) l'apparition des fenêtres qui vous sautes dans les yeux sans vouloir. C'est dans Options, Contenu. Il faut cocher l'option Interdire les fenêtres popup.

Bien sûr, c'est tout à fait possible qu'ainsi on ne peux faire voir non plus les images pop-up qu'on voudrait bien voir, mais tant pis, au moins pour moi. Ces fenêtres essayant de vendre quelque chose, me paraissent une intrusion dans ma vie, dans votre vie.

J'ai pris aussi d'autres mesures.

J'ai interdit les "backlinks" dans mon blog. Que veut dire "backlink" je n'ai jamais compris, mais en tout cas, je ne voulais aucun lien, autre que j'offre vers des autres blogs amis, mes albums, ou des diaporama, liés à ce que j'écris, sans que je le sache. En plus, les commentaires ne sont plus écrits dans une fenêtre apart, mais à l'intérieur du fenêtre.

Il parait que tous ses mesures ont donné leurs fruits, je ne sais pas laquelle, mais s'il vous plait, avertissez-moi, si le symptôme apparait de nouveau.

***
Ce matin, un nouveau bug: le titre de mon dernière message a été transformé subitement aux caractères Indi dans le blog Tranche de vie, mon photoblog dans lequel je mets une images par jour sur fond noir.

Je commence à m'inquiéter: j'ai l'impression qu'on s'attaque à nos blogs!

Comme la plupart de ses codes sont ouvertes, c'est trop facile pour des gens malveillants le faire! Ah, qu'il serait agréable d'imaginer qu'il n'y a que des gens sympa et bien dans le monde! Qu'on vous fous le paix, laisse chacun vivre, publier à sa guise.

Je n'aime pas du tout être déstabilisée, ne pas sachant que va encore arriver demain. N'être pas en contrôle de ce qui apparait une fois que je la publie.
***
Oui, hier j'ai changé trop des fois mon blog. J'ai ajouté d'autres et d'autres images et en plus le courte vidéo, d'abord en l'emportant de flickr, mais la transmission étant mauvais, ensuite je l'ai mis sur Dailymotion et le recopié de là pour la note de hier. Je n'aurais pas dû la publier avant tout les transformations, mais comme j'avais 60 images à mettre hier matin sur ma site flickr et cela a pris plus de temps que je pensais, j'étais déjà en retard avec la publication. Excusez-moi le dérangement, et pour ceux qui sont venu voir hier tôt le matin. Le texte n'est pas changé, seulement les images et le vidéo ajouté.

J'oscille à revenir ou non à l'ancienne présentation, cela me mettra les images de nouveau plus étroites, 400 au lieu de 500, d'autre côté, peut être mon fils avait raison et c'était plus facilement lisible et fixe. Je vais changer l'entête bientôt, mais pour le moment, l'important serait de m'assurer qu'on laisse en paix mon blog. Que personne ne s'y attaque. J'y tiens. Je voudrais de nouveau me sentir à l'aise dedans. Avec.

Ne pas trembler de ce qui peut encore arriver.

ps. je viens lire vos commentaires: si on vous demande d'autoriser les fenêtre pop-up en venant vers mon blog, surtout ne la faites pas! cela ne vient pas de moi!

lundi, mai 12, 2008

Au butte Montmartre avec Rozalia

Il a fallu sept ans pour que la première fois je vais me balader à Paris avec une voisine. Me promener avec Rozalia hier sur la Butte Montmartre était une grande plaisir.

Elle s'est régalée de toute ce que nous avons rencontré sur la route et a rendu la flânerie beaucoup plus agréable. En plus, nous avons découverte pleines des choses en commun!

Elle vient de Pologne, conservant son accent, comme moi, la mienne. Toutes les deux se souvenant aussi des manifs fatigants et obligatoires de 1 mai: "non, pour nous ce n'était pas une jour fériée!" Et puis, aussi des cours obligatoires de russes "je n'ai rien appris, puisque je n'avais pas envie!"

Nous avons pris le minibus devant la mairie de 18e, descendu devant le Sacré Coeur, admiré Paris étalée devant nous: une après-midi ensoleillé c'est le meilleur moment. Ensuite, nous avons écouté jouer des musiciens japonais en costume et maquillage traditionnelle. Fête pour les enfants de monde sur Japon, jusqu'à la fin de mois de mai. "Koi nobori" conduit par Kojiro Hayashi avec sa fille et d'autres musiciens.
Au butte Montmartre-17 Au butte Montmartre-19
Après avoir regardé le statue vivant, sur la place devant l'église Saint Pierre, nous avons eu le droit à chanteuse et musique avec orgue de Barbarie.
Au butte Montmartre-62vAu butte Montmartre-28
"La dernière fois j'étais à la fin, et n'est plus chanté, mais maintenant je chante ceci spécialement pour vous," me dit Arlette Denis. J'avais enregistré son chant "ça c'est pour vous elle me dit" - mais c'est vrai, elle n'imaginait pas que je vais la prendre avec ma petite appareil photo. Très bonne mimique! Dans tes bras retirée.

Nous sommes enfin entrées sur la place de Tertre, bourré du monde, musique et peintures. Nouveauté: beaucoup des enfants dont on faisait le portrait!
Au butte Montmartre-55
Passé près d'un restaurant, avec une dame montrant ses seins arrondis (j'adore et regrette que c'est trop tard pour moi), je tombe sur une très vieille dame (oui, il y a plus âgée que moi) assise dans la "vitrine" presque d'un resto italien. Je lui es fait signe, elle m'a répondu "avec plaisir, faites la photo" - et voilà. Je crois que c'est presque ma préférée, pourtant il y a tant que j'aime beaucoup prise hier sur la Butte Montmartre!
Au butte Montmartre-66Au butte Montmartre-69
Ce n'était pas fini. Nous sommes rentrées voir d'anciennes photos "moi aussi j'ai un Pageot, disait sur l'un le cycliste fier", puis dans une boutique avec des merveilleuses faillances.

Nous sommes descendu vers la Maison Rose, maintenant une restaurant petite mais sympathique vers la vigne et le cabaret Le Lapin Agile, où dans les temps, quand il était jeune, déjà mon oncle (il aurait 102 ans maintenant) était allé écouter chanter des anciens chansons français. On s'y régale avec encore aujourd'hui, chaque soir.
Lapin Agile, de la butte Montmartre à Paris
Le Lapin Agile a conservé son cachet et on vient le repeindre aussi, la maison est nettement mieux que la Maison Rose lequel on a mise des barres de beton pour empêcher y garer.
Nous avons fini notre balade en descendant jusque resto Village Michel, rue Ordener, en y dégustant un sorbet. C'était quelques heures bien remplis - vous pouvez flâner avec nous!

dimanche, mai 11, 2008

La tulipe de mon jardin

Ceci n'est pas "une tulipe de mon jardin" mais "la tulipe" la seule que j'ai en ce moment. Les tulipes rouges "ordinaires" sont venues et parties, les lilas odorants sont décolorés et commence à devenir roux, même mon rose, que j'avais photographié il y a quelques jours vit ses dernières jours, la jaune n'a plus qu'un seul pétale.

Mais la vie continue.

Les petites roses sauvage que j'avais mise près du long mur me séparant de mon voisin, sont en train de s'ouvrir les unes après les autre. Et cette tulipe illumine mon jardin.

Chaque jour, je reçois une autre cadeau de la vie.

Barrybar vient me remercier d'avoir écrit sur lui, il me dit: "cela vient juste bien: demain j'aurais 70 ans!"

En repensant au caps, mes 50 et 60 ans n'était pas difficiles à passer: dans les deux cas j'étais amoureuse et j'avais quelqu'un près de moi. Paul pour mes 50 ans et François pour le 60.

Les 30 ans? Je venais d'arriver en France et nous avons fait avec Sandou une voyage fantastique dans une voiture délabré, notre première voiture: tout l'Europe en 7 jours, jusque nous n'avions plus d'argent pour payer l'essence. En dormant sous le ciel (ou dans la voiture), nous avons fait les lacs de Suisse, le côte Italienne, la riviera Français. En sortant de la Roumanie, c'était une voyage de rêve.

Pourtant, à 35 ans, je me suis sentie très très vieille. C'était pour moi, le cap le plus difficile à passer. Je me sentais sur le déclin: Sandou me disait à tout bout de champs "nous sommes trop vieux pour ça".

Bien sûr, monsieur avait une amante (puis une autre) au-dessous de vingt ans! Tout est relative dans la vie. Finalement, je me suis rebiffée et j'ai trouvé quelqu'un de très bien, le deuxième homme dans ma vie: il avait 50 ans et je lui paraissais très jeune!

En bien, à 40 ans, j'étais en pleine travail et études, je l'ai passé même sans m'en rendre compte et maintenant, j'attends 80, encore lointain, avec sérénité. Je serai plus jeune que mon père à 80 ans!

samedi, mai 10, 2008

Barrybar à Beijing, Chine (2004)

Entre mes copains, il n'y a pas que ceux découvertes à travers leur blog, il y a aussi des copains que j'ai rencontré, connu, au moins virtuellement, mais profondément, à travers la site photographique Flickr.

Barrybar, Patrique de son vrai nom, en fait partie.

Née dans les iles, il est allé jeune aux Etats Unis. Reporter et photographe, il a parcouru le monde, pour son travail et puis aussi pour le découvrir davantage. En luttant toujours pour les oppressés, et l'établissement, il a eu une vie dur et cela n'est pas fini.

En même temps, il a une grande bonté d'âme et une charme sure.

Marié il n'y a pas longtemps à l'ouest des Etats Unis, déjà très malade, il continuait ses conquêts, au moins virtuelles, et son épouse n'en a pas résisté. Pourtant, ils étaient si heureux ensemble. Une nouvelle jeunesse pour tous les deux, les voilà ici il y a deux ans, photographié par un copain, poster par Beebe.
Il est parti depuis pas longtemps pour vivre à Peru, d'où il nous envoie des magnifique images. "C'est trop pauvre et dangeureux ici, je ne peux pas t'inviter" m'écrivit-il, il n'y a pas si longtemps de cela. Mais partout il y a de la joie et une de ses dernières photos montre une jeune couple dansant le tarantella traditionnelle dans un restaurant de Peru pas loin d'où Barry vit.
Allez voir sa page, ses images!

Je l'ai connu à travers le groupe Portrait sur Flickr, dont il s'occupait à l'époque. Il encourageait ceux et celles hésitants à prendre des images des gens. Lui, il en prend des magnifiques, et souvent de très près, après qu'il leur demande la permission. C'est aussi une magnifique conteur. En anglais, mais on trouve sous beaucoup de ses images, des longues récits.


Alejandra de Lima, Peru, par Barrybar.

Par exemple, sous cette image, pris aussi à Peru, il nous raconte non seulement le récit triste de cette danseuse ayant perdu contre une autre moins douée qu'elle, mais aussi l'affiche créé par son ancienne femme, de Colorado, qui a utilisé l'image pour la montrer en grande vedette dansant la lac des signes. Beebe, tu es une grande dame et artiste, toi aussi! Puis, plus loin, il nous raconte que la danseuse va continuer à lutter pour la place.

Barrybar m'a aussi nommé coadministrateur assez tôt après notre rencontre web, du groupe Portraits mais aussi d'autres qu'il avait créé les uns après les autre à cette époque, me donnant ainsi le goût et le courage à créer mon propre groupe.

De temps en temps, il disparait pour quelques semaines, voir même mois, mais on essaye de tenir contact, autant qu'on peut. C'est un des êtres dont je me suis attachée et je tiens savoir que se passe-t-il avec sa vie, comment il va. Dont je m'inquète aussi quand cela ne va pas bien.

Ce matin, je ne savais pas bien quoi écrire, mais en tout cas, je lis d'abord mes courriers et les commentaires de mes blogs et sous mes images.

J'ai trouvé un demande de Barry sous ma dernière portrait, publié seulement pour les amis: montre nous le portrait de tes 14 ans de plus près.Celui qui était derrière moi sur le mur. Cette réflexion m'a incité d'écrire tout un récit entourant ce peinture-là.

Encore une chose appris de lui: prendre une photographie, écrire tout une histoire dessous, l'utiliser pour dire, raconter.

Merci, Patrick pour tout ce que tu m'as appris par ton exemple, enthousiasme et encouragements! Même de loin, t'es un vrai ami.

vendredi, mai 09, 2008

Passer le cap

Tout change dans la vie, les fleurs, notre vie aussi.

Les lilas de mon jardin ont commencé à devenir roux lentement, les pétales d'ancienne tulipe ont tombé, une autre genre vient de s'ouvrir. Mes premières roses de cette année vient s'ouvrir: une rose touffue près de grillage et une jaune avec l'odeur suave près de la maison.

Les vacances sont finies pour les unes, d'autres partent en longue weekend.

Des merveilleuses fleurs de marronnier au centre ville. Marronniers, de mon parc d'enfance. C'est loin, pourtant cela parait si près à chaque fois que je regards les marronniers! Châtaigners?
Marroniers en fleurs-15d
La vie ne s'arrête pas, ce n'est pas comme dans les romans.

Annie, va devoir changer de l'ile ou de ville, c'est si loin que j'imagine difficilement, mais les differences doivent être énormes d'une à l'autre, même si le temps ressemble.

Danielle et Fabrice n'ont pas eu le happy-end souhaité, certains gens de l'armée les ont trompé et en sortir n'est plus aussi facile que d'y entrer, mais comme ils s'aiment très fort, je suis sûr, une autre les attend: maintenant on parle qu'ils vont revenir en France. Dans pleines des épreuves qui leurs soit arrivé ces dernières jours, je ne sais pas s'ils réalisent leur chance: l'un et l'autre à montré qu'on peut compter sur lui, qu'il reste en tout épreuve solidaire de l'autre.

J'ai changé, sans vraiment vouloir encore une fois l'aspect de ce blog, ce n'est rien comparé à tout ce qui arrive autour de moi dans le blogosphère de mes copains.

Je devrais bientôt passer un autre cap, non plus celui de mes 70 ans depuis longtemps derrière moi maintenant (et je suis encore assez loin de celui de 80), mais je vais partir "ailleurs". Ailleurs de région parisienne, je vais presque sûr, vivre un certain temps à Londres. Ce n'est pas grande chose, pourtant pour moi, c'est pleine de casse tête. Comme à chaque fois que la vie nous fait bouger.

Où je vais habiter? Comment vais-je me habituer? ce n'est pas encore que des soucis lointaines même si mon fils va commencer y travailler là en moins de sept semaines qui arriveront rapidement.

En optimiste, je me dis que partout j'aurais quoi prendre en photo, ou qui demander "puis-je?" même de loin avec un sourire.
Butte Montmartre dans le brume-44
Paris (Montmartre dans le bruillard de matin)
Londres (le pont de Regent's parc)
Would you guess, where?
Mais d'ici là que des décisions à prendre!

Que faire avec ce livre-ci? Et celui-là? pour le moment ce qui me préoccupe. Ma belle fille nous inscrit ce soir à un brocante, mais je sis prête aussi à offrir pas mal des livres tant en français qu'en anglais. La plupart de temps, la choix n'est pas trop difficile, mais des fois j'ai envie de relire. Vais-je conserver finalement ceci?

J'ai énormément des livres, et ils occupent pas mal de l'espace bien sûr, il n'y a qu'eux qui me posent des problèmes. Je prendrai avec moi, tant que possible, tous mes journaux, photos, le reste? Quelques vases, une ou deux oreillers. Je peux vivre sans pleine des autres choses.

Le cap est pas facile à franchir à 25 ans ni à 40 ou 50, partant dans une autre ville ou autre pays, se mariant ou se séparant. On sent à chaque fois une certaine déchirement, même quand on devine que des bonne choses des nouvelles choses nous attendent.

Mais l'avenir nous parait en brouillard, ce n'est facile à ne pas voir devant soi! Même à quelqu'un aussi optimiste que moi. Aussi "habitué" a bouger que moi. Peut-on jamais s'y habituer?

J'aime le chez moi que je me créé à chaque fois et j'y tiens.

Ici ou ailleurs, je serais toujours présente dans ce blog, jour à jour, matin à matin, même si de Londres avec une heure de retard.

Vidéoblog

J'oublie souvent que j'avais aussi ouverte un blog dédié aux vidéos. Je viens d'y mettre une nouvelle de 4': des petits morceau prise le 1 mai sur le bateaux en musique. C'était une belle heure!

Il a un menu permettant la regarder en taille originale, plus petit, un peu mieux.

"Au bord de l'eau, on chantait, si vous voulez on peut faire aussi zizi..." quoi? Est-ce bien à ce que je pense? Ah, pourquoi pas?

Je viens de décider de vous offrir un petit morceau de 17 seconds de "si le coeur vous en dit" pour vous faire sourire comme moi (alors et ce matin de nouveau).

video
Nous nous sommes tous bien amusés, petits et grands, mais les vieux ont dansé aussi, même si je n'ai fait que prendre des images et quelques vidéos (trop près)et je n'ai pas regretté à n'avoir pas dansé.

J'ai aussi une site nommé Dailymotion où certaines de mes anciennes vidéos (surtout diapos faites d'images et musique) peuvent être regardés. En plus, c'est en français!

jeudi, mai 08, 2008

Mes collections d'images

Vous pouvez visiter quand vous avez du temps à perdre, ou la curiosité de vous promener, ma collection d'images sur la site flickr. D'ailleurs, le lien 20 000 images dans la barre latérale y mène aussi.

Une collection regroupe des albums, par exemple la collection des 20 arrondissements de Paris contient des images des 20 albums, vingt balades de l'année dernière dans les différentes parties de la ville.

D'autres collections (comme Une semaine à regroupe à leur tour d'autre collections, par exemple celle-ci, la collection d'images prises pendant mes courtes voyages en Irlande, Maroc, Sicile, etc.

Heureusement, qu'on a créé les collections, puisque j'avais trop d'albums: même moi je ne réussissais pas à m'en retrouver!

En ouvrant "A week in Sicily" on trouve les albums que j'ai créé après avoir rentré de là.

Chacun, contenant une autre balade ou thème.

Une fois dans un album, on peut regarder les images en petit ou plus grande taille et même demander un "Slide show" (Diaporama) pour les voir plein écran défiler un après autre. Comme on n'arrête pas le progrès, c'est aussi possible de régler la vitesse de défilement ou sauter directement à une image donnée.

Mas images sont libre d'usage, hors utilisation commercial: on peut les envoyer à un blog, le mettre sur votre disque ou les imprimer si vous en trouver une qui vous plait spécialement. Tout ce que je demande est d'avoir la courtoisie de marquer la provenance ou faire un lien vers mes images si celle-ci sont utilisés sur le Web. Finalement, je fais des images pour être vues et non pas mises "dans un tiroir".

Pour ceux qui sont inscrits à Flickr, ils peuvent aussi les mettre entre leurs "favorits" pour y revenir plus souvent.

Dans la Favs on trouve les dernières albums contenant mes dernières images sont toujours ajoutés aux albums favoris pour en faire 12 en tout. J'élimine les anciens de cette collection à chaque fois que je créé une nouvelle, pour ne pas trop agrandir celui-ci. On peu s'y perdre en se baladant entre mes images, mais aussi se retrouver, en tout cas, pouvoir les ranger en collection m'a beaucoup aidé à les classer. Les titres sont souvent en anglais (j'ai plus d'audience international sur flickr), les images parlent n'importe quelle langue! Et souvent, j'ajoute aussi des sous-titres ou mots clés français.

Je devrais mettre plus de l'ordre aussi dans les dorénavant plus de 2.000 entrées de ce blog, trouver des mots clés, un classement différent en plus des dates de l'archive. Maintenant, on peut en faire, mais je n'avais pas cette possibilité dès le début. Revenir à 2000, quelle travail! Je l'ai fait pourtant dans mon Retro blog où on peut lire seulement les textes d'un seul journal ensemble. Mais quelles critères utiliser dans celle-ci?

Des nouveautés arrivent sans cesse, tant à la site Flickr que pour le Blogger. La dernière en date c'est la possibilité de demander une publication d'avance, pour une date donnée. Ce qui peut aussi provoquer des erreurs. Je voulais publier ceci demain, mais j'avais oublié de lui changer la date... Ainsi, ce matin, deux notes! Qui va les lire, cette belle journée des vacances?

Eric Durand

Eric était venu en mars pour prendre des photos, il en a fait des centaines je crois et il m'en a envoyé quelques dizaines. Entre tous les photos, il préférait une des dernières dans laquelle je lisais des extrait de mon 10e journal.

"Enfin, à ce moment, vous vous êtes tout à fait détendue", me dit-il.

Je m'amusais, en effet.

Ouverte par hasard, je suis tombé sur une passage assez intime, pas indécent toutefois, mais racontant pas mal sur moi même et ceux rencontrés autour de Washington.
Julie Kertesz
Je trouve que c'est bien moi, enfin, une de mes facettes.

Il parait tout à fait naturelle, mais pour la faire, comme il était accroupi, il a fallu que je me penche en avant. Pendant les deux heures que Eric prenait des photos de moi, les unes après les autres, en différentes positions, je me suis sentie tout à fait "vedette".

Gloire très éphémère, mais j'ai aussi compris pourquoi certains que je prends en photographie me disent "merci": ils doivent se sentir comme je me suis senti alors.

Oui, prendre une photo de quelqu'un s'est aussi une moyen de lui rendre hommage, lui dire qu'il ou elle est intéressante, qu'on lui donne l'importance.

Journal intime n°1 de 10 à 14 ansJournal intime n°10 (32 à 52 ans)
Il a aussi pris en photo deux de mes journaux que j'avais sorti: le premier journal tenu de 10 ans à Budapest puis à Cluj jusque 14 ans, mon départ de ma ville natale vers Bucarest.

Le deuxième journal est le 10e cahier, le cahier qui a duré le plus de tous, ouverte à la page où j'avais collé mon premier impression ordinateur, faisant le bilan de 1977. Vingt années de ma vie y sont présentes dans ce cahier, de 32 ans, ouverte déjà en France lors mes premiers grandes déchirements avec mon mari, jusque 52 ans, et ma rupture avec Paul avec qui j'ai cohabité pendant trois ans. Que de choses y sont et surtout combien il en manque!

Peut-être, maintenant ayant assez de distance, je pourrais raconter certaines épisodes se passant à cette époque. Non que ma vie est tellement passionnante, mais je suis convaincu que de tout vécu on peut apprendre quelque chose. Directement ou indirectement. Et même si moi, je ne sais pas bien quoi.

Dans le Retro blog, j'ai déjà ajouté des souvenirs écrits de certaines de ces périodes. Mais pour ceux qui ne la connaissent pas encore, je suggère de commencer non pas le Retroblog, mais par la Journal de Jeunesse, où on peut lire les premiers 9 journaux (ou huit?) comme un livre ou presque et pas à l'envers comme dans un blog.

mercredi, mai 07, 2008

Prima n° juin 2008

Que fait-elle, à côté de rayon pour les magazines féminines?
Aha! Elle lit, elle regarde, elle feuillète.
Au moins en apparence.

C'était une dame qui regardait effectivement, mais pas le revue qui m'intéressait, toute fois, très gentille, elle a posé pour moi à l'Intermaché, se laissant photographier en regardant la page 19 de Prima qui vient de sortir son numéro presque un mois d'avance.

Pourquoi ce numéro m'intéresse-t-il?

Il parle des blogs qui ont changé la vie de leur auteur. Trois blogs, trois femmes. Entre autre, aussi les miens, RetroBlog et celle-ci.
Prima n° juin 2008- (9)
Un article très sympa, Merci Julie Pacorel! Je ferai un contre interview de l'auteur, mais elle est en train de se marier, elle m'a donné un rendez-vous après son lune de miel.

Le photographe pour les trois blogeuses était Eric Durand, très talentueux et sérieux en prenant photos après photos, chez moi, pendant plus de deux heures. Finalement, comme on voulait un fil conducteur entre nous trois, on a utilisé le même souris, moi en train de prendre un photo avec le souris d'Eric Durand .
Prima n° juin 2008- (12)d
Oui, c'est vrai, le blog fait maintenant partie important de ma vie, toute comme la photographie.

Ce n'est pas la gloire, ce n'est pas "le succès de ma vie", toutefois je ne peux dire que cela ne m'a fait plaisir.

Je suis revenue toute heureuse, j'ai lu aussitôt l'article (sur les trois bloggeuses dont moi). Je n'ai pas tout à fait fini les lire quand ma voisine d'en face tape sur ma fenêtre. Ma voiture venait se faire cogner par un chauffard qui ne s'est pas arrêté, mais un autre voisin plus loin a vite pris son numéro.

Ainsi va la vie. Aucune plaisir, aucune joie n'est durable. Certaines durent néanmoins un peu plus et en relisant demain l'article, je serais de nouveau bien contente: j'espère des nouveau lecteurs viendront visiter mes deux blogs.

Pourrais-je jamais dissocier le chauffard cognant ma voiture tout à fait bien garé près du trottoir et l'article de Prima? D'après Spinoza, ce sera toujours lié l'un de l'autre, en me rappelant l'un l'autre arrivera que je la veille ou non!

On parle autant, si pas davantage de RetroBlog que de celui-ci dans l'article. Par hasard, ce matin arrive le temps d'un billet écrit en janvier 2003, dans lequel je parle de "succès".

Le succès, d’après moi, dit la note de ce matin, n’est pas d’avoir publié un livre, obtenu un diplôme, créé une société, ou même avoir élevé des enfants, mais d’avoir réussi à survivre des coups psychologiques sérieux.

La destruction de ses rêves, ses buts pour lesquels on a beaucoup sacrifié pendant longtemps. Plus de six ans pour devenir Ingénieur «homme entier» comme disait mon père, tombé en poussières. Il paraît alors que tout était en vain. Et l’on ne sait pas à ce moment-là que ses six ans ont servi à quelque chose peut-être même plus important à la longue que le but, non obtenu, arraché devant le nez.

En sortir, recommencer à vivre, avoir des joies et plonger dans le bonheur, autre, différent, ça – c’est succès. Non seulement 'survivre', mais vivre pleinement. Autrement.

Relativement à tout mon vécu, une voiture un peu plus cabossé, c'est vraiment pas grande chose!

mardi, mai 06, 2008

Changement de "visage"

Mais ce n'est que superficielle. Cette modèle me permettra de publier les images taille moyen sans les transformer à chaque fois une à une. En plus, c'est taille flexible, vous pouvez ouvrir ou fermer la fenêtre selon votre envie ou écran.

Qu'en dites-vous?

(Merci Eric Durand pour l'image mise comme entête, même si j'ai coupé une partie!)

De blog en blog

De temps en temps, j'aime bien me balader et découvrir des nouvelles voix, nouveau blogs. Je prends un lien, lis une note et ses commentaires puis clique sur quelqu'un qui a laissé un mot, ainsi de suite. Ou alors je me balade des liens d'un de mes liens et de là-bas sur d'autres liens. De blog en blog, je découvre d'autres.

Des fois, je passe, d'autres fois je reviens et finalement, je peux même mettre le blog découverte entre mes liens et y aller régulièrement.
Ce matin, j'ai reçu une courriel de Etolane, son blog Vol des Mots (elle s'y est mis depuis avril 2003!)est nominé en trois catégories. Bien sûr, je suis allée aussitôt voter! A cette occasion, me voilà aussi devant une liste des autres blogs. Je viens de visiter trois: les uns plus intéressantes que les autres.

Etolane au Blogu'Or...
Comme une bouteille dans l'océan virtuel...

Voici que "Vol de mots" a été nominé dans trois catégories de cet étrange Gala "blogosphèrique". Si jamais cela dit de voter pour ma pomme des bois c'est par là-bas que cela se passe:

Allez-y, vous aussi. Après avoir descendu dans la liste et trouvé Vol des Mots (et voté pour lui) vous aurez l'occasion de sortir de cercle habituelle des copains des copains, et découvrir d'autres horizons, d'autres hommes et femmes, les uns plus intéressants que les autres.

lundi, mai 05, 2008

Bonnes nouvelles!

Je ne peux pas m'empêcher de vous offrir son visage, son sourire heureuse ici.

Comme notre visage s'illumine d'un coup quand on nous nous sentons appréciés! Que des choses on peut deviner dans ses yeux, son regard!

La bonne nouvelle: Microsoft renonce à acheter, dans un reprise inamicale Yahoo.

"Mais qu'ils n'osent pas s'allier avec Google", dit maintenant le directeur de Microsoft, "cela sera concurrence non loyal!"

Abus de pouvoir dominant!

Qui en parle? Celui qui en use le plus!

Yahoo a acheté la site Flickr que j'utilise, et Google le Blogger et Picassa, tous les deux ont été créé par des jeunes, pionniers dans leurs domaine, et j'aime l'esprit de l'un et de l'autre.

Bien sûr, eux aussi doivent gagner de l'argent, mais il ne le poussent pas sur notre dos comme le fait trop souvent Microsoft. Non que tout ce qu'il offre soit mauvais, mais je n'aime pas son esprit d'entreprise à lui. J'avais peur, ce qui arrivera s'il réussi à acheter Yahoo.

Il offrait des billions, mais le président de Yahoo a préféré rester indépendants et pas sous le botte d'un autre géant, les responsables de Yahoo préfèrent même de se rapprocher de Google, leur rival dans les moteurs de recherche. Alors Microsoft menace de concurrence déloyal! Lui!

Personnellement, même si cela ne dépend pas du tout de moi, je voudrais bien sûr que Google qui m'offre gratuitement le Blogger et Yahoo, qui offre moins cher le site Flickr depuis qu'il l'a acheté, tout en leur laissant beaucoup d'indépendance, s'approchent.

Leur esprit d'entreprise me parait très similaire.

La nouvelle que Microsoft a renoncé à avaler l'un d'entre eux, me parait donc une très bonne chose. Ne pas laisser mettre son pâte partout, malgré ses billions! Au début, les gens de Microsoft ne croyaient pas à l'Internet et son importance grandissant, en misant tout sur leur système privé que nous avons, presque tous, sur notre ordinateur privé, système qu'on change, qu'on nous fait payer encore et de nouveau!

A l'époque, j'étais tout Macintosh de Apple, maintenant je ne l'utilise pas depuis qu'ils ont trop changé eux aussi, hélas. Mais il y a encore des défenseurs enthousiaste de Mac: quand on a fait une séance de photos chez moi (pour l'article à paraitre ou déjà paru), le photographe avait découverte que j'avais un Mac tapi près d'un fauteuil: mon fils m'avais laissé le sien pour l'essayer. Il voulait prendre l'image avec celui-ci, au lieu de mon PC que j'utilise jour à jour!

En plus, il avait mis un souris apporté exprès avec lui dans ma main, au début, un souris que je n'utilise plus depuis longtemps, préférant la surface de mon portable. Travaillant sur mon genoux et pas un table. Oui, dans les temps, un souris signifiait "Apple" puisque c'est eux qui en ont mis au début à leur ordinateur. Que des innovations n'ont ils pas introduit, que nous utilisons maintenant "comme de bien entendu!"

L'important en fait que les innovations continuent, qu'on nous les offre sans à chaque fois nous demander plus d'argent. Les mêmes images que je devais montrer tout petites maintenant peuvent être visionnés par chacun à pleine écran!

Je peux ajouter de vidéo dans mon blog, ce que seulement très peu pouvait il y a quelque mois. Il y a une dictionnaire corrigeant mon orthographie (en plusieurs langues au choix) pendant que je vous écris. Le tout est se tenir au courant, ne pas être dépassé de tout les nouveautés qui arrivent les unes après les autres.

Ce n'est pas toujours si évidant non plus. A n'importe quelle âge!

dimanche, mai 04, 2008

On ne change pas tellement

Nous ne changeons pas tellement avec l'âge, au moins pas à l'intérieur. Certains rêves, envies, plaisirs restent les même, quel que soit notre apparence extérieur.

Regardez ces trois images prises le 1 mai au bord de la Seine.
Argenteuil en Seine pm (6)
La petite et sa maman jeune

Argenteuil en Seine pm (109)
et l'infirmière soignante et la dame âgée en chaise roulante
Argenteuil en Seine pm (32)
sont-elle tellement différentes les unes des autres, vraiment?

En les regardant ces images, elles me raconte tout une histoire! Ensemble encore plus que une à une. Je vais vivre encore longtemps avec les impressions de cette fête! En quatre heures seulement, deux le matin et deux l'après-midi, j'ai vu et vécu tellement!

Revenant chez moi, chaque heure je découvre encore autre choses.

Les foulards rouges

Les foulards rouges commencent, lentement, à prendre d'autre signification pour moi, après avoir prise tant des images des hommes déguisés en voyous d'autres temps, l'utilisant.

Jadis, dans un autre lieu et autre temps, le foulard rouge était la récompense offert par les communistes aux jeunes élèves sages: on les nommait "pionniers". Ils étaient distingués entre les autres: portant le foulard rouge.

16 years old in 1950J'avais voulu m'occuper d'eux, et à 15 ans, membre déjà (quelle distinction) de l'union des jeunes travailleurs, (dont vous pouvez voir l'insigne ici que je portait fièrement) je suis devenue une des responsables pour pionniers à Bucarest. Pas pour longtemps.

Six mois plus tard, on est venu emporter mon père au milieu de la nuit. Nous n'avons pas su le lieu et il n'y eu aucun papier fait non plus.

Après des mois passés dans les caves de la Securitate, qu'il n'a jamais pu oublier, et d'autres mois dans un prison avec des condamnés de droit commun, où il n'avait pas souvent du repas puisqu'il n'était pas officiellement là, il a eu de chance. Sept mois après en effet, on a déclaré "erreur, vous n'étiez pas saboteur" et on lui a offert un autre job de responsabilité. Qu'il a refusé. En préférant dorénavant n'être que conseiller et pas directeur.

Il a fait par la suite tout pour nous fait sortir de ce pays, ce régime communiste. Il a fallu beaucoup des années, mais étant persistant et rusé, finalement il avait réussi, même si plus de dix ans plus tard, nous avons pu sortir, émigrer.

Aussitôt qu'on a emporté mon père en menottes au milieu de la nuit, on m'a convoqué à l'union de la jeunesse travailleurs (communistes) et en réunion publique, en m'accusant de n'importe quoi, non seulement on a retiré ma charge de responsable des pionniers, mais aussi mon carnet de membre que je portais sous mes seins dans un petit sac confectionné spécialement pour cela.

Sept mois plus tard, on m'a rendu mon carnet et mon foulard rouge et l'on m'a confié une autre responsabilité d'organiser les pionniers dans l'école Hongrois de Bucarest. Mais je n'ai plus jamais porté mon carnet sur mon cœur. J'aimais pourtant m'occuper des enfants "pionniers".

Lors le 1 mai suivant, j'ai emmené les enfants, de 7 à 10 ans à la manifestation organisé par le parti (il n'y avait qu'un seul bien sûr). On avait dit que les enfants des écoles vont défiler au début et on nous a fait venir à 5 heures de matin. Les décisions ont changé et notre tour était venu seulement vers 12 heures.

Il faisait très chaud ce jour-là à Bucarest. Un peu comme hier, ici, peut être 20 degré à l'ombre mais 38° au soleil, et il n'y avait pas beaucoup d'ombre sur la route!

J'avais oublié cette démonstration, très fatiguant pour les enfants et pour moi qui devais m'en occuper aussi "Pourquoi vous nous avez fait venir si tôt?" on me reprochait. Que répondre? "Pourquoi nous n'avons pas passé à 9 heures comme prévu?" C'est les images des foulards rouge qui a apporté tout ceci à la surface.

Malheureuse?Je me souvenais seulement de la fin de mon activité. Après que j'ai donné mon foulard rouge à une petite fille, enfant de cirque, une mignonne travailleuse de cirque à qui on l'avait refusé sous prétexte qu'elle était souvent absente.

Ce n'est pas la même fillette, 60 années sont passées depuis et nous ne vivons pas ici dans une pays totalitaire, mais cette fillette, enfant de cirque était aussi blonde et malheureuse.

Je me souviens même des larmes qui coulaient sur son visage.

Elle devait faire des répétitions, déjà à sept ans, elle faisait un numéro avec les autres! "Sinon, il sera dangereux" me disait sa mère. Mais la réalité était différente. Ce n'est pas ses absences qu'on lui reprochait.

Quand je suis allée voir ce qui se passait, parler avec sa mère dans la caravane, celle-ci m'avait raconté: on avait arrêté son mari. On ne voulait pas offrir une cravate rouge à un gosse qui avait son père en prison, aussi bon élève et sage et travailleuse assidue qu'elle soit.

On m'avait promis finalement, qu'on lui offrirai un foulard rouge, ensemble avec les autres bonnes élèves de sa classe, mais quand le temps fut venu, il manquait sa cravate à elle. "Il n'y a pas assez" m'a-t-on dit. Non? je vais lui offrir la mienne!

Bien, m'a-t-on dit, mais le lendemain, on m'a retiré la charge de m'occuper des pionniers. Je n'ai jamais regretté ma décision.

En France, à Argenteuil, apparemment le foulard rouge a tout un autre signification.
Argenteuil en Seine 1 mai (133)d
Avec un chapeau de canotier ou une casquette, une chemise blanche et veste noir, beaucoup des hommes l'ont porté fièrement, ce 1 mai si différent et si éloigné en lieu et en temps.

samedi, mai 03, 2008

Argenteuil en Seine (matin)

Entre 200 photos, les unes plus intéressantes que les autres, au moins pour moi, centaine des gens vus, dizaines à qui j'ai parlé - je ne sais plus si celle-ci, était un mannequin "voyou ancien" ou un vrai jeune homme déguisé.

Il était en tout cas là pour vendre des chapeau de paie et ombrelles de dentelle, probablement aussi des écharpes rouges, mais je n'en ai vu nul part à vendre. Entre tous les stands, ce n'est pas étonnant: je voyais surtout les gens tout concentré sur eux.

Il n'a pas fallu que deux heures de matin et deux heures l'après midi, pour mes 500 photos en tout, mais maintenant, je dois y consacrer des dizaines des heures, à les regarder, analyser, des fois retoucher ou éclaircir, commenter.

Je pourrais écrire ou éditer tout un livre qu'à partir de ces images.
Argenteuil en Seine
Ce monsieur n'arrêtait pas à peindre et la vitesse de son travail et évolution d'image m'avait fascinée. J'ai pris une petite vidéo, mais je dois encore à apprendre pas mal! En tout cas elle donne un peu de l'atmosphère en plus.

Même si la fête de 1 mai, tel qu'il se passe depuis quelques années à Argenteuil est une mine d'or, ce ne fait que commencer. La saison des fêtes est ouverte et dès maintenant, il y aura des nombreuses évènements tout autour. Pour me faire regretter à partir?

Le 25 mai une fête médiéval, le 1 juin la fête de danse Agora, avec des danseurs de salon Portugais, de cornemousse et danseurs d'Ecosse, des danseuses de Roumanie et Allemagne, et bien sûr, les petites danseuses d'origine portugaise d'Argenteuil.

Entre fin mai est maintenant, la nouvelle municipalité organise "plein des fêtes" même si leur programme n'est pas encore fixé que la semaine prochaine. Toute fois, je ne peux pas m'embarquer, tant que je n'ai pas analysé ce que je viens de récolter jeudi.

J'ai dis à pas mal des gens qu'il pourront trouver leurs images sur le web, je ne veux pas les decevoir. Je ne pensais pas que tout cela va durer tant de temps! A peine une centaine visible 'so far" (jusque maintenant).

Au travail!

vendredi, mai 02, 2008

Petit dej à la française

Je n'ai même pas regardé!

Bien sûr, il était un plateau fort intéressante et j'ai prise cette photo, mais je ne regardé de près qu'en le publiant.

En réalité, un tranche de pain au margarine ou beurre m'attire toujours plus, même si j'adore, non, j'adorais les chaussons aux pommes.

Entre tous les gens dont j'ai pris l'image, les scènes de vie, pourquoi je me suis arrêté à celle-ci? Il y a tellement à raconter, tellement des interactions et aussi, réflexions, après seulement deux fois deux heures passés hier au bord de la Seine! Je vais les absorber petit à petit, en écrire et en vivre longtemps.

Une chose me saute encore ce matin dans la tête: une rencontre avec un monsieur de 86 ans.

J'étais assis près de lui dans le bateau et il me disait avec tristesse "j'ai oublié prendre mon caméra, vous, vous pourriez emporter des souvenirs!"
Je lui ai donné mon adresse blog et flickr, bien sûr il a lien internet. Il m'a dit par la suite: vous êtes si jeune! Tout est relatif dans la vie. J'espère que je serai encore là et aussi bien que lui, d'ici là!

Oui, il peut y avoir de la vie après 70 ans.

jeudi, mai 01, 2008

1 mai, les premières images

Argenteuil en Seine 1 mai (49)vJ'ai pris aujourd'hui ~ 500 images, moitié le matin, le reste l'après-midi.

Il faisait froid, mais la pluie n'est tombée que vers midi, quand j'étais à l'abri, revenue chez moi, pour manger "sagement" et recharger la batterie de mon appareil, vider la mémoire pour faire de place à d'autres images.

Non, je ne vais pas vous montrer les 500, n'ayez pas peur! Mais les premières 32 que j'ai mise sur flickr, vous pouvez regarder, si vous le voulez. Demain, je vais en ajouter d'autres, mais on peut les arrêter ou sauter plus loin.

Bien sûr, j'ai prise quelques expressions variés, des interactions entre gens au vif, quelques personnalités politiques (Député, Maire Adjoint, Président d'Associations) mais surtout des gens très divers dont beaucoup déguisés, ou comme d'anciennes dames de début 1900, ou des voyous, ou... etc. C'est très agréable de connaitre dorénavant pas mal du monde et aussi d'entendre dire: "Aha! vous êtes Julie70!"
Argenteuil en Seine 1 mai (133)Argenteuil en Seine pm

Argenteuil en Seine 1 mai (174)d
L'après-midi, après une réunion rapide, je suis montée (après avoir été bousculée par un monsieur irascible me donnant un coup de coude dans mon dos) au bord d'un bateau. Une belle promenade musicale d'une heure sur la Seine, ensuite j'ai été promené par un gondolier!

Me voilà avec le gondolier, après la promenade.
J'ai l'impression avoir fait quelques progrès depuis 2004, la première fête de 1 mai dont j'ai prise des images. Mon appareil est aussi nettement mieux, et puis alors je n'avais pas encore de camera digitale, déjà 36 images me coûtaient pas mal d'argent!

Dans les jours qui suivent je vais vérifier et étudier mes images, éliminer les pires, modifier certains, annoter d'autres. Pleines des heures de travail (et d'amusement) en perspective!

On ne peut pas

On ne peut pas sourire tout le temps, ni de prendre seulement les images des gens qui vous sourient, même si c'est cela qui est le plus agréable d'emporter avec soi.

Des fois, une regard méfiant, triste, perdu, plein de reproche pris sur le vif, peut exprimer davantage et dire plus à ceux qui le regardent par la suite.

Avec le mois de mai qui commence, dans notre groupe Afterclass, nous avons abandonné les Oiseaux et entré dans la Capture des Emotions. Nous commençons par son expression faciale.

J'étais étonnée, qu'entre mes milliers des images, il y a tant des sourires chaleureux et si peu d'autres émotions exprimés, mais finalement, j'ai trouvé quelques autres aussi.

Cette expression d'étonnement, capturé lors une 1 mai dans la fête "à l'ancienne guinguettes" de notre ville.
1 mai as 100 years ago, Argenteuil
Vous pouvez regarder un diaporama des images prises le 1 mai de l'année dernière qui avait le theme "au temps des guinguettes" ou une autre prise en 1 mai 2004 "peintres impressionnistes au bord de Seine". Pour les deux, vous pouvez régler la vitesse ou sauter sur une image plus loin, la nouvelle présentation des 'slide show' de flickr le permet dorénavant.

J'y vais aujourd'hui de nouveau à la fête de notre ville, beaucoup des participants vont être déguisé avec costumes de début 1900 et prête à être photographiés, mais cette fois-ci, je vais surtout tâcher de capturer des émotions diverses.

Avec ce mois plein des émotions et leur capture, j'ai de nouveau quelque chose d'excitant devant moi. Les plus merveilleux oiseaux, capturés par d'autres, n'ont pas pu m'émouvoir autant que les âmes et les expressions humaines.

mercredi, avril 30, 2008

Plaisirs

J'ai repris à nager et j'ai réussi depuis faire quelques kilomètres, en additionnant jour à jour, côte à côte. J'étais assez contente de moi même. Malgré qu'au début j'avais mal à l'épaule, au dos, après quelques jours j'ai réussi à me détendre, mes muscles s'y habituer.

Soudain, je me suis rendu compte que ce n'est plus les mètres parcourus qui comptaient, ni si quelqu'un me disait ou non "bravo Julie!" soudain, j'ai eu un cadeau inattendu: j'ai eu plaisir!

J'avais de nouveau plaisir à nager!

J'avais déjà cru, les dernières année, que j'avais perdu ce plaisir-là, pourtant un plaisir fort de ma jeunesse.
swimming pool-4
Eh non! On peut avoir plaisir à n'importe quelle âge!

Quand j'ai renoncé à compter les mètres, les basins parcourus, quand j'ai oublié les gens autour de moi, quand je me suis laissée emporter par... Non, pas par les vagues! Dans ma tête, j'écrivais des notes pour le blogue, dans ma tête je me rappelais d'anciens plaisirs.

"Plaisirs solitaires", comme nager au milieu de lac à Bucarest, tout seule, plaisirs partagés aussi. On peut avoir plaisir d'autant des choses!

D'un mélodie qu'on attrape à travers une fenêtre, d'un statue illuminé par le soleil, d'un rire d'enfant, d'une caresse. D'un livre. D'une après-midi ensoleillé solitaire, ou d'un brise agitant des roses que votre bien aimé vous signale. D'un seule regard ou d'une seul nuit.

Quand je parle de "plaisir", je traduis: "enjoy", en anglais. "élvezem", en hongrois.

Hélas, aussitôt, que je parle de ce mot, je me souviens aussi avec amertume de mon dernier ex me disant avec une voix suffisant: "En français il n'y a pas un seul mot pour traduire tout cela, pour chaque chose il y a une autre. On ne peut pas avoir la même mot (plaisir à, jouir de, etc.) disait-il pour déguster un plat ou regarder une paysage! Nous, les français, ajouta-t-il, nous avons un mot différent à chaque fois. "

Pour moi, il reste néanmoins le plaisir. Ce mot me convient, me satisfait, que cela soit à 26 ans ou à 70. L'âge change, la joie reste. Au moins, un certain moment.
Julie, by her husband 1960After : to fix a moment of pure happiness
J'ai de nouveau un grand plaisir de nager!

Le plaisir est important dans notre vie, et ce n'est que avec quelqu'un d'autre qu'on peut l'obtenir. Oui, caresser ou être caressé est fantastique, mais se plonger dans l'eau ou dans un bon livre, vous laisser emporter par une mélodie ou un rire d'enfant, il y a tel moments, des fois heures de plaisir. Il suffit de le laisser venir.

Quelquefois, le provoquer.

Hier, en revenant de la piscine, avec "plaisir" dans ma tête, je me suis préparé un plat avec le plaisir des goûts et couleurs dans ma tête. Ce n'était pas tout à fait la même plaisir que celle, inattendue, de natation, mais je me suis délectée et pris une photo aussi. Je ne suis pas arrivée à tout mangé finalement: il reste encore pour aujourd'hui.
Plaisir des gouts detail
J'ai eu au moins du plaisir à en prendre une photo. Puis, encore une de mon dessert savoureux et le café qui ici, curieusement paraissent ressemblants. Qu'ils se ressemblent ou non, il peuveut provoquer de plaisir.
perceptions
Faites vous plaisir!

Racontez-nous ensuite si vous le voulez ou pouvez, de quoi avez vous eu plaisir ce long weekend qui va venir! Moi, je m'attends avec plaisir à prendre des photos de 1 mai au bord de la Seine de la fête "comme en 1900, au temps des guinguettes" que la Mairie organise année par année. Plaisir aussi de revoir des gens connus dorénavant, ne serait-ce que le temps d'une seule photographie ou quelques mots échangés.

Qu'il fait beau ou qu'il pleut, je trouverai quelque chose qui me procure du plaisir!

mardi, avril 29, 2008

La vie d'une nana

Le nom de son blog est "pensées d'une nana" (ici orthographié à la française) et non, elle ne vit pas maintenant dans cette vieille voiture, mais pour le moment dans un motel dont elle vient aussi prendre la photo.

Photographe aussi passionnée que moi, récemment, elle en a souffert davantage.

Elle s'est perdu dans un petit parc et s'est retrouvé dans le désert, errant des heures avec rien que sa camera et un pierre ramassé pour se défendre si besoin. La nuit venue, toujours ne retrouvant pas sa route, elle a cassé sa jambe et eu une entorse aussi.

Avec la jambe cassée, quelques jours plus tard, elle s'est aventuré à chercher à photographier les ânes se promenant librement dans une ancienne ville minière de l'est des États Unis, et elle a glissé, tombant de nouveau.

Tout cela, et encore plus, beaucoup plus, Danielle décrit son blog franco-anglaise que vous pouviez voir depuis longtemps tapis parmi mes liens.

Mais ce que je viens vous raconter n'est que le bout de Iceberg!

Nous nous connaissons depuis trois ans déjà.

Au début à travers blog mais aussi à travers nos images en Flickr. A l'époque, elle habitait près de San Francisco et sa mère venait de décéder. Malgré leur difficile contacts, elle était désemparée à l'époque et se sentait perdue. En plus, divorcée avec deux enfants, elle avait eu un très mauvais dernier aventure, ce qui n'aida pas sa morale non plus.

Elle avait écrit une magnifique poème (je vais retrouver): ses mots m'ont tellement touché à l'époque que je l'avais traduit en français et avec sa permission mise dans ce blog-ci, en 2005. J'avais presque oublié! Depuis, nous suivons la vie l'une de l'autre. Trois ans déjà!

D'autres souvenirs vient s'y mettre un à un. Nos rencontres, en France.

Un jour, elle vient m'annoncer: "Je vais vivre en France! Je me suis mariée! J'irai dans la région parisienne! Fabrice est fantastique!"

Elle venait de publier une photographie d'elle fondant de bonheur, près d'un bonhomme à l'allure d'un gangster!

En quoi elle s'est encore mise? je me suis demandé en regardant l'image.

C'est par la suite que je me suis rendu compte que Fabrice (un autre bien sûr, pas celui de Bruxelles) policier, garde de corps en moto à Paris, aime jouer. Afficher sur les photos un regard menaçant.

"Un regard comme cela dissuade et prévient" me raconta-t-il à notre premier rencontre, dans le 18e à Paris, café Nord Sud, comme il se couvent à mes rencontres avec autres bloggeurs.

Rapidement, j'ai réussi à attraper (et publier ici à l'époque) un tout autre regard: l'amour envers Danielle y était tellement visible!

Mais comment vous vous êtes rencontrés?

Leur vie, leur rencontre: tout un roman!

Divorcé, Fabrice cherchait à rencontrer quelqu'un de son département et aux Etats Unis, par un hasard des choses (qui fait des fois bien!) il est tombé sur Danielle. Née à New York, ayant vécu a Minnesotta, une mère professeur de français, elle vivait près de San Francisco à l'époque, non pas tout près, mais à une distance de plus de 9000 km!

Vous êtes encore avec moi? Voilà comment Danielle décrit:
"À cause de la distance, on s’est dit qu’on allait être amis, et on s’est mis à correspondre par mail. Après quelques mois, vers noël 2006, je l’ai appelé. Il n’a pas répondu au téléphone – j’en été heureuse, c’était bien plus facile que de lui laisser un message que d’être obligé de lui parler. Il m’a rapelé quelques minutes plus tard.

Au fur et à mesure que le temps passait, on s’est rendu compte à quel point on tenait l’un à l’autre. Avant même de se rencontrer, alors, il m’a demandé en mariage. Je me rappele de son mail. Le sujet était : «urgent» et il a posé une question banale, puis il a dit: «est-ce qu’un jour tu voudrais bien être mon épouse pour de vrai parce-que tu l’est déjà dans mon cœur.»
Ils se sont mariés le jour de leur rencontre!
"Au début on pensait pouvoir vivre séparés pendant un certain temps. Mais nous n’avons pas pu. "
Elle est venu vivre en France, avec son mari le suivant rapidement, trouvé de travail à Paris, fait la navette des banlieusardes. Fabrice continuait son travail sur le gros moto dans la police garde de corps. C'est alors que je les ai rencontrés, d'abord à Paris, puis en passant un jour avec eux visitant Colomnier. En mai sur la Butte Montmartre dans la pluie.

Ces deux images sont de moi, n'exprimant pas bien tout ce que j'ai vu, mais un peu quand même.
Fabrice regardant Danielle-06v
Fabrice, regardant Danielle.
Danielle et Fabrice-6
Danielle me visant au café Nord Sud.

En décembre dernier nous avons passé une journée entier ensemble.

- Je ne veux pas rester en France! me dit Danielle alors.
- Qu'allez vous faire?
- Partir aux Etats Unis, répondit Fabrice. J'ai déjà demandé. Je suis en train d'apprendre l'anglais.
"La demande pour qu’il puisse avoir une carte verte était fait en novembre, 2007. Le 26 novembre. Normalement, il faut des mois, sinon, des années pour avoir une carte verte, même pour son époux. Nous l’avions en main pour le 11 janvier 2008. Six semaines plus tard !!! "
D'habitude, cela dure des années!

Ah oui, ce n'est pas que les femmes qui suivent leur mari, il y a des hommes aussi, des hommes extra ordinaires qui suivent leurs femmes, leur amour, au bout du monde!
"Fabrice c'est engagé dans l'armée Américaine"
Danielle publie la photo sur son blog. Fabrice s'engageant.

Fabrice sur la route et visitant un ancien ville de Ouest: bien sûr, il pose derrière les barreaux!

Très sérieux et très amoureux, il aime aussi jouer, poser. En même temps, je l'ai ressenti pendant notre journée ensemble à trois, il est toujours là près de Danielle.

Enfin, sauf quand elle se perd en suivant une envie de prendre des photos dans le désert. Il était allé alerté les policiers qui lui ont déclaré: ta femme ne veut plus de toi, c'est tout. Ils n'ont rien compris.

Peut être vous, comprendrez davantage sur cette couple fantastique. Tout peut arriver à travers le web quand deux êtres se retrouvent enfin. Se comprennent. Malgré tout les difficultés, malgré des problèmes d'argent (il faut vivre) et des enfants (chacun a deux ailleurs), malgré les distances et des incompréhension à applatir sur le chemin.

Vous pouvez poursuivre, découvrir Danielle et Fabrice sur le blog de Danielle, qui pour le moment, depuis quelques jours, vit dans un motel. Fabrice part pour faire ses premiers mois dans l'armée. Peut être même en guerre. En attendant de revenir aussitôt que possible, vivre avec sa femme. Revoir ses enfants. Etre ensemble.

Ils ont encore une longue route à parcourir ensemble!

PS toutes les photos que vous voyez ici, ont été prise par Danielle. Allez découvrir sa vie, ses poèmes, et la suite de ce qui leur arrive, dorénavant à eux deux, dans son blog: les pensées (et vie, j'ajouterais-je) d'une nana. Mais aussi, allez découvrir ses photographies sur la site Flickr. Même avec une entorse, un dos qui lui fait mal souvent, elle continue à nous montrer ce qui l'entoure, ce qu'elle découvre.

lundi, avril 28, 2008

Après-midi ensoleillée

J'ai retrouvé quelques anciennes photos sur des CD, non, celle-ci n'en fait pas partie, je vais les montrer une autre fois ou dans le Retro blog. Ce sont des images prises entre 2002 et 2004.

Ranger, a toujours ses avantages aussi.

Le matin, je suis allée nager, ensuite pris des nouvelles images de l'iris de ma voisine. Ils sont allés danser "thé dansant" de l'après-midi, (eh oui, il y a de la vie après 70 ans et pour certains, même une vie de couple).

Pendant ce temps, je me suis installé sur le fauteuils devant les lilas en fleurs et l'herbe que j'avais laissé exprès dans un carré.

Le vent soufflait, tiède, de temps en temps: c'était merveilleux!

J'ai lu un peu, mais surtout, pris pleines des images et même, des vidéos courtes. Rentrant chez moi, je me suis rendu compte que je dois encore apprendre beaucoup en vidéo! Pas aller trop près, pas bouger trop, ainsi de suite.

La photo du fauteuil m'es venu d'une autre similaire du 2002, dans laquelle j'exprimais mon plaisir de jardin et solitude tranquille dans le jardin.

Pendant ce temps la vie tourbillon autour de moi, mon fils m'a appelé quatre fois de Londres pour demander des adresses d'écoles à visiter. A travers sa voix venant de là, je m'y suis déjà sentis un peu moi aussi là-bas. Et bien sûr, le Web m'a permis lui répondre rapidement.

Par la suite, pleine des lectures de blog, j'ai beaucoup à dire, mais ce matin, je m'arrête ici.

La solitude peut être sérine et agréable: hier je me suis senti très bien dans ma peau et j'ai eu une grande joie humer l'odeur suave des lilas en fleurs et de traquer le vent souffler dans l'herbe sauvage.
Lilas en fleur-8

Un bout d'herbes-4

dimanche, avril 27, 2008

Une bombe

Décoration maintenant, dans le jardin de mes voisins de l'autre côté de rue, ce fragment de bombe était tombé dans les années 1941. Mon voisin, habitant dans la rue depuis son enfance, l'a trouvé en travaillant dans son jardin.

A chaque fois que je passe, je le vois travaillant, bricolant, il ne s'arrête jamais.

Repeint les fenêtres de leur maison, jardine, il y a toujours quelque chose en plus de faire.
Bomb  fragment de 1940
- Regardez, en fait c'est deux fragments qui étaient l'un à côté de l'autre.
Mr Laurant is always working
Puis, il se remet à travailler.

Mme Laurant m'avait fait signe quand je revenais de la piscine :

- Avez-vous votre appareil photo avec vous?
- Bien sûr! Toujours. Je ne sors pas sans.
- Voulez-vous faire une photo de notre Iris avant qu'on le coupe?
- Avec plaisir.
- C'est la première année qu'elle fleurit.
- Elle est très belle!
Iris (2)
Je prends ensuite les fleurs de magnolia.
- Un peu passé maintenant, me dit-elle.
- Encore magnifiques, regardez, il y a même des boutons encore.
Mme Laurant shows me her magnolia tree
A la fin, je prends une ultime image, des fleurs avec pétales faciles a photographier.
- Celle-ci, sont artificielles, me dit-elle.
- Ah! je ne m'étais pas rendu compte.
- C'est pour quand il n'y a pas d'autres, s'excuse-t-elle;

IrisHiver, printemps, été, automne, leur jardin est toujours beau à voir. Que d'amour, que de travail dépensé pour l'entretenir! Je me sens tout petit dans mes souliers quand je les regards travailler sans arrêt pour embellir leur demeure.

Ces jours-ci, moi je suis aussi plein de travail: je trie mes livres. Au lieu de se trouver sur les étagères, ils sont descendus, triés en oui, non, peut être. Ensuite je lis les peut être. Jette par terre le plus souvent entre "a offrir". Hier, je suis allée chercher des cartons et j'ai mis une partie dedans.

Mais je n'y suis même pas au moitié!
Tout chez moi est encore sens dessus sens dessous.

En plus, je ne suis restée nul part longtemps. Que des différences entre mes voisins et moi!

- Ah oui, je leur dis, à peine je me sens vraiment bien entre mes voisins et je devrais repartir encore une fois. Ce n'est jamais facile de partir, n'importe combien de fois on l'a déjà fait.
- Je comprend, me répondent-ils.

La famille de mon fils est à Londres depuis hier, découvrir la ville, mais aussi se décider par où ils vont vivre. Plus tard ou plus tôt, je vais les suivre. Partir de nouveau ailleurs.

Mais la vraie bombe hier était me rendre compte que je me suis trompée d'un mois mois entier: j'avais créé le groupe Afterclass fin mai, pas fin avril!

samedi, avril 26, 2008

Emotions

J'avais très peur d'arriver à 70, mais ici c'est le bruit soudain des oiseaux qui m'avait effrayé tant que cela, et j'ai pris l'expression avec mon appareil sur l'instant.

Personne que moi n'aime pas cette image, mais il reste très expressive pour moi, relevant une facette de moi pas souvent vu par personne (même pas moi).

Le mois prochaine, très bientôt, nous allons parler dans AfterClass des Emotions. Vous pouvez regarder des images qu'on y a ajouté là.

C'était une des première trois images que j'avais publié dans le groupe afterclass dont je fête aujourd'hui l'anniversaire. Je l'ai créé a 26 mai 2006, il y a juste trois ans.

Que de chemin parcouru depuis!

Chaque mois, un autre thème, un autre "professeur" qui s'est dédié, 24 déjà (même si certains sont revenus) jour à jour à animer et enseigner sur le sujet choisi. Certains, ont été efforts d'une groupe entière, autres ont préféré de le faire seuls.

De cette image-là, jusque celle prise hier, j'ai aussi parcouru un long chemin. J'ai tant appris sur la photographie!
Lilas chez la voisine
Mois après mois, je n'étais pas seulement l'administrateur, directeur, trouvant d'avance des personnes voulant bien se dédier volontairement pour un mois entier, revenir souvent, préparer, puis discuter les images des autres, mais j'ai aussi étais élève: tâchant à suivre les instructions et indications des un des autres, et collègue, en commentant autant que possible les images que les uns et les autre y ont ajouté.

J'avais commencé avec une discussion sur les photos en clair obscure (lowkey)suivi aussitôt du mois sur la photographie de Vie des gens. Une fil merveilleux montre des Mains (Hands en anglais) par exemple. Le deuxième mois commençait par une discussion sur le mouvements, suivis d'une merveilleuse classe sur la Nature vue différemment.

Hélas, les discussions sont en anglais, mais les images présentées viennent de partout le globe terrestre. La diversité tant des enseignants que des participants a donné lieu à une grande richesse. Ainsi dès la première classe, je montrais des images de la région parisienne, et babasteve par exemple de marchés de l'Inde, algo des mains de l'Angleterre, et ce mois-ci, le 24e, notre enseignant nous anime de l'Australie sur les photographie des oiseaux.

Entre Vie des Gens et leur interactions et le fil sur le vol des Oiseaux, 22 autres thèmes très divers les uns des autres, dont de temps en temps je vous parle aux débuts des mois. Couleurs, Saisons, Temps, Fêtes, Enfants, Fleurs, tellement des sujets traités, tellement des idées reçus!

Nous allons parler en mai des émotions, Monster revenu d'une voyage long en Egypte, le tiendra de Londres. C'est approprié, ce sujet, j'entre dans notre troisième année avec beaucoup d'émotion.

vendredi, avril 25, 2008

C'est important pour qui?

J'avais réussi à nager 3000 mètres dans moins d'une semaine, et arriver vers 80 kilos (seulement? ah oui) et j'étais très fière.

Je vais les raconter à mon fils, dans un costume pantalon, chemisette et pull beige claire coordonnés (cela m'arrive rarement).

— Ah? C'est bien, dit-il, très préoccupé de son travail.

Bon, je me dis, tant pis de cet accueil tiède, les femmes et l'animatrice de la réunion de Weight Watchers, vont être ébahies, elles.

Depuis septembre à chaque fois qu'on me le demande si j'ai commencé à faire un sport, je réponds que je n'ai pas encore commencé, "mais je me promène."

Depuis des mois, je le remettais toujours à demain ou la semaine prochaine. Vous connaissez, n'est pas? On arrête de fumer, lundi prochaine. On ne bois plus, on va s'y mettre au gym - demain.

Hier matin, je vais toute fière leur raconter que je suis allée, jour à jour nager la semaine dernière, et j'ai déjà accumulé un total de 3 kilomètres nagés depuis qu'on s'est vus la dernière fois.

— Ah? bien, me répondent-elles, dans un ton encore moins enthousiaste.

Depuis une semaine, mètres après mètres, pendant que je nageais, depuis une semaine, je pensais à combien vont-elles m'admirer, apprécier. L'animatrice nous disait, réunion après réunion combien c'était important de faire de sport et maintenant que je m'y suis mise enfin, elle était tout préoccupé d'autre chose.

J'étais très déçue hier matin.

Pas trop longtemps. Presque aussitôt, comme tout bonne écrivain, je me suis dit: c'est une grande thème à raconter! Et, à la sortie de réunion, je suis allée nager encore 500 mètres.*

Mais, à quoi cela sert, je me disais cette fois tout en s'essoufflant pour finir mon demi heure quotidien, à quoi sert tout cet effort si personne ne s'en soucie? Cela ne parait important pour personne.

Si, je me dis, tout en m'encourageant à continuer: c'est important pour moi!

Non seulement pour ma santé, mes os, mes muscles, mais aussi pour l'estime de moi. Je me suis proposé à faire quelque chose, je me suis lancé un défi, et je le réalise.

Tout en continuant à nager, j'ai regretté néanmoins que mon amie Anna n'est plus de ce monde. Comme elle m'avait dit un jour, nous deux formions un club de personnes admirant l'un l'autre. J'ai estimé énormément ce qu'elle avait réussi d'accomplir, et elle de même devant mes réalisations.
Three poppies
C''est agréable d'avoir quelqu'un appréciant nos réussites, petites ou grandes, comme de compatir quand nous avons des problèmes. C'est très agréable même, mais pas essentielle. Sauf quand on est tout petit enfant, mais moi, j'ai déjà presque 74 ans!

Je me suis souvenue, tout en continuant à nager, combien elle était fière, quand à 11 ans, j'ai nagé la première fois 500 mètres sans m'arrêter. Quelquefois, a la fin de chaque l'année surtout, je raconte encore mes réussites à ma mère, dans ma tête mais aussi dans mon journal intime (maintenant publié presque entier sur le web dans Journal de Jeunesse et ensuite Retroblog). Je sais, maman aurait apprécié ce que j'ai réussi à faire de ma vie!

Mais finalement, je me disait, tout en nageant mes dernières mètres hier, le plus important, qu'il s'agit d'une note de classe, un travail bien bouclé, ou avoir été jour à jour depuis une semaine nager, l'importante c'est qu'on soit contente de soi même et que cela nous donne du courage. Nous l'avons accompli ce qui nous nous sommes proposés à faire. Je continuerai à nager.

C'est très important... pour moi.
__________
Ce matin, avant finir ce note commencé hier soir, je tombe, à travers une commentaire suivie jusque son blog, sur un jeune parisien: Eddy nage par jour vigoureusement autant que j'ai fait doucement pendant tout la semaine!

Mais à chacun ses propres forces et ses réalisations.

Je ne pourrais pas nager jour à jour trois kilomètres à la fois, 1 mile (1700 m était ce que j'avais fait le plus long dans ma vie) mais il n'a pas publié des notes dans son blog depuis trois ans jour à jour, ni écrit de journal depuis 64 ans!

L'important qu'on se compare à ce qu'on avait fait auparavant soi même, qu'on puisse trouver un petit progresse relative à soi.

Pour moi, continuer à me prouver, à moi même, qu'il y a de la vie après 70 ans, et faire des efforts pour me la prouver.

jeudi, avril 24, 2008

Une rose rose pour Rozalia

Rozalia, ma voisine, est venu m'avertir que ma voiture avait une fenêtre ouverte. Elle a tâché la fermer, mais cette fenêtre, trop moderne, ne se ferme pas qu'avec le clé dans la serrure, le courant marchant: automatiquement avec un bouton.

Ah, la modernisation!

Toute fois, Rozalia s'est déplacée, jusque chez moi, au fond de lu cour, pour me dire que la fenêtre est grande ouverte, côté trottoir: dangereuse. Je luis offre, pour la remercier cette rose et cette titre. J'espère qu'elle lira cette message.

Hier, j'ai accompagné mes "petit" enfants a British Council pour qu'ils prennent leur leçon d'anglais. Ils m'ont dit qu'ils préfèrent le train à la voiture. Le train et le métro, tellement plus intéressant!

A leur âge, bien sûr, je n'avais pas encore voyagé en voiture, mais eux ils en ont ras bol.

Ils m'ont guidée tout au long.

- Il faudra prendre le métro n° 13, mamie.
- La sortie est par là.
- Regards, c'est ce corridor, ces marches ici.

En sortant du station Invalides, c'est encore eux qui m'ont montré par où aller. Pas si petits, ces enfants-là! En plus, ils goutent chaque nouveau mots anglais appris.

J'ai eu trois heures, pour les attendre, mais il pleuvotait doucement et j'étais un peu lasse comme la nuit dernière je me suis réveillé à trois heures pour faire ma note de blog qui me laissait pas dormir tranquillement. Je me suis assis dans un restaurant, près d'un plat de fromage blanc avec coulis des fruits rouges, près de l'Assemblée Nationale, et j'ai lu.

J'ai quand même pris quelques photographies, même quand je n'ai pas envie, je ne peux m'abstenir tout à fait.
Paris 7e-3bun
A deux heure, des couples officiers et leur épouses, sortaient probablement d'un repas festif. Il y avait plus que sur cette photo, mais groupe après groupe, et c'est seulement eux que j'ai réussi net.

Pour moi, ils représentaient le quartier où je me trouvais. On ne voit pas ça à Argenteuil!

Avant cinq heures j'ai passé par une salle d'exposition et j'ai été attirée dedans a la vue d'un mur d'énormes tournes soleil. La dame m'a permis de faire des photos, mais c'est celle-ci, de près que j'aime le mieux. Peint par Claire Basier, visible jusque fin juin.
Painting Claire Basler-4
Avec le guide de mes petits-enfants (ils ont même demandé un petit plan de métro chacun a la caissière), a six heures nous étions déjà de retour.

Petit déplacement pour moi hier, pourtant je suis arrivée chez moi fatigée.

Des plus grandes, voyages, je l'avais fait hier, virtuellement. J'ai trouvé un billet pour aller a Malte, mais ensuite je vois dans le métro que Go voyage l'offre moins cher. J'ai trouvé une vol plus directe pour aller à Seattle ou Denver, à l'Ouest Nord des Etats Unis, mais quand de là, je voulu ajouter aussi une route à Missoula, ma vrai destination de Montana, non seulement le prix grimpe aussitôt à trois fois (pourtant c'est juste une heure et demi de route en plus) mais le temps de vol s'allonge sans commun mesure.

Mais dans ma tête, j'avais pris la longue route, je suis arrivée crevée.

Heureusement, que ce n'était que dans mon imagination! Je me demandais aussi "est-ce que l'invitation de ma copine web tient toujours, après tous mes hésitations"? Une semaine chez elle pendant sa semaine libre, pour qu'elle puisse me montrer les environs?

Ce matin, j'ouvre mon ordinateur (vers 5 heures comme souvent) et qu'est-ce que je trouve? Un couriel d'elle me demandant si je peux venir "dans n'importe quel de mes semaines, et si tu viens l'autre semaine, je peux quand même être avec toi, moitié de journée!"

Je résiste de moins en moins à cette invitation de découvrir une tout autre Amérique, pas celui des grattes ciel, ni celui de centre politique, ou des déserts, que j'avais déjà parcouru aussi, mais d'une ville au milieux des montagne. Tellement loin, que peu des avions y atterrissent.

Au dessous on peut lire: l'oiseau attend le printemps arriver sur mon balcon, pendant que je prends le petit déjeuner.

Non, ce n'est pas Colorado. Montana, le pays des montagnes. Ils ont encore de neige là-bas, au moins, ils avaient la dernière fois que j'ai regardé les images. Une très longue hiver, des feux de forêt deux à trois mois pendant l'été. Elle est infirmière, allant avec sa voiture dans les endroits isolés et lointaines. Courageuse femme!

Je voyage beaucoup dans ma tête, vais-je prendre l'envol à un moment donné, vraiment?

mercredi, avril 23, 2008

Les hommes aussi

Il ne faut croire que c'est seulement les femmes qui s'ouvrent, se confient, racontent. Comme d'ailleurs, heureusement, entre mes lecteurs et mes lectures, il n'y a pas que des femmes.

Cette photographie est par Fabrice, venu spécialement de Belgique pour assister à notre rencontre bloggeurs et écouter Gelzy et Peire chanter et jouer à l'orgue de barbarie.

Fabrice divorcé, s'occupe souvent de ses deux fils, une semaine sur deux ils vivent avec lui, et nous les montre dans leurs activités, comme il montre, dans son blog et site photo flickr aussi ses autoportraits, parlant de ce qu'il ressent.

Non seulement, Fabrice aime ses fils, mais il ose l'exprimer, montrer, nous faire comprendre. Par ses photos et par ses blogs.

Le plus petit de ses fils, quand il était tout petit, en 2001

Que dire de toi, Fabrice, je lui avait demandé en même temps que le droit d'utiliser ici ses images.
"tu peux dire ceci : il y a très souvent un moyen de trouver une issue positive à une période difficile, que la vie est trop courte pour la galvauder et que chaque petits moments peuvent être de beaux moments ... que pour moi, les gens sont devenus le plus importants ... ;)"

* que j'aime mes fils et que je rêve d'en faire des hommes ;) ... *
Et une photo récent de l'autre fils avec une amie. Regards!

Mais ce n'est pas seulement à travers ses photographies que Fabrice se confie, il a aussi publié d'autres écrits et blogs, racontant ce qu'il a ressenti lors une rencontre, amours, séparation. Tout un roman à travers des fragments se suivant.
"Il faut mieux vivre seul que non harmonieusement accompagné" disait-il avant passer par Paris.
Oui, cela j'ai vécu et ressentis moi aussi.

Depuis que je lis des blogs, femmes et hommes, vieux et jeunes, j'ai mieux entré dans la façon de penser des hommes et mieux compris aussi leur difficultés a eux. Par exemple, la difficulté d'être loin de ses enfants, souvent comme le cas de Pierre (même si depuis un temps il parle surtout des nouveaux appareils qui le fascinent) n'étant pas avec eux que pendant les vacances scolaires. En 2005, il écrivit beaucoup aussi de sa vie sentimental, et je suivais fascinée ses notes, jour à jour.

Chacun parle de soi, de ce qui l'entoure, ce qui le préoccupe, différemment et le blogosphère m'a permis de mieux connaitre ceux que je n'aurais jamais si bien compris, ou pas compris du tout, avant.

Oui, une mamie âgée, n'est pas tout à fait même qu'un jeune homme avec deux enfants, qu'une homme ayant vécu la guerre d'Algérie, vivant dans le campagne, comme Aben (dont j'ai déjà écrit plusieurs notes), ou Berlioz avec ses convictions politiques différents mais la même passion pour la photographie que moi (et pleine d'autre choses), se promenant souvent à Paris, comme... Nous avons tous aussi des points communs dans lesquels nous pouvons nous reconnaitre, nous comprendre. Nous estimer. Apprendre l'un de l'autre.

J'ai beaucoup compris sur les hommes, à travers le Web. C'est une telle joie, jeune et vieux, hommes et femmes, se comprendre et se suivre dans la vie qui nous entoure et lire ce qui nous préoccupe. Trouver des échos, les uns dans les autres, tout en apprenant de nos différences.

mardi, avril 22, 2008

Pas prévu

Ce matin, j'ai le choix: ne pas écrire de ce que j'avais prévu ou ne pas publier le matin. La site flickr d'où je devais prendre des images pour la note que je pensais publier, sur d'autres copains flickr et blog, n'est pas disponible: surchargé me dit-on.

Alors, il cela restera pour demain.


La site dailymotion marche bien ainsi que le blogger, et je viens aussi de découvrir ce matin un blog marrant que je vous recommande. Au lieu des images, voilà donc une vidéo courte de Pascale avec sa guitare, chantant le 12 au Village Michel, du 18e à Paris. Elle a chanté plusieurs chansons, je ne sais pas si de son invention ou non, mais dont j'ai vraiment bien aimé les paroles.

Et puis, je peux aussi quand même vous dire combien je suis contente de moi même!

Savez-vous que Prima, parait 20 jours d'avance pour chaque mois. Celui-ci est son numéro de mai, en vente depuis le 10 avril. Entre autre 'sources d'inspiration' son sous-titre, ce mois il explique un peu plus sur comment perdre du poids en publiant trois témoignages des femmes avec leur portrait et tout.
Non, non: ce n'est pas de moi que parle Prima de ce mois-ci, et bien sûr je ne serais jamais sur la première page d'un magazine, sauf si je me fabrique une couverture, avec les image après piscine.
self after swim 3rd day swimming
Après la première journée de natation, chez moi, et après la troisième journée consécutive de 500 mètres par jour, en sortant de la piscine. Le vent soufflait dans le cour, mais justement, si mon sourire y est un peu forcé au moins mes cheveux au vent me paraissent marrants.

Ce matin, va être la quatrième journée. Maintenant que je peux faire 500 mètres à moins de demi heure, il s'agit de nager un peu plus. Chaque jour, un tout petit plus, j'espère. Quand j'ai habité aux États Unis, d'accord, c'était il y a longtemps, je n'avais même pas 50 ans alors, j'étais arrivée à 1500 mètres en trois quart d'heures, d'une seule fois et non pas en trois jours.

Mais c'était une piscine presque vide à trois heures de l'après-midi, j'y allais de mon travail en y retournant après. C'était aussi une période de Weight Watchers, tout comme maintenant, mais alors, j'étais partie de moins des kilos et arrivée à 56. Cette fois-ci, si j'arrivais à 73, je serais déjà heureuse. Oh, j'ai encore une longue route pour y arriver!

En tout cas, nager devient plus agréable de jour en jour.

La première fois j'avais mal au épaule, rudement mal aussi au dos, pendant que je nageais et ensuite pour un temps. La deuxième fois j'ai fait gaffe et forcé moins le bras gauche en question, mais hier j'ai presque pas eu mal et j'ai pu aussi faire mes bras avec plus d'énergie.

Ce matin, je pourrais faire quelques mètres de plus dans la demi heure, non seulement les 500 des premières journées. Surtout que j'ai l'impression que pendant les vacances scolaires il n'y a pas de la foule, sauf des clubs qui sont arrivés hier vers la fin. Il s'agit de voir quand c'est plus calme. C'est tellement plus agréable alors!

Il suffit de peu qu'on soit bien dans sa peau et contente de soi même: on se lance un défi qu'on peut l'accomplir soi même, qui ne dépende de quelqu'un d'autre. Et, si la première fois cela ne réussit pas, (depuis six mois chez moi) on essaye la deuxième fois. Vous connaissez la chanson?
Lilas s'ouvrent dehors-1 Fleurs municipaux (1) detail
Les lilas sont de mon jardin, les tulipes dans la cour de la piscine.

Il n'y a personne pour vous offrir des fleurs? Qu'à cela ne tienne: offrez-les à vous même.

Vous pouvez aussi vous servir des fleurs que je vous offre ici!

lundi, avril 21, 2008

Pendant que mes lilas

Pendant que lilas dans mon jardin commencent à s'ouvrir, et pour la première fois j'y vais assez près pour observer les bourgeons près des fleurs ouvertes, de prendre pleine des images et d'experimenter,

Au Quebec, Canada, le neige n'a pas encore fondu, Etolane qui blogue depuis 2003 ou même avant, montre sa petite fille grandissant, faisant un bonhomme de neige et dans un note de son blog, elle parle comme d'habitude avec une ouverture et même temps pudeur, cette fois-ci, des difficultés de dormir (sans se réveiller) près de son mari chéri, qui l'a suivi à travers l'Océan, lui a sauvé la vie et l'aime tendrement.

Quelle femme courageuse, Etolane, quelle profondeur et ouverture dans ses textes. J'ai vécu trois années déjà avec elle, en l'accompagnant à travers grossesse et difficultés autour de naissance de Lily-le-Soleil, faillant lui coûter la vie. Heureusement, son mari était là. Heureusement, elle a lutté pour survivre. Maintenant, qu'elle reprenne des pouvoir, se cherche non seulement comme maman, mais reprendre un peu, petit à petit aussi de son ancien soi.

Aux iles lointaines de Polinésie, Bora-Bora, c'est déjà l'été et sur les images que Annie nous montre, des chaise longues près du plage. Annie, je l'ai connu à travers mon blog sur la Roumanie, allée la voir a Douadenais près d'Amiens (elle s'y trouve maintenant pour deux semaines). Annie a suivie son mari partie dans les iles pour ouvrir un cabinet vétérinaire. Enfin, reprendre le cabinet de quelqu'un qui s'en allait.
Annie a quitté sa famille, sa ville et pays de naissance et suivie son bien aimé, presque au bout du monde. Annie courageuse, travailleur sans relache à mille idées pour l'école et ses élèves, Annie qui refait maintenant une vie ailleurs.

En Autralie, c'est l'automne comme vous voyez ci-dessous.

Anaya,celui de son petit enfant qu'elle élève seule maintenant, elle la grand mère ayant survécu un cancer de sein, elle publie des textes dans son LifeJournal pseudo ZebraArtiste, parlant de sa nuit agité, elle non pas à cause des ronflements de son mari, mais des pleurs de son petit fils, et des difficultés a lui apprendre de la laisser dormir une seule nuit. Enfin, il s'est endormi de nouveau, je peux maintenant aller de nouveau dans mon lit, dit cette grand mère courageuse, dans son blog journal. Nous montrons nos diverses facettes dans nos messages, pas seulement une perpétuelle sourire polie.

Que des exemples merveilleuses, des femmes fantastiques n'ai-je rencontré à travers les blogs. Pas "virtuelles" du tout. Des femmes en chair et os, souffrant et rebondissant, osant aimer et osant le dire. Osant se pleindre, mais aussi montrant tout leur amour, non seulement par des mots d'ailleurs mais par des faits.

Je n'ai rencontré personnellement, entre celles que je parle aujourd'hui, seulement Annie, qui m'a acceuillie deux fois chez elle, avant qu'elle part loin, mais je sens que je les connais toutes si bien!

En quelques heures, nous avons ouvert notre coeur, parlant aussitôt comme des anciennes amies l'une à l'autre.

Que j'ai vécu a côté d'elles depuis trois ans, ou trois mois, l'Internet m'a permis suivre leur vie. Admirer leur courage. Leur persévérances, leur luttes et peines exprimés ouvertement, donnant courage aux autres de continuer.

Qu'il soit printemps, été, hiver ou automne, là où elles vivent maintenant, ce sont toutes les femmes qui courbent, luttes à reprendre l'air et rebondissent.

dimanche, avril 20, 2008

Main dans la main

Quoi de plus beau? soustitrait cette image, mis en ligne en septembre 2006 par Françoise68, pseudo sur flickr de Marie_l de nos blogs.

J'avais décidé d'écrire quelque chose tout différente, mais en tombant sur cette image, je me suis arrêté et je n'arrive pas aller plus loin.

Tenir la main de l'autre.

Avoir quelqu'un qui vous tient la main ainsi.

Cela m'était arrivé à moi aussi, de temps en temps, même si la plupart de temps j'en rêvé seulement, même si cela n'a pas duré tant que j'avais espéré, même si la main n'était pas de quelqu'un comme jadis mon père.

A 5 ansUn de mes premiers souvenirs: mon père me tient la main et nous nous promenons dans la forêt, en haut des Carpates, pas loin du petit maison de mes grand parents paternels. L'odeur du sapin, le goût des minuscules fraises sauvages, le bruissement des feuilles.

L'insouciance dont parle Rom dans son blog dans un merveilleux poème que j'ai lu ce matin: il n'avait "que dix ans", dit-il.


A dix ans, moi, je n'étais plus insouciante, l'âge n'avait rien à y voir: la guerre avait intervenu dans ma vie. M'avait chassé pour survivre de chez nous, loin, puis au retour, une année plus tard, je ne retrouve rien plus comme avant. J'ai vite grandi, vite perdu l'insouciance, alors.

Mais très profondément en moi, reste encore cette envie de quelqu'un me tenant la main, quelqu'un sur qui je pourrais compter, quelqu'un pour qui je compterai.

Pas beaucoup des hommes pour tenir ma main dans ma vie, comme dans cette image par Marie_l, venant presque du ciel, où elle doit se trouver si je croyais en cela, sinon, elle reste dans notre coeur et âme. Je n'écrirai pas ce matin, une autre fois, ni du blog du Rom, est son poème La maison Rose qui m'a d'abord si profondément touché, ni le dernier: allez le lire de vous même!

Je n'écrirai pas non plus de Marie_l, amie fidèle, venant nous commenter souvent et publiant jusque à la fin, allez de vous même dans son blog, voir ses images aussi sur flickr. Une autre fois, je pourrais peut être recopier ici quelques poémes qui m'ont touchés, elle m'avait souvent donné déjà la permission, et Rom me l'a donné aussi pour son poème La maison Rose.
La maison rose de la Butte Montmartre
Et non, il ne s'agit pas de la même maison que celle qu'on préfère tant parmi mes images, il ne parle pas de la maison qu'Utrillo a peint il y a environ cent ans.

La maison dont Rom écrit le poème est beaucoup plus près de lui, la maison où "elle m'attendait vêtu de tendresse".

Oh, peut être j'ai cité à travers, mais c'est ainsi que je me rappelle. En notre tête n'est pas toujours ce qui existe autour de nous réellement, mais tel que nous le percevons.


Main dans la main, quoi de plus beau? disait sous l'image Marie_l.

Dans cette monde de Toile, qui est moins virtuelle qu'on le croit, nous nous tenons aussi la main les uns les autres. Un plus long ou un plus court moment. Mais à chaque fois, cela compte.

Ce matin, Sandy, une canadienne, venant de prendre sa retraite, a noté sous un message de moi dans le blog anglais Julie70 a Londres: tu m'as donné l'espoir au long des années à travers tes images et maintenant, avec ton blog. Elle part en Indes, découvrir, voyager, bientôt. Ce matin, c'est elle qui m'a tendu la main. Mais aussi Mariel_l, mais aussi Rom avec ses vers.

Aussi forts que nous soyons, de temps en temps, tous avons besoin ou envie qu'on nous tient la main, qu'on nous rassure. Avoir quelqu'un sur qui compter.

Au moins, autant que cela dure.

Bien sûr, finalement, nous apprenons de ne compter que sur nous mêmes, que on peut y compter sur soi, qu'on est fort, plus qu'on le croit. Ce souvenir profond du père nous tenant la main reste en nous néanmoins et laisse des traces profonds. Des désirs forts. Qu'on y soit conscient ou non.

samedi, avril 19, 2008

Chacun la sienne

"Sous un grand ciel gris, dans une grande plaine poudreuse, sans chemins, sans gazon, sans un chardon, sans une ortie, je rencontrai plusieurs hommes qui marchaient courbés.

Chacun d'eux, portait sur son dos une énorme chimère, aussi lourde qu'un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d'un fantassin romain.

Mais la monstrueuse bête n'était pas un poids inerte; au contraire, elle enveloppait et opprimait l'homme"

C'est en triant mes livres que je tombe sur les "Petits poèmes en prose" de Baudelaire, d'où je viens de recopier cet extrait. Que des choses je ne découvre à cette occasion!

Je voulais justement parler ce matin de ce qui nous pèsent, chacun de nous, quelque chose d'autre contre quoi ensuite nous devons lutter toute notre vie.

Ce n'est pas suffisant de s'arrêter à boire, fumer ou trop manger, etc., il faut y veiller à notre tendance jour à jour, mois par mois, année par année. Continuer de rester vigilante.

Nous nous amusons bien à nos réunions Weight Watchers, mais notre animatrice nous apprend aussi pas mal des choses à chaque fois. Le fait que ce n'est pas que nous, mais elle aussi doit lutter à ne pas regagner et des fois même à reperdre du poids, ajoute encore a ce qu'elle dit. Elle comprend si bien les tentations et elle nous a avertit que toute notre vie nous allons devoir continuer à faire gaffe.

Jeudi dernière, j'étais la pire entre toutes présentes à la réunion: tandis que certains ont perdu plus d'une kilo et demi, dans un seul semaine, d'autres les 500 grammes moyens, et quelques uns seulement 100 grammes, moi, j'ai gagné plus d'un kilos dans une seule semaine!

Quelque chose avait resté sur mon estomac.

Mais blague à part, en fait je sais bien tout les petits riens qui ont fait, qu'au lieu de peser moins de 80, - ma balance avait un jour même montré 79.8! - je suis regrimpé a plus que 81.

D'accord, la crêpe de samedi dernière n'était qu'un point, mais la crème des marrons dedans, bien sucré, et en plus, ils ne nous ont donné un seul crêpe mais deux. Délicieux, d'ailleurs.

Pour couronner le tout, Rosie, (la barman du pub Village Michel, arrivée à Paris de Bulgarie), m'avait offerte deux petit chocolats pour me remercier des photos que je lui avais apporté. Après avoir voulu le passer à quelqu'un d'autre, malgré sa protestation "c'est pour VOUS!" sans succès, je me suis dit, bien je goute l'un. Finalement, les deux sont passés, disparus dans ma bouche.

Lundi, la balance allait encore.

Une contrariété a suffit comme prétexte à manger plus de pain que d'habitude. D'ailleurs, comme notre animatrice disait, tout est bon comme prétexte pour nous à déraper. Grignoter, en fait sans avoir faim. "Encore un peu".

Jeudi soir, je me suis juré de perdre rapidement tout ce que j'ai gagné et j'ai tenu ma parole donné à moi même, jusque... vendredi soir. Hier après-midi, j'ai pris encore un fruit. C'est zero, non? Juste une orange! Puis un demi banane: ce n'est même pas un demi points! Ensuite, une crème de café: cela doit être environ un point. Ou deux? Je vais regarder.

Encore heureux que je n'ai pas ni des gâteaux ni de chocolat à la maison, qu'aurait-il arrivé alors?

Tout cela pourquoi?

Quand nous sommes stressés, nous mangeons trop, ou mal. Quand nous sommes fatigués aussi. Mais même en étant heureux! Des habitudes à changer. Si seulement c'était si facile!

En tout cas, au lieu de dire: "je serai plus sage lundi, je serai plus sage demain" je vous jure: je vais compter mes points (en tout 21 pour la journée) et je ne les dépasserai pas aujourd'hui!

Vite, Julie, cherche le petit carnet, c'est combien des points la petite suisse que tu as mis sur le pain de seigle ce matin?

vendredi, avril 18, 2008

Encore sur la journée ensemble

Je suis restée, probablement à cause des images, toujours à mardi.

La journée passée avec ma petite fille.

Nous avons commencé le matin, en regardant la dictionnaire d'images ANGLAIS FRANCAIS, Larousse. Comme j'avais oublié (le hasard fait bien les choses) mes lunettes à la maison, c'est elle qui a dû me lire les inscriptions sous les images en deux langues.

Faut-il dire, que son accent est déjà tellement mieux que la mienne? En plus elle était toute heureuse de pouvoir les lire, au moins pour les mots qu'elle avait déjà appris, en deux langues!

Ensuite, elle voulait me montrer les images des costumes anciens, nous ne l'avons pas trouvé dans ce livre, mais elle a appris à chercher dans l'index à cette occasion, puis nous l'avons trouvé dans le grand Larousse en français, acheté en même temps probablement. Cette fois, c'est elle qui est allée directement à l'index.

Chez moi, nous avons déjeuné, puis allées a la piscine, trop tard: c'est fermé après 1:30 pour le publique normal, ouverte seulement pour les écoles. Sans trop de regret, nous sommes parties vers la Seine et prendre des images des oiseaux.

A un carrefour de Carrières sur Seine nous avons été arrêté par ça.
Ensemble mardi (24)
En commun accord, nous avons décidé de s'arrêter, y aller prendre des images, chacun avec notre caméra.

J'avais lui avais offerte une fin septembre, mais c'est seulement depuis quelques semaines que sa maman lui avait ajouté une carte mémoire suffisante qu'elle l'utilise davantage.

S'approchant des fleurs, nous étions à un carrefour: des voitures passant même si pas souvent. Heureusement, un petit rebord, nous permettait de prendre des images en tout quiétude.

Ensemble mardi (42)
Elle a pris aussi les voitures qui passaient, que les fleurs de loin et ensuite tout près.
Photo G. (20)
Experimentant, une avec ses doigts fermés, l'autre ouverte, l'une jaune, l'autre bleu. Et la troisième une parterre des bleu près d'une autre image des mêmes en jaune - comme il y a une touche permettant de les mettre l'un à côté de l'autre sur son appareil.
Photo G. (2)
Comme je lui avais appris, elle n'a pas pris qu'une seule des penchés trouvées "cela sent si bien, vienne la sentir, mamie!"

Au bord de la Seine, nous avons offerte un peu de pain, espérant que les canards arrivent. En attendant, elle a découverte des coquillages.

Presque toutes les images (sauf celle d'elle) sont par ma petite fille qui aura bientôt 9 ans, mais pas l'image suivante, quoique même celle-ci c'est elle qui a demandé: "prends ceci, ainsi, mamie!".
Look, mamie, what I've found!

Les canards sont arrivés, mais envolés ou nagé plus loin rapidement: elle était tout près du bord, pour les observer vivre.
landing
Revenant chez moi, nous avons mis toutes les images sur l'ordinateur et ensuite, commencé à jouer avec, rectifier ou leur faire de bord, appliquer des effets spéciaux.

A partir de cette image, pris par moi, après qu'elle m'avait dit: "regard la maman et ses petits!"
Maman et ses petits, dit ma petite fille
dont nous avons choisi juste cette partie puis appliqué un filtre contour, nous sommes partie vers une autre programme dont elle se souvenait d'une autre fois, Digimax offre des cadres spéciaux. Elle en a choisi d'abord celui-ci, en lui changant ensuite les nuances aussi.
Maman papillon et ses petits encadre
Ensuite, finir avec cette cadre, qui finira aussi mon message de ce matin, avant de la déposer à son danse moderne.
Maman papillon et ses petits vvv cd coeur
"Annyira jo" c'est mon passé, arrivant avec un peu de nostalgie, ma petite fille est le future, l'espoir qui se réalise déjà a travers elle et les autres garçons frère ou cousins.

Bien sûr, cette note, est dédié à elle, ma petite fille, qui aura 9 ans dans un mois.

jeudi, avril 17, 2008

Annyira jó!

En regardant ce matin les commentaires laissés sous mes images, sous l'image pris mardi des mains de ma petite fille autour de sa création.je suis tombée sur cette courte phrase en hongrois

Annyira jó !

Quelle plaisir cela m'a procuré!

Tranduit en français, voudrait dire: C'est bon tant que ça! C'est si bonne! mais la traduction ne donne pas tout les nuances du "annyira" une expression d'émerveillement spécifique aux langue, mais aussi à la paroles usuelles mais pas tout à fait dans le dictionnaire.

La plaisir était instantannée, entrant profondément en moi. Vous pourriez dire "magnifique" en français ou même "spéciale" ou on aurait pu dire "great" ou n'importe quoi d'autre dans un autre langue, cela n'aurait pas produit le même effet.

Tout comme les gros mots me paraissent plus fortes en hongrois et moins méchants en français ou anglais, le petit "annyira" (tant que cela ou si) a pénétré quelque part cachée, profonde en moi. Quelque part qui doit rester tapis, puisque je ne parle plus hongrois que très rarement, ne lis plus que très exceptionnellement.

Pourtant...

J'ai compris soudain, pourquoi mon père avait tellement envie de parler hongrois vers la fin, pourquoi mon oncle est rentré mourir en Hongrie, passer là ses dernières années.

Quelque chose en nous résonne différemment quand nous lisons ou entendons certains mots ou phrases dit dans le langage de notre enfance, avec les accents et intonations enfuis en nous.

On peut essayer de faire semblant de les avoir oubliés, volontairement ou courir vers avant, apprendre plein d'autres langues, mettre tout le passé derrière soi, à un moment donné, un odeur d'acacia, un goût de madelaine comme racontait Proust, un mot en argot, vous touche, pénètre aussitôt sans attendre de passer par votre conscient.

Réveille en vous, ce matin en moi, quelque chose spéciale et vous apporte un chagrin, ou dans mon cas ce matin, une joie si grande, si profonde, si immédiate!

Annyira jó - entendre ou lire une petite phrase comme cela arrivant de loin et vous touchant si fortement!

Enfin, je viens de trouver la traduction correcte, bon: C'est si bon! et pour moi, ce dernier vient directement d'un chanson. "C'est tellement bon" n'irai pas, même si c'est probablement plus correct comme traduction. "Annyira jó" doit caresser, pénétrer sans crier gare.

mercredi, avril 16, 2008

Ensemble mardi

Un merveilleuse journée passée hier avec ma petite fille - vous pouvez voir les premières images défiler en cliquant sur "merveilleuse".

Pas si petite que cela!

Elle n'a pas encore 9 ans, mais quand je lui a demandé de trier les livres par terre (ceux que je ne veux pas retenir) en français et anglais, elle les a même rangé par collections!

- Tiens, tu as beaucoup "j'ai lu"!
- Oui, je les aime.
- Alors, pourquoi tu ne les veux plus?

Ensemble mardi (6)Ensuite, elle m'a apporté la tarte au citron, pour que je prenne une photo.

Non, avec le fond noir de ton pull, c'est mieux.
Tiens-le maintenant toi, c'est moi qui prendrai aussi une image.

Elle a son propre appareil qu'elle manipule de mieux en mieux. Oui, le petit Samsung acheté pour pas cher au supermarché fonctionne très bien et sais faire pleine des choses: comme par exemple deux photos verticales une près de l'autre sur une seule image.

cette photo-ci est par elle
Je vous montrerai les images prises par elle une autre fois.

Elle vient d'apprendre, il y a quelques semaines de changer les boutons - mieux que Michel peut être qui a 80 ans.

Elle m'expliqua que chez les canards, c'est le mâle qui est plus beau que la femelle, et me dit: voilà un couple de canards.
Ensemble mardi (106)
Pas si enfant que cela! Tas d'autres choses qu'elle sait faire, en m'émerveillant. Et pas seulement parce que je suis sa grand mère!
Ensemble mardi (33)
Vers la fin, près de la Seine et des canards attirés par un bout de pain et des péniches qui passaient par là, elle m'a demandé de prendre une vidéo qu'elle a imaginé et joué. Même là, elle m'a montré sa façon de raisonner, et me l'a expliqué ensuite les pourquoi de comment elle a agi.
video

Regardez ses mouvement gracieuses: en plus, elle a réussi me surprendre: vous aussi?

mardi, avril 15, 2008

Rédac' du Mois: Transformé en enfant?

Chaque mois, le 15, nombreux rédac' blogueurs écrivent un billet sur un sujet commun. En principe le publiant tous, à midi. Comme je suis habituée à offrir ma note tôt, je suis en avance probablement sur les autres, dont vous pourriez lire la note dès midi chez eux.

Ce mois-ci, nous planchons sur Un matin vous vous apercevez que vous avez été transformé en enfant. (Pour ceux qui sont déjà parents, vous vous précipitez dans la chambre de vos enfants. Ils ont été transformés en adultes.)

Ceci est la pousse espoir, la pousse me disant "la vie renait des cendres". Après destruction, il y a vie nouvelle.

Devenir adulte et responsable dura un certain temps, mais mes enfants à moi, le sont déjà. Celle qui a imaginé ce redac' n'a pas pensé aux grand-mères?

Mes enfants sont déjà adultes, responsables, je pourrais imaginer mes petits enfants, mais finalement, pourquoi ne pas prendre plutôt le sujet primaire.

Si je deviens enfant?
Ceci est plus facile à imaginer, surtout, puisque je n'ai pas l'impression que l'enfant en moi m'aurait jamais quitté.

Tapi, le plus souvent non apparente, mais cette Julie-là est encore bien vivant, même sous l'extérieur de la mamie de plus de 70 ans. Sous certaine lumière, l'enfant apparait même dans mon visage. Surtout, quand je suis prise, comme samedi dernière, sous certaine lumière et en racontant une histoire.

Julika 5 ansCet enfant-là vivant encore en moi, se gâte de temps en temps, fait trop des bêtises et d'horribles gaffes. Cet enfant a encore besoin de la proximité et des câlines.

Elle se lance et décide souvent sur le moment. Ose. Expérimente. Tombe et se relève. Recommence.

Cet enfant en moi, ne vas mourir qu'avec moi, j'espère bien. Comme me disait mon amie Stéphanie "il ne faut pas mourir avant mourir!"

Au pire, bien sûr, il y a la nouvelle pousse, mes petits enfants qui me suivront: j'espère, que tout en devenant adultes un jour ils resteront eux aussi avec l'âme enfant, longtemps. Aujourd'hui, je passe la journée avec ma petite fille, nous nous entendons bien. Elle et moi.

Est-ce vrai, qu'avec l'âge, les vieux deviennent de plus en plus enfants? Peut être, je me sens de plus en plus enfant! Osant, me lançant.

Allez lire aussi les textes que les autres ont écrit sur le même sujet et n'hésitez pas à leur laisser vos commentaires!"
Laurent, Noelia, Bergere, Bertrand, JvH, Jean-Marc, Hibiscus, Anne, Julien, Chantal, Looange, Jo Ann v, Catie, Lelynx, Cecfrombelgium, Gally, La Nymphette, Gazou, BlogBalso, Celine, Vladyk, Lydie, Optensia, Denis, Julie, Isabelle, Christophe, Aurélie N, Le chat qui, Lodi