vendredi 6 juillet 2007

Aimer la pluie, l'été même froid

Irlande, aussi west que possible, ou presque, une heure assez tôt, le matin.

Il pleuvait par intermittence, puis le soleil réapparaissait, comme si souvent, dans ce mois de juin en Irlande.

On nous a conseillé d'y aller voir les falaises, aussi belles mais moins fréquentés ou connus que celles de Moher.

C'est là, que je lai rencontré. Il était seul. Nous étions effectivement seuls là bas à contempler les magnifiques falaises et les grands étendus verts tout autour.

J'étais en pull et plus tard, sous manteau de pluie, puis sous une parapluie.


j'aime la pluie! me dit-il, je suis d'ici, autrefois, j'avais habité ici et pas à Londres

Il revenait, à son pays d'antan et regardait enchanté le paysage, en me montrant ensuite:
"mais ces maisons là, n'étaient pas encore"

"Ces maisons là" était très loin, j'ai dû prendre mon appareil qui aggradis fort pour les avoir.

Il pleuvait de plus en plus, il ne s'était pas réfugié dans sa voiture ni sous l'abri
comme ses jeunes que j'ai vu en passant avec ma voiture par la suite

il pleuvait de plus en plus fort, et nous sommes parties plus loin,

Mais j'aime la pluie! me dit-il, la chemise tout trempé collant sur sa peau.

Je me disais, qu'il ira se changer chez lui, bientôt. J'avais tort. Quelques heures plus tard, nous l'avons rencontré habillé tout à fait le même, dans la ville voisine. Il aimait la pluie, il n'en avait pas peur.

Une bonne leçon pour moi encore aujourd'hui, tout comme ces jeunes adolescents rencontrés le jour avant, se baignant malgré l'eau froid et le temps qui n'était pas très chaud non plus "c'est l'été ici, maintenant!" s'exlama une d'eux, puis sautant de nouveau dans l'eau.

Quelquefois, j'en ai marre

Je voudrais des fois tout laisser tomber.

Ne plus publier des photos, ne plus même faire: les autres le font mieux.

Ne plus écrire, en tout cas qui me lit, qui s'en soucis?

Mais alors je reçois des mots de la jeune Julie, une autre Julie que moi, disant que lire sur ma vie l'intéresse. Et alors, peut être qu'elle se décidera de écrire son journal aussi, pour pouvoir un jour le relire, pour permettre un jour lointain aux autres de les relire. Mais alors soudain Sophos commente mes blogs avec ses observations si sensées.

Non, je ne vais pas abandoner l'écriture commencé à dix ans.

Non, mes images ne sont pas du grand "art" comme celle de Susan, ma visiteuse américaine, ou comme elle est en tout cas persuadée, heureusement pour elle, que les siennes le sont. "Avant faire de la photographie, j'avais peint pendant des année, et étudié aussi. Mes images ne sont sont que des traces de vie, traces des sentiments et d'émotions ressentis à la rencontre d'un homme, une femme ou une fleur. L'étonnement ressentie que je voulais plus ou moins volontairement ressentir dans l'image prise. Sont-elle moins important pour autant?

Oh, si je faisais plus d'attention aux réglages, aux cadrages, aux... mais même alors, je n'aurais pas en moi davantage de sens artistique. Davantage de sens de grammaire non plus. Alors, me taire?

De temps en temps, comme ce matin, j'ai vraiment envie de tout laisser tomber!

jeudi 5 juillet 2007

J'ai commencé mon fil

J'ai commencé à parler dans le groupe afterclass de voyage "pas loin de chez soi".

J'adore voyager, mais je ne peux plus aller si loin à chaque fois. Oui, j'ai été au Maroc et en Ireland, une petite semaine chacun, mais depuis des mois, j'ai commencé aussi à voyager en Paris.

Pour moi, c'est tout une expédition.

D'abord, j'étudie ma carte. Quel est l'arrondissement prochaine à découvrir? Quelle quartier, quelle rues vais-je explorer cette fois? Des lieux encore inconnus par moi, la plupart de temps, même si mes pas reviennent de temps en temps, rarement, revisiter des endroits que j'adore déjà depuis longemps. Même là, ce n'est jamais la même que je trouve.

Paris est à environ 15 km. Que je vais en train et métro, ou autobus et métro, et même plus rarement en voiture, l'aller et le retour me prennent souvent environ trois heures.

Voilà la première image que j'ai mis, pour illustrer mon voyage pas loin de chez moi.

Je ne m'attendais pas de trouver ceci, devant un librairie des ancien manuscrits, à deux pas de Pont Marie, au centre de Paris! D'un coup, je me sentis déplacée dans des pays tropicaux.

C'était juste en face de ceci:
Paris 4e-037
D'abord, je l'ai appercu de loin et je n'arrivais pas à croire mes yeux.

Je l'ai approché. "oui, vous pouvez prendre une photo" me dit-il, en replongeant immédiatement dans son journal. C'était à deux pas du palais du Sens et de la Seine.

On peut découvrir des situations et choses étonnants, nouvelles pour nous, sans voyager des milliers de kilometres loin de chez nous.

mercredi 4 juillet 2007

Paris ou Galway?

Cette image aurait pu être pris à Paris, hier. Il a plu presque toute la journée, mais l'après-midi le soleil est revenu de temps en temps, et il a fait même chaud dans la région parisienne quand je suis allée faire des courses.

Non, je n'ai pas pris l'image à Paris, pas hier et pas celle-ci.

Je suis restée à la maison, sous la couette presque toute la journée à travailler. Tellement des images à traiter, trier. Tellement des blogs et photos à lire et à regarder. Je suis en retard avec tout.

En plus, la pluie dehors, favorisait l'effort. Je regardais dehors: il pleut toujours. Non, je n'avais pas envie de sortir.

Mais quand on est quelque part "ailleurs", comme moi ce jour de 20 juin à Galway, Ireland ou Susan, venue de New York à Paris, on a envie de profiter du temps, beau ou mauvais. Ne pas perdre de temps.

Il y a de temps à découvrir, il y a de temps à digérer. Réfléchir. Je me suis levé ce matin, cette nuit je dirais à trois heures en pensant à ce que j'écrirai dans mon introduction sur les photos de voyages pas loin de chez nous, (dans mon groupe afterclass du site flickr).

Je ne sais pas si jamais je pourrais le mettre sur papier, mais j'ai écrit dans ma tête une heure entière. Il faudrait le mettre noir sur blanc, puis le concentrer, le résumer. Hélas, tout me parait important pour le moment. Faire des choix, concentrer, n'était pas si dur pour moi pourtant. Avant.

A la place, je me suis levée et j'ai ajouté le début 1999 à mon Retroblog. Partie de 1944, il y a deux ans seulement, je suis déjà arrivée à seulement quelques années d'aujourd'hui. Plus cela s'approche, plus je dois peser ce que j'y mets. Comment je l'ajoute. Je veux laisser tel que je l'avais écrite, pensée, sentie, mais sans heurter personne.

En lisant Retroblog, je parle de ceux qui me suivent là-bas aussi, vous pouvez comprendre combien c'était important pour moi savoir qu'il est lu. J'ai réussi à le publier! Qu'il soit lu par milliers ou par quelques dizaines, n'importe: c'est lu.

Je dirais même que c'était plus important que vous, les trentaines des lecteurs qui y revient jour après jour, le suivez et continuez et revenez le lendemain!

Même quand personne plus ne le commente, ni Coyote des débuts ni Sophos d'il y a quelques semaines, ni David de Boston, je sais qu'il est suivi, lu. Et sinon, un jour quelqu'un le découvrira, le lira. En tirera quelque chose, j'espère.

Merci pour tous les échos, tous les lectures, ils comptent énormément ces jours-ci, ces mois-ci, dans ma vie.

mardi 3 juillet 2007

Quelquefois

Quelquefois, je me sens comme ce mouette sculpté, avec une grande envie de m'échapper, de hurler, ayant assez de la place où je suis et même assez de l'eau que j'adore.

Désespérée, sans toujours savoir pourquoi.

Pourtant, j'aime les lieux, j'aime l'eau, j'aime l'environnement. Je sais que rien grave n'est arrivé, "tout va bien". Pourtant...

Je ne sais pas bien en quoi, mais cet oiseau criant me parle, il m'a parlé déjà à Limerick ou j'ai photographié lui et ses deux copains sous tous les coutures (avec la rivière et le pont au fond, ou le mur du vieux château dont il ne reste plus que les murs.

Comme ses baleines qui voudraient, l'ai l'impression, de s'échapper de l'eau, pourtant leur environment bien aimé.


Quelquefois, ce que je prends en images exprime des sentiments très profondément ressentis et pas avoués, pas conscients
.
C'est la raison pour lequel ils m'appellent "prends moi", prends ceci.

lundi 2 juillet 2007

Limerick, Irlande, un dimanche matin

Limerick, Ireland-050
C'était le soir de notre arrivé à Limerick, dans un pub à cinq minute de notre logement, dans un bar sportif.

En arrivant en Ireland, comme vous avez vu, rencontre agréable au pub avec tout ces gens chaleureux près des nouvelles quartiers de Limerick.

En nous promenant le lendemain, dimanche matin, près de l'ancien part de la ville, au lendemain de notre arrivé, au début nous n'avons rencontré qu'un chien solitaire. Dans les fenêtres, des vases et d'autres décorations, certaines maisons fort colorées.

En allant un peu plus loin, j'ai apperçu deux hommes bavardant devant leur maison. Je m'approche pour prendre une photo et leur parler.

L'un était l'habitant et l'autre était venu en bicyclette lui parler.

DSC09080
On profite à demander aussi par où il faut passer pour traverser le pont sur la rivière. Susan voulait le traverser à pied.

Ils sont amicaux, mais pas si facile de comprendre.

DSC09084
Surprise, d'un coup sur la route deux chevaux surgissent, se promenant tout seuls sur l'asphalte au milieu de la route.

En voyant notre étonnement, ils nous disent: ils n'ont pas de propriétaire.

"Ils se promèneront, puis retourneront là, dans le pré, pour brouter."

Etait-ce vrai ou l'humour irlandais?

Je n'ai pas eu que le temps de prendre cette image rapide des deux chevaux, elle l'un était déjà loin, l'autre, j'ai réussi à le rattraper encore avant qu'il s'éloigne devant nos yeux stupéfaits.

Des chevaux se promenant tout seule dans les rues?
A horse without owner
C'est vrai, que les rues étaient désertes ce dimanche matin à Limerick, mais quand même! Longtemps encore, nous n'avons rencontré presque personne d'autre, qu'un chien égaré ici ou là. Et l'homme qui s'est acheté un ticket de lotterie, dont j'avais déjà parlé.

Mais midi sonna, nous étions près d'un église et quelques habitants y entrèrent.

Nous nous assimes sur un banc pas loin de la rivière Shanon. Une femme buvait de la bière. Un homme passa et mit des miches de pain sur le bord: aussitôt des oiseaux vinrent picorer. C'était une dimanche matin intéressant et fort paisible mais en même temps surprenant.

Ah, et juste après l'apparition de cheval, un peu plus loin: deux fenêtres et une porte? Mais regards, s'exclame Susan: ce n'est pas du vrai!

Ils ne sont que peinture sur le mur!

dimanche 1 juillet 2007

Comme a la télévision

Hier après-midi, j'ai été surprise par une voisine, habitant dans la rue menant vers le bus, venant me rendre visite. Fleurs coupés et fleurs à planter à la main.

Elle les a même planté elle même!

Finalement, elle m'a dit pourquoi elle les a apporté.

"Ce matin, je me suis retrouvée avec des feuilles dans ma boite à lettre. Non seulement les photos que vous avez prise de moi, mais tout que vous avez écrit! des pages et des pages! Au début, je croyais que c'était vous qui l'avez déposé là."

- Non, j'ai donné vos photos et celles de votre magnifique jardin à votre mari.

- C'est quelqu'un de votre rue, qui a travaillé jadis avec moi qui les avait déposé, ayant lu votre blog et regardé vos images d'Argenteuil: il m'a reconnu! Il parait que vous avez mille images!

J'ai plus que mille images sur le web, mais probablement mille avec le mot clé de la ville où j'habite. C'était une joie de voir le plaisir que être retrouvé sur le web a pu causer à cette femme. En fait, c'est vrai. Si on parle de vous à la télévision, des millions vont vous voir probablement, pour quelques instants, mais dans un blog, sur le web, on peut le retrouver, le lire longtemps après. Je crois que j'avais fait des images de son jardin et d'elle il y a plus d'une année.

D'habitude, je ne fais pas de la publicité dans mon blog, comme font de plus en plus à la télévision, mais j'avais envie de parler aujourd'hui de Yann, un jeune étudiant chercheur, finissant son doctorat, rencontré sur le web. J'ai déjà parlé de lui, quand j'ai commencé aller aux réunions de seniors. Puis, de mon expérience avec l'horloge, tant chez moi que chez mon fils.
Ici, Yann chez moi, avec l'horloge qu'il avait installé sur l'écran d'un Macintosh qu'il apporté. En rien cela n'a pas perturbé mon travail avec mon ordinateur et l'expérience a été intéressante.

L'expérience chez nous est terminé, il va apporter des modifications selon nos propositions et veut continuer ses recherches. Il cherche des volontaires de plus de 60 ans ayant des ordinateurs connectés à l'Internet. Voilà l'affiche qu'il m'a envoyé.

Partie gauche

Partie droite
Je peux vous confirmer que l'expérience et les rencontres avec lui seront agréables, comme cela ont été pour nous tous qui l'avons rencontrés, la plupart entre les seniors ont même regretté de ne pas continuer les rencontres. Hélas, la plupart entre eux ou elles, n'avait pas de l'ordinateur connecté et pour le moment il n'a pas un horloge ou machine marchant tout seul, comme serait le cas à la fin de l'expérience peut être.

En lui souhaitant bonne continuation, je me suis décidée donc de demander si certains entre vous habitant la région parisien ou paris serait prêts à travailler avec lui pour l'aider dans ces études sur la communication entre gens âgés et ce qui les entourent.