mardi, novembre 24, 2009

Je suis ravie



Je suis ravie, surtout pour deux raisons.

Le résultat de concours des Nuits des Musées vient d'être publié, par la site web de , culture24, après deux semaines. J'avais déjà publiée l'image alors, quand un journaliste m'a demandé plaine des questions. L'article sur l'interview va paraitre aussi bientôt "lundi" - quelle lundi?

Je suis ravie d'abord, parce que j'avais l'impression que les images prises à Londres plaisent nettement moins que celles de Paris, mais aussi par la qualité des ceux qui ont jugé les photos.

Gordon MacDonald, editor de Photoworks magazine et Susanna Brown, Curator de Photographs at London's Victoria and Albert Museum.

Je ne connais pas encore la magazine "Photoworks", je dois encore la découvrir, mais j'adore la Victoria et Albert Musée.

C'est la première fois que je participe et gagne à un concours!

Ravie aussi, parce que dimanche, j'ai non seulement assisté à un très bon spectacle où on racontait des histoires, dont la moitié était par une Raconteur professionnelle, mais après le mi-temps, le "public" était invité à raconter aussi.

Après une histoires d'oiseaux gris puis devenus colorés, un récit venant de Hebron accompagné de chante, j'ai aussi raconté mon histoire de la Vieille femme et la mort. Non pas comme je l'avais publié, pas tout à fait, puisque cette fois, j'ai osé, et avec succès, ajouter au débout le récit de la mère de ma grand mère, Paula, qui m'a probablement inspirée de choisir ce récit-là.

Vous vous souvenez de la très vielle femme et le messager de la Mort, comme j'avais nommé le récit en français? Il a fallu que je le dise plusieurs fois que je me rappelle ce qui est arrivé à Paula, pendant la deuxième guerre mondiale.

L'ai-je déjà raconté?

Paula avait 90 ans, non voyante depuis 23 ans. Elle était seule à l'hôpital des vieux, ses nombreux enfants, petit enfants et petit enfants tous cachés ou emportés par les nazis.

Un soir, un officier SS arrive en disant: "prépare-toi, demain matin on va t'emporter!"

Que faire?

Paula, très religieuse, priait chaque jour à son Dieu. Cette fois, elle lui dit: "je sais que la suicide est un pêché, mais je suis sûre que cette fois tu comprendras, je suis trop vieille et non voyante, pour être jeté quelque part inconnue" - on ne savait pas alors encore que tous les vieux et enfants sont tués aussitôt qu'arrivés aux camps.

Elle pris tout les médicaments pour dormir à la fois et entra en coma.

Le lendemain matin, les SS, venus l'emporter la trouvèrent en mourante. "Es can so bleiben" ce qui veut dire "elle peut donc rester" ont dit les SS et partis.

Trois jours, Paula était en coma, et un matin, soudain, elle s'est réveillée et demandé un verre du lait.

Pendant une année entière, jusque les SS sont parties, vaincus, les bonnes soeurs catholiques ont caché que Paula était vivante. La partie de famille non morte, revenue, a eu la surprise de la retrouver, et Paula, a une petite fille de onze ans que j'étais, racontait des histoires.

Entre autre, qu'elle était sûre que son bon Dieu l'avait comprise. Mais aussi m'inspirant une grande dose d'optimisme dans la vie, et me disant des tas des récits sur la famille, que je pourrais dorénavant raconter moi aussi.

lundi, novembre 23, 2009

Original ?


Ceci est l'image, tel que je l'avais prise, à travers le miroir, pendant que j'attendais au coiffeur, il y a presque quatre ans.

Ensuite, j'ai coupé une partie de l'image, en me sortant tout à fait, moi et mon camera.

C'est l'image qui est restée qui a enchanté tellement des gens, plus de 1500 ont regardé et plus de vingt l'ont déclaré "favori".

Probablement, parce que dans cette image, que j'aime pourtant beaucoup, qui me parle à moi encore plus, il y a trop, et il faut le regarder vraiment en grande pour voir tout ce dont elle parle.
Différences

Et voilà la partie d'image qui plait, qu'on a remarqué. Déjà, il y a pas mal dedans, et déjà en plus grande est encore plus intéressante.

Cela parle de l'âge, mais parle aussi que même jeune, on peut ne pas être pleine de vie et de sourire...

Dans l'image d'origine, celle du haut, je n'étais pas contente de comment j'étais, et on le lit sur ma bouche qui est presque le seul visible de mon visage. Aujourd'hui, je suis pire, mais je ne m'en soucie plus. Hier, dans une spectacle des histoires, après avoir écouté des merveilleuses, dites très bien, j'ai osé me lever et dire, une des miens!

J'ai ajouté à l'histoire de la vieille femme et la Mort, que j'ai déjà publié ici, un récit vraie, de ce qui était arrivé a mon arrière grand mère, ce que l'histoire me disait à moi, les réactions de mon petit fils, et c'est très bien "pris", on l'a apprécié encore mieux.

Qu'importe le visage, l'âge, si on raconte sure de soi... en regardant tous présentes, et en montrant ce qu'on ressente.

dimanche, novembre 22, 2009

Raconter des histoires personnels


Johanna a formé le groupe Stark, après être revenue de Amérique et réalisée, il n'y a rien de semblable a Londres, elle a trouvé le lieu où on peut raconté et organise des "spectacles" autour des themes différentes.

J'ai participé a trois, jusque maintenant.

La première comme spectatrice, la deuxième j'ai raconté une histoire, moi aussi et à la troisième, j'ai prise des photographies. Elle conseille chacun surtout ce qu'on peut sauter, pour le rendre plus courte ou plus intéressante, des fois ce qu'on pourrait ajouter, pour compléter.

Très sympathique, et très efficiente en même temps.

Je crois de plus en plus dans la magie des récits racontées, personnels ou non.

En disant, la vieille femme et le mort, qui aurait pu être presque aussi bien un gars en face d'un dragon, dans un conte, je me suis rendu compte de leurs importance aussi. Ils peuvent exprimer symboliquement tant des choses!

Maintenant, je dois raconter une histoires personnelle: va-t-elle être la même dit déjà au théatre, en Octobre, "Maintenant ou jamais" que je dois encore traduire en français, ou vais-je créer une nouvelle? J'espère, pourvoir en créer encore plusieurs. Pendant leur création, j'ai d'un coup une lumière différente sur des choses du passé, des liens que je vois soudain aussi. C'est magique.

D'abord pour moi, puis aussi, j'espère, j'ai l'impression, qu'il peut dire aux autres aussi quelque chose, même au sujet d'eux mêmes.

Le lien d'abord avec le récit, puis avec l'audience sont de plus en plus attirants pour moi.

samedi, novembre 21, 2009

Poursuite de l'oiseau bleu


J'étais très jeune, quand j'ai vu le film, en noir blanc, racontant l'histoire d'une petite fille partie de sa maison pour trouver l'oiseau bleu.

Trouver un oiseau non grise?

Cela me semblait venir effectivement d'un conte des fées. Tous les oiseaux sont grises! Au moins, où j'habitais, ils étaient.

Arrivant a Londres, un matin, je regarde par ma fenêtre: une bande entier des oiseau verts sur l'arbre en face, où quelqu'un met des grains pour divers oiseaux. En général, c'est des pigeons grises qui s'y régalent, mais de temps en temps, rarement, nous avons le plaisir de nous émerveiller des ces oiseau multicolores.

J'en ai vu à Paris, dans les cages, ensuite, le Zoo, mais jamais libres dans la nature!

C'était la raison que je me suis acheté un camera ayant aussi un téléobjectif: peut être un jour, je pourrais "attraper" les oiseaux verts, assez près, non seulement une tâche plus foncé parmi les branches vertes de l'arbre!

Après plusieurs moi, hier, j'ai réussi!

Pour mieux la voir, dans une des images, j'ai n'ai laissé coloré que l'oiseau, un peu comme dans le film de jadis, qui devient coloré quand retourné a la maison, après des aventures et vaines recherches, la petite fille découvre que l'oiseau bleu était chez elle.
In the search of Green birds-12d f cont sci
Voilà une autre, attrapé au vol, montrant que ses ailes a aussi du jaune, en fait, ils sont plus multicolores que j'avais cru a première d'abord, de loin.

Celle-ci, j'ai aussi traité un peu, mais sans changer les couleurs, juste pour les rendre plus net et un peu a la manière d'un des peintres Impressionnistes que j'avais vu jadis dans le musée.

Aucune de rend pas la joie ressentie des les regarder arriver pas loin de ma fenêtre, mais j'avais réussi, la première fois, ouvrir la fenêtre assez doucement pour qu'ils ne s'envolent pas, comme d'habitude, nettement plus sauvages que les pigeons.

Les regarder s'envoler tous en même temps est aussi un régal, mais aussi un peu une tristesse: quand vont-ils revenir de nouveau?

vendredi, novembre 20, 2009

Qu'est-il arrivée?



Encore une photographie prise devant la gare de York, samedi, avant d'entrer dans l'hôtel près de la gare où la conférence se tenait.

J'ai prise d'abord un jeune homme mangeant une sandwich penché sur un petit mur, ses jambes se balançant , puis un homme avec un pipe, me souriant, ensuite ses deux femmes.

Elles ont été enchantées que je leur ai demandé, mais je suis partie le coeur lourd. Elles se ressembles, comme des soeurs. Avez-vous observé aussi? Celle avec le manteau noir, et souvenir de la première guerre et les familles des combattants, est tout noire autour d'un de ses yeux.

What happened?Pourquoi?
Que c'est arrivé?
J'ai aussitôt supposé le pire: quelqu'un l'a frappé en plein visage. Peut-être, même son mari, pleine de furie.

Je n'ai pas osé demander.

Ce m'est arrivée, à moi aussi, une fois.

Enfin, une fois, comme cela, sur pleine visage en laissant des traces que mon père qui venait en visite quelques jours plus tard, a pu voir.

"Il te frappe?"

Je n'ai pas reconnu, honteuse et ne sachant pas que dire, mais je me suis encore davantage éloignée de mon mari, à ce moment là. J'attendais déjà mon temps, a m'en débarrasser.

J'avais 38 ans, c'est loin, mais pas assez loin que en voyant cette femme, tout ne revient pas à l'instant, le coeur lourd.

Je dis et crois que tout mauvais mène à quelque chose de bon, à quoi bon était que, sans savoir être prévenue, d'un coup "le moutard montait dans la tête" de mon mari? Alors, il frappait fort. Sentant que j'ai dépassé les bornes, lui manquait du respect.

Quel respect?

Ce ne n'est passé pas souvent, dans ma vie de mariée, mais c'est commencé après que je me suis rendu compte qu'il m'a trompée, pendant qu'il était "voir ses parents" une mois entier en août. J'étais enceinte de mon deuxième enfant.

Il ne m'a pas frappé souvent, sauf ces temps-là, mais même plus tard, je ne savais pas quand sa furie soudain va éclater. J'avais appris a essayer "ne pas le provoquer", autant que je savais.

Non seulement je ne gagnais pas assez alors pour vivre avec mes deux enfants, mais j'avais peur de lui aussi, ce qu'il fera si je divorce. Maintenant, je me demande, comment j'ai pu vivre encore huit ans avec lui, après le premier incident.

C'est peut être la seule partie de ma vie qui n'est pas trouvé une réponse. J'essaye de me dire, 'je me suis plongée de nouveau dans études', ou alors, "nous sommes venus à Paris ou région Parisienne où j'ai pu me remettre", et d'autres choses analogues, mais je ne trouve pas une réponse claire.

Je vous écris ici, mais je ne sais pas encore si je pourrais en "parler" en public, tant que ce n'est pas résolu en moi. En voyant cette femme, attendant sur les quais de la gare, pleines des choses se sont ouvertes soudain, choses qui peuvent encore me bouleverser, choses que je dois un jour "résoudre" en moi.

On a peur. Terreur. Plus que de mourir, sinon souffrir. Surtout, que le plupart de temps, cela vient quand on ne s'y attend plus, quand on a oublié que cela peut arriver encore une fois. Bien sûr, a chaque fois, justifié par l'agresseur: 'tu as....'

Des choses qui ne leurs plaise pas, mais qu'on pourrait discuter. Avait-il peur à discuter avec moi? Se sentait-il tellement en infériorité? Avait-il besoin de le prouver en frappant? Peut-on maitriser le sang venant d'un coup dans la tête, le reflex musculaire?

A part de cela, pourquoi je ne l'ai pas quitté, quoi qu'il arrive, quand il m'a frappé la première fois et j'ai tombé tout en bas des marches, ne pensant qu'à ne pas perdre le bébé futur, qui naîtra en deux mois? Ma réaction, ensuite, étaient des pleurs "hystériques" avec mes dents qui claquaient, sans arrêt.

"Je regret, me disait-il, mais pourquoi tu..." puis "Arrêt, cette pleure hystérique, arrêt claquer les dents!" J'avais peut-être 32 ans alors. C'est comme si c'était hier, je me vois sur le lit, pleurer et ne pas savoir arrêter mes dents claquer.

J'espère, que cette femme... j'espère.